ET COMPLÉTÉS EN 1850 PAR M?'' HORWATII, ÉVÉQUE DE CSANAD
DEFINISSANT LA CONDITION DES DIVERS MEMBRKS DE LA FAMILLE
Définition «lu lieii; de l'organisation industrielle et de la famille.
ÉTAT DU SOL, DE l'iNDUSTRIE ET DE LA POPULATION.
Le bourg de Hatvan qu'habite l'ouvrier (district de Hevesch, route de PesLh à Erlau, à 55 kilomètres E. N. E. de Pesth) est situé à la naissance des vastes plaines de terrain d'alluvion comprises entre la Theiss et le Danube, près des derniers contreforts trachytiques et tertiaires des monts Matra. Le climat offre, pendant le printemps, l'été et l'automne, une grande analogie avec celui du sud-ouest de la France, le climat d'hiver est plus rigoureux : du i" décembre au 15 mars, la contrée est constamment recouverte de neige, et les transports se font par
OBSERVATIONS PRliLIMINAIRES. 273
traînage. Le sol est moyennement fertile: les productions agricoles, très-variées, se composent principalement de bestiaux (bœufs, moutons et porcs), de chevaux, de céréales (seigle, froment, orge, avoine et maïs), de vins blancs et rouges, de légumes et de fruits. Parmi ces derniers on doit surtout citer la courge-pépon (cucurbitapepo L.). Les bœufs, dirigés pour la plupart vers la capitale de l'Autriche, forment le principal article d'exportation. Des forêts, situées dans une commune voisine, fournissent les bois de construction: des roseaux, récoltés dans les marais de la commune, sont employés à la fois comme combustible et comme matériaux pour la couverture des maisons ; la paille des céréales fournit le complément des approvisionnements de combustible. La contrée est exclusivement agricole : les seules industries accessoires sont le service des relais de poste et les divers métiers nécessaires dans un bourg assez considérable. La commune offre un exemple de ces organisations sociales si variées qui forment la transition entre le système des engagements forcés, encore en vigueur dans une grande partie de l'Orient, et celui des engagements volontaires de l'Occident. Le territoire tout entier est la propriété d'une famille jouissant des droits seigneuriaux sur les terrains, sur les maisons et sur les personnes. Un grand domaine y est cultivé en régie pour le compte du seigneur; le reste du sol, concédé aux habitants depuis une époque fort reculée, moyennant des redevances en travail et en produits, est exploité par ces derniers, en partie dans le système de la propriété privée, en partie dans le système de la communauté. Les tenanciers possèdent aujourd'hui^ sur les terrains qui leur sont spécialement attribués, tous les droits de propriété, sauf le droit de les grever d'hypothèques. La situation dont ils jouissent leur est acquise par droit d'héritage. Toutes les terres de la contrée étant aujourd'hui occupées dans les mêmes 'conditions, ils ne pourraient s'attacher à un seigneur voisin qu'en entrant dans la classe des Inquilini; le désir du changement ne peut donc s'offrir à leur pensée. En fait, l'intérêt même des paysans maintient toutes les habitudes propres au système des engagements fo 'ces.
274 en. VII. — lOBAJJY, ou paysans a corvées de la TIIEISS.
La population du bourg de Hatvan se compose, indépendamment des personnes attachées à l'administration seigneuriale, de 635 familles (i7) comprenant, comme tous les lieux habités de de la basse Hongrie, quatre catégories correspondant à des conditions sociales distinctes. Ces catégories peuvent être nettement définies par les corvées qu'elles ont à accomplir envers le seigneur, et qui sont indiquées ci-après :
loBAJjy, ou paysans propriétaires. — Corvée proportionnelle à l'étendue de terre possédée (18). Pour une Sessio (17) entière, la corvée est, par année, de 106 journées.
Mesterember, ou marchands et artisans, propriétaires de leur habitation. — Corvée représentant en principe la redevance due pour la maison habitée 18 —
Inquilini, ou journaliers propriétaires de leur habitation. — Corvée représentant en principe la redevance due pour la maison habitée 18 —
Sub-Inquilini, ou journaliers non propriétaires. — Corvée représentant en principe la redevance due pour la maison habitée 12 —
Sous le régime de 1846 (21), le corvéable peut, à volonté, remplacer deux journées de travail d'un ouvrier seul par une journée d'un ouvrier assisté de deux bœufs.
La famille dont la condition est décrite dans la présente monographie appartient à la catégorie la plus nombreuse (17), celle des lobajjy possédant un quart de Sessio ; elle doit au seigneur une corvée de 26 journées, réduite à 13 journées quand le paysan travaille avec l'aide de ses bœufs.
ÉTAT CIVIL DE LA FAMILLE
La famille, encore dirigée par le vieux père, se compose de cinq personnes, savoir :
Gyôrgy K*'\ père du chef de famille, veuf depuis 10 ans 60 ans.
Pista K*'% chef de famille, marié depuis 14 ans 34
Aniko a*", sa femme 32
Miklos K"% leur fils aîné 13
Kati K*", leur première fille 11
Andor K"*, leur second fils 8
Deux enfants, Toni et Vilma, sont morts en bas âge; le père, à demi valide, rend surtout par ses conseils des services à la communauté.
RELIGION ET HABITUDES MORALES
Toute la famille professe la religion catholique romaine, avec une ferveur religieuse prononcée, surtout chez les femmes. Elle fréquente assidûment l'église : les femmes communient cinq à six fois chaque année, spécialement aux fêtes de la Vierge : les hommes, pour la plupart, communient une fois par an, le jour de Pâques. Chaque soir les parents font la prière avec les enfants. A toute époque de leur vie, ceux-ci accordent à leurs parents un profond respect.
L'école communale reçoit environ 150 enfants des deux sexes : ceux-ci n'apprennent en général que les premières notions de la lecture, de l'écriture, du calcul et du chant : ils ne retiennent guère de cette instruction que l'aptitude à lire à l'église un livre de prières. Les enfants fréquentent l'école, de 7 à il ans : ils font leur première communion de 9 à 10 ans : l'instruction religieuse est donnée par le curé et le vicaire, qui, à cet effet, se rendent à l'école deux fois par semaine.
Les mœurs sont très-pures : il n'existe pas, dans la commune, d'enfants naturels. Les mariages ont lieu de 18 à 20 ans pour les filles, de 20 à 22 ans pour les garçons. Les relations de famille sont très-convenables : on y remarque Taffection et les soins accordés aux enfants, les égards pour les femmes et les vieillards. Les paysans n'ont aucune tendance au mensonge, aux discussions d'intérêt, aux procès. L'ivrognerie est assez rare, bien que le vin soit abondant et à bas prix. Les vols de bestiaux sont à peu près le seul délit contre lequel les paysans doivent se mettre en garde.
S fi'
HYGIÈNE ET SERVICE DE SANTIÊ
La constitution physique des habitants, fortifiée par le travail agricole et par une nourriture substantielle (o), remporte
276 cii. VII. — lOBAJjy, oc paysans a corveks de la tiif.iss.
en général sur celle des autres populations de l'Europe. Les cas de longévité, si rares chez les populations exclusivement industrielles, sont ici nombreux. Les frais imposés à chaque famille pour le service de la médecine et de la pharmacie sont insignifiants, d'abord parce que les maladies sont rares, puis parce que la population a ordinairement recours a des recettes traditionnelles qui dispensent les familles de l'intervention des hommes de l'art.
RANG DE LA FAMILLE
L'ouvrier appartient à cette catégorie spéciale de propriétaires-ouvriers à laquelle s'applique le nom de paysans ; tous les travaux de la famille se font à son propre compte, sans intervention de salariés, et avec des instruments qui lui appartiennent, sauf toutefois les restrictions résultant de la constitution de la propriété dans cette contrée (e). Peu disposées encore à la prévoyance, les familles placées dans la même condition tomberaient aisément pour la plupart au pouvoir des usuriers, s'il leur était permis de donner hypothèque sur leurs biens (i et e) ; en sorte qu'il est vrai de dire, sous ce rapport, que le bien-être de plusieurs familles est encore lié à la conservation des derniers vestiges du régime féodal. Ici comme partout ailleurs la convenance de l'émancipation complète de la population est subordonnée au progrès de sa moralité et de son intelligence. A cette seule restriction près, la famille appartient aujourd'hui au système du travail sans engagements.
lyioyens d'existence de la famille.
PROPRIÉTÉS
(Mobilier et vêtements non compris.)
Immeubles 2,C65 ' 03
4" Babitation. — Maison située dans l'intérieur du bourg, avec une cour pour to bois, 851' 98.
OBSERVATIONS PRÉLIMINAIRKS. 27-7
2" Bâtiments ruraux. — Étable, grange et cour : cet emplacement, nommé Kert, est situé entre le bourg et les terres à céréales, à 350 mètres de l'habitation, 415'^ CO.
3° Terres. — Jardin (0'',05) situé ordinairement près du Kert, 41^56; — terres à céréales (2'',59) : 1/4 Scssio servant de base à la fixation de la corvée (18), 748^08; — vignoble (0'',21), 135^07; — chènevière (0'',11), SG^Sô; — prairie (possédée en toute propriété sans obligation de corvée ou de redevance) (0''86), 436'^38. — Total, 1,397^45.
Argent , 0^ 00
Les lobajjy ont rarement la pensée d'accumuler de l'argent et de le placer à intérêt : les plus économes emploient leur épargne annuelle à accroître leur mobilier, à améliorer ou à agrandir leur habitation et à augmenter le nombre de leurs bestiaux.
Animaux DOMESTIQUES entretenus toute l'année. 91 d^ 57
1° Bêtes à cornes. — 2 bœufs de travail de 4 à 6 ans, 415^^60; — 3 jeunes taureaux et génisses (de 6 mois, 1 an 1/2 et 2 ans 1/2), 21849; — 1 vache de 3 à 9 ans,
2° Bêtes à laine. — Moutons (possédés seulement par les paysans qui ont au moins 1/2 Sessio).
3° Basse-cour. — 7 cochons (y compris une truie gardée pour la reproduction du cheptel), 21849; — 4 poules et 1 coq avec 20 poulets, 17^66; —canards: 2 mères, 12 jeunes, 7*^27 ; — oies : 2 mères, 12 jeunes, 14^54; — dindons (élevés seulement par les ménagères très-intelligentes). — Total, 257^6(5.
Matériel spécial des travaux et industries. . . 231^ 31
1° Exploitation agricole. — 1 voiture à 4 roues et 2 traîneaux, 83^12; — 1 charrue, 31^17; — 1 herse et 1 rouleau, 8*^31; — fléaux et ustensiles agricoles divers, 5*^ 19 ; — 6 sacs de toile pour grains et farines, 3^^ 64 ; — 1 mesure {Veka) pour mesurer le grain, 1^04; — 1 grand coffre de bois pour conserver le meilleur grain, 3^12; — 2 bêches, 3*^12; — 3 houes, 446; — faux et faucilles, 10^00; — 1 pressoir pour la fabrication du vin, 41^56; — divers vases et tonneaux pour la fabrication et la conservation du vin, 29^09. — Total, 223^52.
2° Exploitation des bêtes à cornes. — Harnais, 549. 3" Abatage du bois et des roseaux. — 2 haches, 2^60.
Valeur totale des propriétés. . 3,870^ 91 § 7.
SUBVENTIONS
La famille, possédant déjà la plupart des avantages résultant de la propriété territoriale, n'a guère besoin de jouir de subventions émanant du seigneur. Les seules recettes de cette catégorie qui concourent à assurer son bien-être dérivent des
278 CII. VII. — lOBAJJY, ou PAYSANS A CORVÉES DE LA THE1S8.
droits d'usage qu'elle possède sur les pâturages et sur les marais communaux. Les pâturages communaux fournissent, pendant la belle saison, la majeure partie de la nourriture de la vache laitière, des deux bœufs de travail et des trois autres têtes de bétail compris dans le troupeau de la famille. La quantité de biens communaux ainsi affectée à une commune agricole de cette région de la Hongrie dépasse souvent 1 hectare 50 ares pour chaque hectare de terre à céréales possédé en propre par les usagers. Dans le cas pris ici pour exemple, la proportion est de 1 hectare 58 ares; la quantité correspondant à l'étendue de terre occupée par la famille décrite dans la présente monographie monte donc à k hectares 9 ares. Les marais communaux fournissent, à titre gratuit, à l'ouvrier, des roseaux pour l'entretien des toitures et pour le chauflage domestique.
TRAVAUX ET INDUSTRIES
Travaux de l'ouvrier. — Le travail principal de l'ouvrier a pour objet l'exploitation de ses terres à redevances seigneuriales, de la prairie qu'il possède en toute propriété, et de plusieurs autres terrains qu'il se procure par diverses combinaisons (20).
On peut encore rattacher au travail principal de l'ouvrier la corvée de 13 journées de travail qu'il exécute, avec l'assistance de ses deux bœufs, comme impôt seigneurial et comme redevance pour les propriétés possédées par la famille.
Comme travaux secondaires, l'ouvrier entreprend l'abatage et le transport des bois pour divers propriétaires, en se réservant, comme rétribution, une part du bois propre au chauffage domestique; la récolte de roseaux pour compléter son approvisionnement de combustible et pour entretenir les toitures de la maison et du Kert ; en6n le transport à prix d'argent de divers objets à Erlau et à Pesth. En outre, il exécute lui-même, avec l'assistance de son fils, les réparations assez fréquentes qu'exigent son habitation et ses divers bâtiments ruraux.
Travaux des autres membres de la famille. — La femme, le grand-père encore à demi valide, et le fils aîné, qui commence déjà à travailler, s'occupent principalement à assister l'ouvrier dans l'exploitation agricole, dans les soins à donner aux animaux domestiques et dans ses autres travaux. Dans l'été, les travaux de ménage ne sont pour la femme qu'une occupation secondaire ; en hiver, ces mêmes travaux lui laissent assez de loisir pour qu'elle puisse consacrer un grand nombre de journées à la préparation ou à l'élaboration du chanvre, et à la confection des vêtements de toile, de chanvre et de coton.
Industries entreprises par la famille. — Ces industries comprennent toutes les branches de l'exploitation agricole; elles sont le but unique de l'activité de la famille ; et les bénéfices auxquels elles donnent lieu ont pour la famille la même importance que les salaires qui seraient prélevés, au taux normal de la contrée, sur les produits bruts de l'exploitation.
mode d'existence de la famille.
ALIMENTS et REPAS.
Eu égard à l'abondance et à la qualité, l'alimentation des paysans de la Hongrie se place au premier rang parmi celles que l'auteur de ces études a eu l'occasion d'observer chez les ouvriers européens : elle a pour bases essentielles les céréales, le gras et la viande de porc, les viandes de bœuf et de mouton, le lait et la choucroute. La nourriture spéciale des jours maigres se compose, outre le lait et ses dérivés (le fromage et la crème), de poisson, d'œufs et de légumes farineux. Les volailles, les légumes verts, les cucurbitacées et les fruits viennent encore accroître celte abondance, et y introduisent une grande variété. La boisson ordinaire est le vin, que les paysans récoltent eux-mêmes pour
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la plupart, et que les plus pauvres ouvriers se procurent aisément en échange d'un petit nombre de journées de travail.
Le seigle se mange, pour les trois quarts environ, à l'état de pain; l'autre quart se prépare sous diverses formes, et surtout à l'état de pâtes assaisonnées de crème et de lait, ou cuites en coupes, avec des viandes et du gras de lard. Les autres céréales, et surtout l'orge et le maïs, sont réservées spécialement pour la nourriture des animaux domestiques. La famille mange un peu de farine de maïs à l'état de bouillie assaisonnée de lait ou de gras de lard; les enfants mangent aussi, comme régal, du grain frais de maïs grillé. On mange toujours une certaine quantité de gruau de millet assaisonné de gras de lard, ou incorporé, sous forme de boudin, à divers produits réservés pour cet usage lors de l'abatage des porcs.
Le gras de lard et la viande de porc, principale provision du ménage, se conservent à l'air libre, salés et fumés par une assez longue exposition au-dessus du foyer de la cuisine. La principale préparation de viande est le mets national dit Paprikas hiis; il se compose essentiellement de diverses viandes ou volailles, toujours associées au gras ou à la viande fumée de lard, assaisonnées d'oignons, de sel et surtout d'un piment rouge (Paprika) qui donne le nom au mets entier : le tout est soumis à une cuisson prolongée, de manière à produire un jus épais. Parmi les autres préparations de viandes, on doit encore citer le Gulyas hus (ragoût des bergers), dont le jus très-liquide sert, comme bouillon, à assaisonner le pain; le Porkelt husj mets à jus concentré et qui se mange froid et solide.
Trois fois par semaine, on mange un -mets de choucroute assaisonnée de gras et de viande de porc. Souvent, de la mi-août à la fin de septembre» cette provision, étant alors épuisée, est remplacée par une conserve fraîche de citrouille préparée avec du vinaigre de son. Pendant cette saison, les enfants mangent aussi par régal des tranches de citrouilles que l'on cuit au four après le défournement du pain. Enfin, à cette même époque toute la famille mange, également en abondance, la courge pépon, qui est l'objet d'une culture spéciale pour le pays.
ODSERVATIO.NS PRÉLIMINAIRES. 281
Les ouvriers font ordinairement trois repas : à sept heures, à raidi et à huit heures du soir, A chacun de ces repas, les céréales sont accompagnées de produits animaux préparés sous l'une des formes précédemment décrites. Au repas du soir, on mange ordinairement une soupe composée de pâte de seigle cuite avec du gras de lard, du sel et del'anis.
HABITATION, MOBILIER ET VÊTEMENTS
La maison de l'ouvrier se compose seulement d'un rez-dechaussée comprenant : .1° au centre, une cuisine, dont la moitié est recouverte d'une large hotte placée au-dessus de l'âtre, et qui se rétrécit en cheminée à la partie supérieure; 2° à droite, une grande chambre à deux lits avec un poêle et une table ; â" à gauche, une plus petite chambre à deux lits avec un poêle et un magasin pour les provisions. La couverture de la maison est en roseaux ; chaque fenêtre se compose seulement de quatre petits carreaux ; les deux poêles sont construits en argile avec beaucoup d'art; ils sont ordinairement chauffés avec de la paille et des roseaux ; l'ouverture unique ménagée dans chacun d'eux est placée sous la hotte de la cuisine.
Meubles : fort simples et d'un entretien facile.. . ihli^ 93
1" Lits. — 2 lits en bois peint pour les deux époux et le grand-père, 15'^58; — 2 lits pour les enfants, 5*^19; — 4 garnitures de lit (chacune comprend un fond de paille, 1 lit de plume inférieur couvert en toile domestique, i lit de plume supérieur couvert en indienne), SS^QS. — Total, 106^75.
2° Mobilier des S chambres à coucher. — 1 table en bois, 5^19; — 2 bancs et 2 chaises en bois peint; 2 chaises à siège de paille, 7^27; — 2 escabeaux en bois, 0*^52; — 1 étagère en bois peint pour étaler la verrerie et la vaisselle la plus précieuse, l'56; — 1 grand coffre de bois peint pour habits, argent, objets précieux, 8''31 ; — 2 poêles en argile, 3^12; — 2 fenêtres à 4 carreaux, 2 volets peints, 10^39. — Total, 36f36.
3° Mobilier de la cuisine. — 1 étagère en bois peint pour les ustensiles de cuisine, 0^78 ; — 1 table de cuisine, 1^04. — Total, 1' 82.
Ustensiles : simples, réduits au strict nécessaire. /|5f 01
i° Pour le service de l'alimentation. — 1 grande marmite en fer battu, 4^10; — I marmite en fer battu pour la confection du mets national dit Paprikashus, 2^08; —9 vases en terre vernissée (à pieds), 3'98 ; —1 planche madrier pour la confection des
282 CH. VII. — lOBAJJV, ou PAYSANS A CORVEES DE LA TIIEISS.
mets de farine, 0'78; — 5 grands plats de terre verniss«e, 1^04; — 12 assiettes eu terre commune émaillée avec dessins de couleur rose, 3^12 ; — 3 verres et 3 pots en'' terre vernissée, 1^04 î — 2 carafes en terre et 4 bouteilles communes pour le vin, 2''08; — 6 couteaux en acier du pays à manche de bois, 2'"60; — 6 fourchettes en fer à deux pointes, et à manche de bois, 0^83; — 4 grandes cuillers en bois et 6 cuillers en fer étamé, l''04; — 6 cuillers en bois peint, 1^04; — 1 pétrin pour la confection du pain, 2^08 ; — tonnes en bois, de 100 à 150 litres, pour la conservation de la choucroute, 4^16. - Total, 29^77.
2° Dépendant du foyer. — Pelle, pince, crochet en fer, etc., 2^60.
3° Pour la préparation et l'élaboration du chanvre. — 1 Tilo (machine en bois pour le teillage du chanvre), 3^37; — 1 peigne en fer, 1^30; — 1 quenouille et 4 fuseaux, 0^34. — Total, 5^01.
4° Pour les travaux de couture. — Objets divers, 1*^50.
5" Pour usages divers. — 2 balais en ramilles de bouleau, 0^21 ; — 1 balai fabriqué avec une plante herbacée qui abonde dans le pays, 0^14; — I auge en bois pour aver le linge, 342; —2 haches, 2^60. — Total, 6^07.
Linge de ménage . 120^ 78
Draps, 10342; — 6 nappes, 12 serviettes et torchons de toile domestique, 17'' 60.
— Total, 120^78.
VÊTEMENTS : simples, confectionnés avec des étoffes à bon marché, mais confortables et d'une forme distinguée. 299^ 87
VÊTEMENTS DE l'OUVRIER (79^96).
1" Vêtements du dimanche. — 1 surtout {Chouba) en peau de mouton, pour l'hiver, 13^86; — 1 veste de drap bleu, à boutons de métal, 3''26; — 1 gilet de drap bleu, If 92; 1 pantalon collant à la hongroise avec galon et passe-poils, 3^68; — 1 cravate noire de coton, 0^26; — 1 paire de bottes à la hussarde, 5^54; — 1 chapeau de feutre noir, 1^38. — Total, 29^90.
2° Vêtements de travail. — 1 Chouba ancien pour l'hiver, 4''16; — 1 surtout de drap blanc avec passe-poils rouges pour l'été {Ssur) ; 6^92 ; - 1 gilet de drap (ancien), If 04; — 4 caleçons très-amples en toile domestique, 12^47; — 6 chemises ; bandes de toile domestique enveloppant les jambes et servant de bas, semblables aux Anoutchi russes (II, 10), 20^78; — 1 paire de bottes, 447 ; — 1 feutre noir (vieux), 0^52. — Total, 50^06