‹ Les ouvriers européensChapitre 184 sur 196 · CLASSÉS SELON L'ORDRE ALPHABÉTIQUE · texte numérisé non relu

CLASSÉS SELON L'ORDRE ALPHABÉTIQUE

Abeilles. — Objet d'une culture lucrative, chez les Paysans (à l'Abrok) de l'Oka, v, 6, 8, U, 16.

Ablutions. — L'une des principales pratiques du culte musulman chez les Bachkirs de l'Oural, I, 21. — Leur usage favorisé par le voisinage d'une source d'eau légèrement thermale, chez les Paysans en Communauté de Bousrah, vin, 4.

Abrok ou Obrok. — Redevance annuelle en argent, acceptée par le Seigneur russe en remplacement des Corvées que doit le Paysan, et assurant à ce dernier la totalité du sol qui lui a été alloué et la complète disposition de son temps. L' Abrok est imposé par le Seigneur, non aux individus, mais à la Commune; les chefs de celle-ci en font la répartition. Cette institution favorise l'essor des individualités éminentes par leur intelligence et par leur moralité; elle remédie à un inconvénient de la consti-

tution féodale, ii, 1, 3; iv, 18. — L'initiative du Gouvernement russe a propagé ce régime en vue d'une transformation progressive de la Féodalité en vigueur dans ces contrées, II, 13, 17. — Ce système est répandu surtout dans les contrées de la Russie où le sol est peu fertile, où la population est condensée et où se sont développées l'industrie manufacturière, l'exploitation des mines et des forêts, ir, 17. —Les manufactures fondées sur ce système offrent la réunion d'une multitude de petits fabricants exploitant à leur compte, en Communauté et au moyen d'un matériel très-simple ; ce sont des Communes industrielles. Elles fabriquent surtout des tissus communs, des ustensiles de bois et de fer, des objets grossiers de charronnage, d'ameublement, de vêtement; le tout pour le commerce intérieur de la Russie. La part d'Abrok est réglée sur le nombre des Tiagio ou sur la quantité de

PRECIS METHODIQUE ET ALPHABETIQUE

agi

terre attribuée à la famille, et aussi sur l'importance de Tindustrie entreprise par elle, m, 17, 19. — Ce régime est entièrement substitué à celui des Corvées, chez les Paysans (à l'Abrok) de l'Oka, v, 12, 13, 15, 25.

Absentéisme. — Habitude vicieuse du propriétaire foncier qui ne réside pas sur l'Atelier de travail où il puise ses principaux moyens d'existence. — Il compromet les heureuses conditions de bien-être de l'organisation sociale où vit le Forgeron des usines à fer de l'Oural, m, 13. — Il suscite en Russie une classe particulière d'hommes préparés aux travaux administratifs, celle des intendants; mais c'est parfois aux dépens du bienêtre des populations, v, 1, 7, 25.

Abstinence (Jours d'). — Observés : — par exception, chez les Bachkirs de l'Oural, i, 3, 9; — rigoureusement, chez les Paysans (à Corvées) des Steppes d'Orenbourg, II, 3, 22; — exactement, chez les Paysans (à l'Abrok) de l'Oka, V, 3; et chez le Forgeron bulgare de Samakowa, vi, 3; — avec ferveur, chez les Paysans (à Corvées) de la Theiss, vu, 3; et chez les Paysans en Communauté de Bousrah, viii, 3, 9; — fort exactement, sauf en ce qui concerne l'abstinence du vin, chez le Menuisier de Tanger, IX, 3, 9.

Accidents et Calamités accidentelles (Dangers des). — Conjurés : par un bon régime social, chez les Bachkirs de l'Oural, i, 13.

— Par l'organisation même de

la constitution féodale, chez les Paysans (à Corvées) des Steppes d'Orenbourg, ii, 7, IZi; chez le Forgeron des usines à fer de l'Oural, m, 13; chez le Charpentier des laveries d'or de l'Oural, iv, 12, 13; chez les Paysans (à l'Abrok) de l'Oka, V, 7, 13 ; chez le Forgeron bulgare de Samakowa, vi, 13. — Par une épargne spéciale, chez les Paysans (à l'Abrok) de l'Oka, v, 6.— Compensés par la libre disposition des produits d'un sol inculte trèsétendu et par Tabondance des moyens de subsistance, chez les Paysans en Communauté de Bousrah, vm, 7, 13.

Adultère. — Outrage à la sainteté du mariage, dont le neuvième commandement du Décalogue éternel défend même la pensée. — Rendu impossible par la réclusion dés femmes et l'ensemble des mœurs, chez les Bachkirs de l'Oural, i, 3. — Prévenu, moins par un sentiment de chasteté que par l'organisation patriarcale de la famille et la précocité des mariages, chez les Paysans (à Corvées) des Steppes d'Orenbourg, n, 3; chez les Paysans (à l'Abrok) de l'Oka, V, 3. — Conjuré par la force des mœurs, chez le Forgeron des usines à fer de l'Oural, m, 3 ; chez le Forgeron bulgare de Samakowa, vi, 3. — Prévenu par la ferveur des Croyances religieuses, chez le Charpentier des laveries d'or de l'Oural, IV, 3; chez les Paysans (à Corvées) de la Theiss, vu, 3; parles habitudes religieuses, combinées d'ailleurs avec le régime

PRECIS METHODIQUE ET ALPHABETIQUE

de la réclusion, chez le Menuisier de Tanger, ix, 3.

Affranchissement. — Coutumes des Maures du Maroc en ce qui touche l'affranchissement de la dépendance personnelle à laquelle sont soumis les esclaves nègres, IX, 18.

Age mûr (L') et la vieillesse.

— Préposés à la garde du Bien, au sein des Sociétés modèles. — Ce fait est signalé : — chez les Bachkirs de l'Oural, i, 12 ; — chez les Paysans (à Corvées) des Steppes d'Orenbourg, ii, 11; — chez le Charpentier des laveries d'or de l'Oural, IV, 3 ; — chez les Paysans en Communauté de Bousrah, viii, 3.

Agriculteurs. — Décrits dans le tome deuxième, en : i, de 1 à 27; n, de 1 à 25; v, de 1 à 29; VH, de 1 à 21 ; vin, de 1 à 2h.

Airhan. — Boisson fermentée des Bachkirs de l'Oural, i, 9, 10, ik, 16. — Elle se prépare avec du lait de vache caillé et du petitlait, I, 26.

Aïssaouï. — Corporation religieuse signalée par des pratiques bizarres, chez les populations musulmanes du Maroc, ix, 21.

Alcooliques (Liqueurs). — Inconnues chez les Bachkirs de rOural, i, 15; chez le Charpentier des laveries d'or de l'Oural, iv, 15.

— Consommées : seulement dans Tes solennités de famille, chez les Paysans (à Corvées) des Steppes d'Orenbourg, n, 11, 15; régulièrement le dimanche et les jours de fête, chez le Forgeron des usines à fer de l'Oural, n, 9, 11, 15; chez

les Paysans (à l'Abrok) de l'Oka, V, 9, 15; chez le Forgeron bulgare de Samakowa, vi, 11, 15; chez les Paysans (à Corvées) de la Theiss, vu, 11, 15. — Interdites et inconnues chez les Paysans en Communauté de Bousrah, viii, 9, 15; chez le Menuisier de Tanger, IX, 9, 15.

Aliments. — Ceux qui caractérisent le régime habituel sont :

— le gruau, des viandes abondantes, les boissons fermentées (Khoumouis et Airhan) et aromatiques (thé), chez les Bachkirs de rOural, I, 9, 15; — les céréales à l'état de pain et de gruau, la graisse de porc, des viandes substantielles et variées chez les Paysans (à Corvées) des Steppes d'Orenbourg, n, 9, 15 ; — les céréales à l'état de pain et de gruau, des viandes fraîches et salées et une grande variété de légumes, chez le Forgeron des usines à fer de l'Oural, m, 9, 15; chez le Charpentier des laveries d'or de l'Oural, iv, 9, 15; chez les Paysans (à l'Abrok) de l'Oka, v, 9, 15; — les mets nationaux nommés Chtchi chez les ouvriers russes, n, 9; m, 9; iv, 9; v, 9; — le pain de froment, la pâte de maïs, des viandes diverses, du poisson salé, des légumes, des fruits et du fromage ou du beurre, chez le Forgeron bulgare de Samakowa, VI, 9, 15; — le pain de seigle, le gruau de millet, des viandes diverses assaisonnées de graisse, d'oignons, de sel et de piment, la choucroute, des cucurbitacées, chez les Paysans (à Cor-

PRECIS METHODIQUE ET ALPHABETIQUE

vées) de la Theiss, vu, 9, 15 ; — les céréales sous la quadruple forme de pain, de Bourgoul, de Frikeh et de Pilau, le laitage, chez les Paysans en Communauté de Bousrah, vu, 9, 15.

Alliance de l'agriculture

ET DE l'industrie MANUFACTURIÈRE, —

Les ouvriers de l'Orient se distinguent de ceux de l'Occident par une variété de travaux qui souvent implique cette alliance, i, 5. — C'est le trait saillant de l'organisation des établissements industriels de la Russie. Elle met l'ouvrier à l'abri des vicissitudes commerciales et assure ses moyens d'existence, m, 17, 19. — Elle caractérise aussi l'organisation des usines à fer de Samakowa, vi, 1, 8.

Alliance des travaux de l'Atelier et des Industries domestiques. — La troisièm.e pratique de la Coutume des Ateliers. — Elle est en vigueur : — chez les Paysans (à Corvées) des Steppes d'Orenbourg, 11, 8, U ; — chez le Forgeron des usines à fer de l'Oural, m, 8, 14; — chez le Charpentier des laveries d'or de l'Oural, iv, 8, IZi'; — chez le Forgeron bulgare de Samakowa, VI, 8, H; — chez les Paysans (à Corvées) de la Theiss, VII, 8, U.

Allocations d'objets et de SERVICES. — Elles concernent : — la nourriture et les industries de famille, chez les Bachkirs de l'Oural, I, 7, 14 ; — la nourriture, l'habitation, les besoins moraux, le service de santé, les assurances et les industries de famille, chez les

Paysans (à Corvées) des Steppes d'Orenbourg, ii, 7, 13, 14; chez le Forgeron des usines à fer de l'Oural, m, 7, 13, 14; chez le Charpentier des laveries d'or de l'Oural, IV, 7, 13, 14; chez les Paysans (à l'Abrok) de l'Oka, v, 7, 13, 14 ; chez le Forgeron bulgare de Samakowa, VI, 7,13, 14; — la nourriture, chez les Paysans en Communauté de Bousrah, vm, 7, 14; — les vêtements chez le Menuisier de Tanger, IX, 7, 14. — Elles n'existent pas chez les Paysans (à Corvées) de la Theiss, vu, 14.

Anciens (les). — Expression qui, dans les habitudes de hiérarchie et de Communauté de la Russie, désigne le chef d'une réunion temporaire ou permanente. — Appelés à régler les conditions dans lesquelles des ménages quittent la Communauté patriarcale, chez les Bachkirs de l'Oural, i, 12.

— Appelés à éclairer le Seigneur de leurs conseils : dans la répartition périodique des terres arables entre les familles d'un même village, n, 6 ; dans l'apaisement des dissensions qui menacent l'harmonie nécessaire à la vie commune dans le régime patriarcal des Paysans (à Corvées) des Steppes d'Orenbourg, n, 12; v, 3, 28; dans le choix des recrues pour le service militaire, v, 26. — Un des Anciens, chef de chaque Artèle d'ouvriers russes émigrants, v,

Animaux de boucherie (Abatage des). — Il est soumis à des prescriptions religieuses scru-

puleusement observées, chez les Bachkirsde l'Oural, i, 9; chez les Paysans en Communauté de Bousrah, vin, 9.

Animaux domestiques. — Prédominance des juments et des vaches; habitation hibernale dans le domaine, estivale dans la Steppe, chez lesBachkirs de l'Oural, i, 1, 6, l/i, 16. — Abondants et variés en raison des ressources locales que fournit l'exploitation des herbes, chez les Paysans (à Corvées) des Steppes d'Orenbourg, ii, 6, U, 16.

— Importance de la possession d'un cheval, chez le Forgeron des usines à fer de l'Oural, m, 1, 5, 6, 12, U, 16; chez le Charpentier des laveries d'or de l'Oural, IV, 6, 12, 14, 16. — Prédominance des moutons et des chevaux; exploitation des abeilles, chez lesPaysans (à T Abrok) de l'Oka,

V, 6, 8, 14, 16. — Réduits à une vache et quelques volailles, chez le Forgeron bulgare de Samakowa,

VI, 6, 8, 14, 16. — Prédominance des bêtes à cornes, des porcs et des volailles, chez les Paysans (à Corvées) de la Theiss, vu, 6, 8, 14, 16. — Abondants et variés, chez les Paysans en Communauté de Bousrah, viii, 6, 14, 16, 21.

Anniversaires. — Célébrés avec soin, chez les Bachkirs de l'Oural, I, 21 ; chez les Paysans (à Corvées) des Steppes d'Orenbourg, n, 24; chez les Paysans en Communauté de Bousrah, viii, 24.

Antagonisme social.— Sentiments habituels dans l'état de Souffrance ; ils se révèlent par les

débats entre les Maîtres et les serviteurs. — Développé de plus en plus, en Occident, par les Nouveautés qui, contrairement à ce qu'on observe en Orient, se substituent aux traditions dans les Foyers, les Ateliers, les Voisinages et les institutions de la Vie publique, 1.

Arabes nomades (Bédouins).

— Nomades adonnés au pillage, vivant à peu près complètement aux dépens des populations Sédentaires voisines, VIII, 1, 3, 13, 21, 23.

Argent (Possesson de l').— Réserve rare, chez les Bachkirs de l'Oural, I, 6, 15. — Fonds de roulement de la Communauté conservé par le Chef de maison, et pécules individuels des membres de la Communauté, ch«te les Paysans (à Corvées) des Steppes d'Orenbourg, ii, 6, 14, 25 ; chez les Paysans en Communauté de Bousrah, vm, 6, 14i 15, 17. — Fonds de roulement des travaux et industries, chez le Charpentier des laveries d'or de l'Oural, iv, 6, 14, 16. — Épargne constituée, par le Chef de maison, en vue d'Accidents ou de Solennités dô famille, chez les Paysans (à l'Abrok) de l'Oka, v, 6, 12, 14, 15, 27.— Réserve prêtée sans intérêt à divers, ou ajoutée au collier de parure de la femme, chez le Forgeron bulgare de Samakowa, vi, 6, 10, 13, 14, 15, 19. — Réserve rare, chez les Paysans (à Corvées) de la Theiss, vn, 6. — Fonds de roulement de l'industrie principale et somme placée à intérêt, chez le Menuisier de Tanger, ix, 6, 14, 15.

PRECIS METHODIQUE ET ALPHABETIQUE

Arist0Cl*atie. — Portion de l'autorité publique, iuterposée entre le Gouvernement communal du peuple et le Gouvernement central du monarque. Elle est exercée par les Sages que désigne, soit la nature des rapports sociaux, soit le choix du monarque ou du peuple. Elle se fortifie en raison des services rendus à la Classe inférieure. — Services rendus : chez les Paysans (à Corvées) des Steppes d'Orenbourg, n, 1, 3, 5, 7, 12, 13; chez le Forgeron des usines à fer de l'Oural, m, 7, 12, 13, 17, 18; chez le Charpentier des laveries d'or de l'Oural, iv, 7, 12, 13, 18, 20 ; chez les Paysans (à l'Abrok) de l'Oka, V, 1, 2, 7, 13, 22; chez le Forgeron bulgare de Saraakowa, VI, 5, 7, 12, 13, 18.

Armes. — Comprises dans le matériel des travaux et industries de la famille, la force armée faisant complètement défaut, chez les Paysans en Communauté de Bousrah, vin, 6.

Artèles d'émigrants voyageurs.

— Associations temporaires d'Ouvriers russes qui, partant d'un même Voisinage, se rendent, au printemps, dans une ville éloignée pour exercer diverses professions.

Chacune compte une quinzaine de voyageurs, sous la conduite de l'un des Anciens, v, 12, 13, 21.

Artèles d'ouvriers urbains. — Associations temporaires formées, en Russie, pour chaque saison d'été, entre des ouvriers ruraux de même profession venus à la ville pour y exécuter certains tra-

vaux auxquels la population fixe ne pourrait suffire, v, 12, 13, 20.

Arts libéraux. — Professions relatives au Gouvernement, à la religion, à la justice, à la guerre, à la médecine, à la culture ou à l'enseignement des facultés de Tordre immatériel, et en général aux travaux ayant pour objet principal les besoins moraux. Cette classe de professions est, au moins, représentée en chaque lieu par les ministres du culte et les Médecins ou les Empiriques.

Arts usuels. — Professions ayant pour objet la production ou l'extraction, les élaborations successives, le transport, la garde et la vente des objets matériels. Cette classe de professions est exercée chez toutes les familles décrites au tome deuxième, au Foyer ou dans l'Atelier qui leur fournit les moyens d'existence.

Ascendant des femmes.— Action sur les intérêts de la Communauté ; autorité de la plus ancienne épouse dans les familles polygames ; déférence du mari , chez les Bachkirs de l'Oural, i, 3, 24; chez les Paysans en Communauté de Bousrah, viii, 8.

Assistance des orphelins.

— Par l'adoption dans les familles aisées, chez les Bachkirs de l'Oural, I, 1.

Assistance publique. — Suppléée en réalité : — par l'organisation de la propriété, par un large système de Subventions lié à l'abondance du Sol disponible , chez les Bachkirs de l'Oural,!, 13;

iS.6

PRECIS MKTUOUIQIB ET ALPHABETIQUE.

—par le droit de propriété seigneuriale, par la variété des Subventions seigneuriales et par l'obligation imposée au Seigneur de venir en aide aux familles en détresse, chez les ouvriers russes, ii, 13; III, 13; IV, 13; V, 13; — par la solidarité que . les mœurs maintiennent entre les patrons et les ouvriers, chez le Forgeron bulgare de Samakowa, vi, 13; — par l'organisation de la propriété qui limite le morcellement du sol, chez les Paysans (à Corvées) de la Theiss, vu, 13; — par l'organisation patriarcale de la famille, viii, 13. — Organisée par la constitution même de la propriété territoriale, chez les Turcs, vi, 17.

Association (Esprjt d'). — Il féconde toutes les institutions sociales de la Russie et élève le Rang des familles, v, 5, 12, 20, 21.

Associations ouvrières. — Les Communes industrielles de la Russie en offrent une réalisation partielle, fondée sur le système de l'Abrok et consacrée par le temps. Cette organisation se prête bien moins que l'exploitation en régie des grandes Usines aux exigences récentes de la grande industrie manufacturière, ni, 19.

— Elles tendent à se former dans les Sociétés où les garanties des existences isolées ont cessé d'être suffisantes, vm, 18.

Assurance mutuelle (Droit

AUX ALLOCATIONS DE SOCIÉTÉS d'), —

Réduit, chez les Bachkirs, à un droit sur une réserve communale de Céréales, i, l/j. — Réduit, chez

les Paysans (à Corvées) des Steppes d'Orénbourg, à un droit sur une réserve imposée par l'autorité publique à la Corporation de chaque village, n, U, 15. — Représenté par un droit sur le froment alloué en cas de disette par la corporation des Paysans du village, v, IZj.

Atelier de travail. — Lieu où s'exécutent les opérations caractéristiques de chaque profession usuelle ou libérale. — Mention des Ateliers exploités à leur propre compte par les ouvriers chefs de métier. — Mention des Ateliers propres aux pays des familles décrites dans le tome deuxième : i, 1; n, 1, 21 ; in, 1; iv, 1; v, l;vi,l.

Aumônes. —A divers, à l'occasion des transactions commerciales et des fêtes religieuses, chez les Bachkirs de l'Oural, i, 15; — de denrées à quelques vieillards sans famille, subventionnés par le Seigneur, chez les Paysans (à Corvées) des Steppes d'Orenbourg, ii, 15. — A de pauvres charretiers de passage, chez le Forgeron des usines à fer de l'Oural, m, 15; chez le Charpentier des laveries d'or de rOural, IV, 15 ; , — de farine de seigle à d'anciens soldats sans famille, à des voyageurs, à des pèlerins, chez les Paysans (à l'Abrok) de rOka, v, 15. — A divers, chez le Forgeron bulgare de Samakowa, VI, 13; chez les Paysans (à Corvées) de la Theiss, vu, 13; chez les Paysans en Communauté de Bousrah, VIII, 9, 13; — Aux derviches (saints) et aux pauvres, chez le Menuisier de Tanger, ix, 13.

PRÉCIS MÉTHODIÛUE ET AlPRABÉTIQUE.

Autorité du Seigneur. —

Invoquée au besoin par le chef de famille, pour maintenir l'harmonie dans la Communauté patriarcale, chez les Paysans (à Corvées) des Steppes d'Orenbourg, n, 12.

Autorité paternelle. — Ses caractères spéciaux dans les familles décrites au tome deuxième.

— ïrès-développée dans la famille patriarcale, elle est la clef de voûte du système social de la Russie, i, 5, 12, 18; II, 12; m, 12; iv, 12; v, 13. — Sanctionnée par le sentiment religieux et la crainte de la malédiction paternelle; soutenue au besoin par l'autorité du Seigneur avec les conseils des Anciens du village , chez les Paysans (à Corvées) des Steppes d'Orenbourg, ii, 12.

— Sanctionnée, dans la répression du Mal, par la désignation des recrues militaires déléguée à l'autorité communale, v, 26. — Elle est la source de l'autorité attribuée au chef de l'État dans les Sociétés musulmanes, IX, 17.

Autorités naturelles. — Individus dont le pouvoir est institué, dans la Vie privée, par la nature des hommes et des choses :

dans la Famille, le Père; dans l'Atelier, le Patron ; dans le Voisi-

nage, celui qui est désigné par l'affection et l'intérêt de la population.

Autorités publiques. — Personnes ayant charge de la Paix sociale dans les trois subdivisions du Gouvernement. — Les chefs des Communes industrielles de la Russie résolvent sans contestation les questions délicates de la répartition de l'Abrok, m, 19. — Un Cheikh syrien exçrce, grâce à ses qualitéspersonnelles, une influence considérable et incontestée, viii, 5.

Autorités sociales. — individus, qui sont devenus, par leurs propres vertus, les modèles de la Vie privée; qui montrant une grande tendance vers le Bien, chez toutes les races, dans toutes les conditions et sous tous les régimes sociaux; qui, par l'exemple de leurs Foyers et de leurs Ateliers, comme par la' scrupuleuse pratique de la loi de Dieu et des Coutumes de la Paix sociale, conquièrent l'affection et le respect de tous ceux qui les entourent. — Exemples observés : dans les mines et usines des monts Oural, iv, 20; chez les populations rurales du Haouran, vm, 3, 5, 12, 13; chez les populations généralement corrompues du Maroc, xi, 20.

Bachkirs, pasteurs demi-nomades (Monographie des), du versant asiatique de l'Oural, décrits en i, 1 à 27. — Employés, comme journaliers et comme tâcherons, à

l'époque des récoltes et pour les transports, sur les propriétés seigneuriales des Steppes d'Orenbourg, II, 21.

Bains domestiques. — En

PRECIS METHODIQUE ET ALPHABETIQUE

usage chez les Paysans (à Corvées) des Steppes d'Orenbourg, ii, 10; chez le Forgeron des~usines à fer de l'Oural, m, 10; chez le Charpentier des laveries d'or de l'Oural, IV, 10 ; chez les Paysans (à l'Abrok) de rOka, v, 10. — Le voisinage des eaux thermales rend habituels les bains en toutes saisons chez les Paysans en Communauté de Bousrah, viii, /|.

Bien (Le). — Ensemble des actes et des doctrines conformes à la loi de Dieu ou aux Coutumes de la Paix sociale. Il a pour garantie la Distinction pratique du Bien et du Mal.

Bien-être. — État dans lequel la population est et se croit heureuse. C'est l'un des biens propres à la Prospérité; la première des supériorités sociales. 11 est général en Orient, 1; i, 13; "iv, 13. — Les trois causes principales en Orient :

le respect traditionnel du Décalogue éternel ; l'ascendant de la Famille patriarcale fondée sur la propriété; l'abondance des productions spontanées du sol et des eaux, 2. — Causes spéciales chez les familles décrites dans le tome deuxième, /i.

— Il est fondé spécialement sur l'organisation patriarcale de la famille et la constitution féodale, i, 13; II, 12; m, 13; iv, 12, 13 ; v, 13; VI, 5, 13, 18.

Bien-être comparé des populations EN Orient et en Occident.

— Préjugés répandus, à cet égard, en Occident, sous l'influence de deux causes principales : l'importance exagérée accordée par l'opi-

nion publique aux forces matérielles; le faux enseignement des Lettrés qui voient la Supériorité des races dans ce qu'ils appellent « le développement de l'esprit humain », 1, 6.

Bien-être en Orient.— 11 dérive essentiellement de l'organisation même de la Société. 11 reste permanent sous l'influence de trois Causes principales : les croyances religieuses, l'ascendant de l'autorité paternelle et l'état de la propriété immobilière. Il est maintenu en outre par six Causes spéciales dont l'influence est souvent signalée sur les familles décrites dans le tome deuxième, 2.

Bijoux. — Coutume qui, en vue de provoquer l'épargne, par l'attrait des jouissances de la toilette, contraint les femmes à comprendre dans leur parure des objets d'or et d'argent représentant une certaine valeur, vi, 13, 19.

Bois (Droits d'usage sur les). — Assurés : par la propriété communale, chez les Bachkirs de l'Oural, I, 7, 15; — par les Coutumes du régime féodal, chez les Paysans (à Corvées) des Steppes d'Orenbourg, II, 7, H; chez le Forgeron des usines à fer de l'Oural, m, 7, ik ; chez le Charpentier des laveries d'or de l'Oural, iv, 7, l/i; chez les Paysans (à l'Abrok) de l'Oka, v, 7, IZi; — par le voisinage de forêts domaniales laissées à la disposition de chaque habitant, chez les Paysans en Communauté de Bousrah, viii, 7, ili.

Bonnes mœurs et habitudes

PRECIS METHODIQUE ET ALPHABÉTIQUE

d'obéissance (COiNSERVATION DES). —

2* condition spéciale de Bien-être chez les familles décrites dans le tome deuxième. Elle est assurée par l'ignorance des langues qui propagent les idées immorales et révolutionnaires de certains Lettrés de l'Occident, k.

Bouillies. — Aliments préparés avec des céréales en délayant

la farine dans de l'eau et du lait ; on fait ensuite cuire et concentrer la masse en l'agitant continuellement.

Bousrah. — Village habité par les Paysans en Communauté du pays de Haouran, décrit en viii, 1.

Braga. — Sorte de bière forte des populations de la Russie, i, 10, 15; II, 9, 15, 19; iv, 21.

Cadeaux de fiançailles. —

Chez les Bachkirs de l'Oural, i, 22 ; chez les Paysans (à Corvées) des Steppes d'Orenbourg, ii, 24.

Cadeaux (Éoiange de). — Subvention allouée à propos des grossesses et des grands anniversaires, chez le Forgeron bulgare deSamakowa, VI, 7 ; à propos de l'abatage du gros bétail et des Solennités de famille, chez les Paysans en Communauté de Bousrah, viii, 7. — Dons gracieux faits à la femme de l'ouvrier, chez le Menuisier de Tanger, ix, 3, 7.

Causes principales de bienêtre EN Orient. — Trois influences principales : 1° la souveraineté exercée sur les esprits par le Décalogue éternel; 2" l'ascendant universel de la Famille pariarcale, assise sur la propriété immobilière ; 3" la prédominance des productions spontanées du sol et des eaux, 2.

Causes spéciales de bien-être chez les familles décrites dans le tome deuxième. — Six conditions

dominantes : abondance du sol disponible, non approprié à la culture, donnant la sécurité aux ouvriers et facilitant leur élévation dans la hiérarchie sociale; conservation des bonnes mœurs et des habitudes d'obéissance assurée jusqu'à présent par l'ignorance des langues qui propagent les idées de certains Lettrés de l'Occident, contraires au Décalogue éternel et aux traditions des Sociétés modèles; soumission, encore habituelle chez les gouvernés, aux quatre premiers commandements du Décalogue, qui prescrivent le respect de Dieu et du père de famille ; soumission, encore habituelle chez les gouvernants, à la Coutume des ancêtres; prédominance de la vie rurale conjurant l'éclosion du Mal qui émane, en Occident, de la prédominance des agglomérations urbaines ; fécondité des familles patriarcales assurant le bon recrutement des Ateliers de travail et l'extension de la nationalité par les colonies, h»

PRECIS METHODIQUE ET ALPHABETIQUE

Céréales. — Allouées en échange de main-d'œuvre accidentelle, chez les Bachkirs de l'Oural, I, 7, 17. — Objet d'un commerce d'exportation d'eau-de-vie de grains dans la contrée des Steppes d'Orenbourg, II, 1, 6, 19. — Accordées à titre de Subvention seigneuriale en cas de disette aux Paysans (à Corvées) des Steppes d'Orenbourg, n, ih' — Largement distribuées aux animaux dans les Solennités de famille; employées comme matière d'échange, chez les Paysans (à Corvées) des Steppes d'Orenbourg, II, 19. — Importées des régions voisines, chez le Forgeron des usines à fer de l'Oural, iir, 1 ; IV, 12; chez le Charpentier des laveries d'or de l'Oural, iv, 12. — Accordées comme Subvention par le patron aux ouvriers des usines à fer de Samakowa, vi, 7.

Céréales (Consommation de). — Comprenant : — chez les Bachkirs de l'Oural, froment, seigle, orge et avoine, n, 15; — chez les Paysans (à Corvées) des Steppes d'Orenbourg, froment, seigle, avoine, millet et sarrasin, n, 15; — chez le Forgeron des usines à fer de l'Oural, froment, seigle, orge, millet et sarrasin, m, 9; — chez le Charpentier des laveries d'or de l'Oural, froment et seigle, iv, 9, 15; — chez les Paysans (à l'Abrok) de rOka, froment, seigle, orge, millet et sarrasin, v, 15; — chez le Forgeron bulgare de Samakowa, froment, maïs et riz, vi, 15; — chez les Paysans (à Corvées) de la Theiss, seigle, maïs et millet, vu.

9, 15; — chez les Paysans en Communauté de Bousrah, froment, maïs, millet et riz, vm, 9,15; — chez le Menuisier- de Tanger, froment et riz, IX, 15.

Céréales (Culture et emploi des). — Chez les Paysans (à Corvées) des Steppes d'Orenbourg, la culture comprend le froment, le .seigle, l'avoine, l'orge, le millet, le sarrasin ; la mouture a lieu au moulin seigneurial, moyennant une redevance modérée, et convertit les grains en farines et en gruaux ; l'emploi consiste dans la préparation des boissons fermentées et dans la confection du pain, des bouillies et des gruaux, ii, 19; — chez les Paysans en Communauté de Bousrah, on cultive le froment, le maïs, le millet et l'orge, viii, 21.

Céréales (Réserves de). — Il est nécessaire de constituer dans les usines de l'Oural des magasins seigneuriaux contenant des approvisionnements considérables ; il y a avantage à en confier la manutention et la comptabilité aux ouvriers d'élite chargés d'exécuter les transports pour le service des usines, m, 17.

Cérémonies religieuses.— Frais qu'elles entraînent chez les Bachkirs de l'Oural, i, 21. — Mariage religieux chez les Paysans (à Corvées) des Steppes d'Orenbourg, n, 24-

Champignons ( Cueillette de). — L'un des moyens naturels de subsistance : — chez les Bachkirs de l'Oural, i, 1, H; — chez les Paysans (à Corvées) des Steppes

PRÉCIS METHODIQUE ET ALPHABETIQUE

d'Orenbourg, ii, 1, U; chez le Forgeron des usines à fer de TOural, m, 1, 7, l/i, 15; chez le Charpentier des laveries d'or deTOural, IV, 1, 7, IZi, 15; chez les Paysans (àl'Abrok) de l'Oka, v, 1 ,7, 14, 15.

Charité (Esprit de). — L'un des traits caractéristiques de la loi musulmane, VI, 13, 17; vin, 3, 13.

Charbonnier des usines a fer (Monographie du) de l'Oural. — Décrit en in, 1 à 19.

Charpentier et Marchand de GRAINS (Monographie du) des laveries d'or de l'Oural, — Décrit en IV, 1 à 21.

Charpentier de Tanger (Monographie du). — Décrit en ix, de 1 à 22.

Charrons a corvées (Monographie des) des Steppes d'Orenbourg. — Décrits en ii, 1 à 25.

Chasse. — L'un des trois moyens d'existence chez les sauvages. Son rôle s'efface chez les Sédentaires à mesure que s'accroît la surface du sol défriché. — Concourant au Bien-être de la famille, chez les Bachkirs de l'Oural, i, 16. — Peu recherchée par les Paysans haourâniens Sédentaires, elle l'est au contraire des Arabes Nomades du même pays, vni, 1.

Chasse (Droit de). — Assuré par la Commune à chacun de ses membres : chez les Bachkirs de l'Oural, I, 7; aux Paysans en Communauté de Bousrah, viii, 1, 7, l/i, 15. — Assuré par le Seigneur : aux Paysans (à Corvées) des Steppes d'Orenbourg, ii, 7 ; au Forgeron des usines à fer de l'Ou-

ral, m, 1, 7, U, 15; au Charpentier des laveries d'or de l'Oural, IV, 1, 7, Ih, 15; aux Paysans (à l'Abrok) de l'Oka (qui, par exception, n'en usent pas), v, 7.

Chasteté. — L'une des vertus prescrites par le Décalogue éternel (6* commandement), —Maintenue par la surveillance des parents, la réclusion des femmes et l'ensemble des mœurs, chez les Bachkirs de l'Oural, I, 5, 11, 12 ; par l'autorité paternelle et par la précocité des mariages, chez les Paysans (à Corvées) des Steppes d'Orenbourg, ii, 3; par les conditions de bien-être, par les habitudes de travail qu'impose la Coutume et par la surveillance de l'autorité seigneuriale, plus que par le sentiment religieux peu fervent, chez le Forgeron des usines à fer de l'Oural, m, 3 ; par la précocité des mariages sous l'influencé de la famille patriarcale, mais ébranlée par les conséquences des habitudes d'émigration, chez les Paysans (à l'Abrok) de rOk^, V, 3 ; par la ferveur religieuse, chez les Paysans (à Corvées) de la Theiss, vu, 3 ; par l'autorité paternelle, appuyée sur une foi religieuse vive et sincère, et par l'organisation patriarcale de la famille, chez les Paysans en Communauté de Bousrah, viii, 3. — A peu près inconnue chez certaines populations du Maroc, ix, 20.

Chef de maison. — En polygamie chez les Bachkirs de l'Oural, I, 1,2, 23, — - Devant à la piété religieuse l'élévation personnelle des sentiments et l'estime

PRECIS METHODIQUE ET ALPHABÉTIQUE

publique, I, 3, 5. — Il exerce une autorité absolue sur tous les ménages de la Communauté, répartit et dirige les travaux, administre le fonds commun, règle le partage qui suivra sa mort et désigne son successeur dans les Familles patriarcales, I, 12, 23 ; II, 12; m, 12; V, 12, 22, 28.— il lutte contre l'esprit d'innovation en ce qui concerne le vêtement et le régime alimentaire, chez les Paysans (à Corvées) des Steppes d'Orenbourg, ii, 3. — Son remplaçant, choisi par le commun accord de tous les membres delà famille, m, 13; v, 12. — Il exerce, lorsqu'il est pourvu des vertus de la chasteté et de la tempérance et doué de la tendance à l'épargne, une influence décisive sur les habitudes morales et la prospérité de la famille, iv, 3, 12, 13. — En polygamie, chez les Paysans en Communauté de Bousrah, viii, 1,2, 3, 5, 8, 12, 13,17, 19.— Déchéance d'un Chef de maison reconnu incapable, viii, 12.^

Chefs d'industrie. — Personnes exploitant une propriété immobilière, un fonds ou une clientèle, ayant pour principal moyen d'existence le bénéfice résultant de cette exploitation.

Cheikh.— Chef élu d'une Commune de Paysans syriens,viii,l à 1 3.

Cheikh-ul-islanio — Chef de la hiérarchie des Ulémas. Il s'élève à ce haut rang en se conformante des règles traditionnelles d'avancement. Secondé par un conseil d'Ulémas, il est le suprême interprète du Koran. En cette

qualité, il intervient lors de l'avénement ou de la déposition des sultans. Il rend les décisions relatives aux grands actes d'administration publique. Il se prononce par des Fetva sur la validité des cas de guerre, vi, 20.

Chrétiens et Musulmans. — Bons rapports établis entre eux dans un pays de fervents Musulmans, vm, 3, — Rapports peu sympathiques dans une ville où s'exerce l'influence politique des États chrétiens, ix, 3, 22.

Chtchi. — Bouillon préparé avec diverses sortes de viandes et des choux conservés ; mets national qui se mange avec du pain, chez les ouvriers russes, n, 9; m, 9 ; IV, 9 ; V, 9.

Civilisation. — État d'un peuple qui s'agglomère sur un territoire en le défrichant. Ce changement est funeste s'il y a seulement progrès dans la richesse, la culture intellectuelle et la puissance. Il peut être bienfaisant s'il y a un progrès équivalent dans le respect accordé à la loi de Dieu et aux Coutumes de la Paix sociale.

Quoique employé pour caractériser un état progressif, ce mot désigne parfois en Occident un état rétrograde, 7.

Classe dirigeante. — Ensemble de personnes qui, par leurs doctrines ou leurs actes, donnent l'impulsion à une Société. Cette direction est surtout imprimée aux races de Sédentaires : chez les peuples modèles, par les propriétaires ruraux; chez les peuples

corrompus, par les Lettrés, 7.

Classe inférieure. — Ensemble de personnes qui emploient exclusivement dans leur propre intérêt, ou dans celui de leur famille, le temps et les ressources dont elles disposent, 7. — Efficacement protégée, par les institutions turques, contre les chances de dénûment, vi, 13, 17.

Classe supérieure. — Ensemble de personnes qui emploient surtout leur temps et leurs ressources dans l'intérêt de la Classe inférieure et du public.

Classes sociales. — Groupes de familles entre lesquelles une distinction est établie par les institutions et les mœurs. — Action exercée par les Nouveautés occidentales sur les classes extrêmes, dans les Sociétés de l'Orient, 7.

Climat (Le). — Glacé en hiver, fertile en été : — dans le pays des Bachkirs de l'Oural, i, 1 ;— dans le pays des Paysans (à Corvées) des Steppes d'Orenbourg, ii, 1 ; — dans le pays du Forgeron des usines à fer de l'Oural, m, 1, et du Charpentier des laveries d'or de l'Oural, IV, 1 ; — dans le pays des Paysans (à l'Abrok) de l'Oka, v, 1. — Assez rigoureux en hiver, propre à la culture de toutes les céréales d'Europe, y compris le maïs, dans le pays du Forgeron bulgare de Samakowa, vi, 1. — Analogue à celui de la France, sauf les hivers plus rigoureux, dans le pays des Paysans (à Corvées) de la Theiss, VII, 1. — Très-chaud en été, assez rigoureux en hiver, dans le pays

du Haouran, chez les Paysans en Communauté de Bousrah, viir, 1, 21. — Très-peu variable et généralement chaud, dans la ville de Tanger, ix, 1.

Coaction gouvernementale. — Caractère distinctif du Gouvernement des races réputées contraintes et souffrantes, chez lesquelles les Institutions confèrent surtout- aux pouvoirs publics le devoir de garder l'ordre moral. — Elle contraste en Occidentavec le régime opposé commun en Orient, i, 13.

Coaction paternelle. — Caractère distinctif des races réputées libres et prospères, chez lesquelles les Institutions et les mœurs confèrent surtout aux pères de famille le devoir de garder l'ordre moral. — Elle est un des traits fondamentaux des Constitutions sociales de l'Orient, i, 13; ix, 17.

Colportage. — Commerce souvent dangereux. En excitant les goûts de toilette ou les appétits physiques, il pousse à s'endetter les familles que l'organisation de la propriété protège contre ce danger, II, 6, 15; III, 6, 15; v, 6, 15.

Commandements de Dieu

(Les Dix). — Les préceptes du Décalûgue éternel. — Établissent la Distinction pratique du Bien et du Mal ; ont été, chez toutes les races prospères, le point de départ des Idées, des Mœurs et dés Institutions, 2.

Commerce. — Envisagé comme un agent de Corruption par les Sages de l'Orient, 2. — Le goût pour les entreprises commerciales, source d'une Récréation de pre-

PRECIS METHODIQUE ET ALPHABETIQUE

mier ordre, chez le Charpentier des laveries d'or de l'Oural, iv, 11.

— Encouragements aux entreprises commerciales des ouvriers prévoyants donnés par les patrons, en Russie, sous le régime des Engagements forcés, IV, 12; V, 12.

— Bénéfices commerciaux attribués, comme Subvention, à leurs ouvriers par les patrons des usines à fer de Samakovi^a, vi, 7.

Communautés. — Associations dont les membres exercent en commun, en tout ou en partie, les industries agricoles, manufacturières ou commerciales, et en général les travaux ayant pour objet le gain. — Constituées par la Famille patriarcale, chez les Bachkirs de rOural, i, 1 à 13; chez les ouvriers russes, ii, 1 à 13; m, 1 à 13; IV, 1 à 13; v, 1 à 13, 22.

— Elles assurent le bien-être des familles ainsi constituées sous l'autorité d'un Chef de maison, ii, 12; V, 5, 12, 22. — Les Seigneurs, dans les constitutions féodales, provoquent l'établissement et le maintien des Communautés, v, 22.

— Exemple de Communauté constituée par la Famille-souche, chez les lobajjy ou Paysans (à Corvées) de laTheiss, vu, 1 à 13. — Exemple de Communauté avec polygamie dans le régime patriarcal, chez les Paysans en Communauté de Bousrah, vm, 1 à 13, 17. — Communautés agricoles dans le passé et dans le présent, vm, 18.

Commune. — Circonscription territoriale, formant le premier degré du Gouvernement local. Les

familles attachées au sol s'y concertent eti vue de pourvoir à cer tains besoins de la Vie publique.

En Europe, dans les campagnes, elle se confond ordinairement avec la circonscription de la paroisse ; dans les agglomérations urbaines, elle comprend habituellement plusieurs paroisses. — L'organisation patriarcale des familles favorise particulièrement le développement des institutions communales, i, 13; II, 13; m, 12, 13, 17; V, 5, 13,25, 26.

Communes industrielles de la Russie. — Fondées sur le système de l'Abrôk; composées d'une multitude de petits fabricants exploitant à leur compté, en Communauté, au moyen d'un petit matériel ; manufacturant surtout les objets de consommation intérieure du pays. Elles se gouvernent elles-mêmes; elles allient le travail industriel au travail agricole. Elles écoulent leurs produits, soit à des intermédiaires qui prélèvent de gros bénéfices, soit au moyen de syndics spéciaux livrant sur les lieux de consommation ou gérant des dépôts de vente en gros, m, 19.

Condiments et stimulants. — Chez les Bachkirs de l'Oural, sel, poivre, épices, thé, sucre et miel, vinaigre; aucun narcotique, I, 15. — Une énumération analogue est donnée, dans chaque chapitre ou Monographie de famille, au paragraphe 15.

Conservation forcée. — Régime de succession, dans lequel le Foyer et l'Atelier de famille se

PRECIS METHODIQUE ET ALPHABETIQUE

transmettent intégralement, indépendamment de la volonté du pro' priélaire.

Constitution sociale. — Ordre établi dans toutes les branches d'activité d'une race d'hommes, par la nature des lieux, par les Coutumes et les Lois écrites, par les Mœurs et les Idées dominantes. — Aperçu de la Constitution sociale des races de l'Orient, 1 à 7. — Énoncé de l'une des premières conditions d'une bonne Constitution sociale, vi, 13.

Conteurs ambulants. — Leurs récits fournissent une des principales récréations et constituent souvent une sorte d'enseignement moral, chez les Paysans en Communauté de Bousrah, vm, 11; chez le Menuisier de Tanger, IX, 11, 21.

Contraste de l'Orient et DE l'Occident de l'Europe. — Il se manifeste surtout par le Bienêtre ou le Malaise qui règne dans les Foyers et les Ateliers, 1.

Convoitise du bien d'autrui.

— L'un des sentiments défendus par le 10* commandement du Décalogue éternel. Ce précepte confirme spécialement le respect de la propriété, déjà prescrit par le 7® commandement.

Corporations.— Associations dont les membres se livrent en commun à des travaux où l'intérêt intellectuel et moral domine l'intérêt matériel et financier. Le respect du Décalogue et de l'autorité patriarcale rendent habituellement inutile le rôle des Corporations

chez les familles décrites dans le tome deuxième. — Corporation religieuse des Aïssaouï, chez les Musulmans du Maroc, ix, 21.

Corps gras. — Dans chaque Monographie, l'indication des Corps gras consommés dans Talimentation se trouve aux paragraphes 9 et 15.

Corruption. — État d'une Société où la Classe dirigeante a abandonné la pratique de la loi de Dieu et la tradition des Sociétés modèles, ou, en d'autres termes, les Coutumes de la Paix sociale.

— Propagée, au xvin* siècle, par le mauvais exemple des Seigneurs russes, dans la classe des Dvarovié, n, 3. — Née, chez les peuples musulmans, d'une prospérité extrême, IX, 17. — Très-répandue parmi les populations du Maroc, ix, 20.

Corvée. — Redevance en travail que le Seigneur est autorisé par la loi ou par la Coutume à exiger en échange des terres qu'il alloue aux familles et des Subventions dont il leur assure la jouissance. — Elle est restreinte par la fréquence des fêtes religieuses, par les interruptions de travaux dues aux intempéries des saisons, par les maladies, etc., n, 1. — Elle est exigible, en totalité, seulement des hommes de 19 à 52 ans; en partie, des jeunes hommes de H à 19 et des hommes de 52 à 55 ans; des femmes mariées, seulement jusqu'à 48 ans, chez les Paysans (à Corvées) des Steppes d'Orenbourg, n, 1, 8, 16, 17. — Ce régime est surtout ré-

pandu dans les contrées orientales de la Russie, ii, 17. — La Coutume règle cette redevance sur le principe général que le Paysan doit partager son temps par moitié entre la terre du Seigneur et la terre de la famille, ii, 17. — Principalement consacrée à la culture et à la récolte des foins et des céréales, au battage des grains, à la fabrication de Teau-de-vie, aux approvisionnements de bois et aux transports, sur la terre de Tachli, dans les Steppes d'Orenbourg, ii, 21. — Dans les usines métallurgiques de la Russie, tous les Ouvriers doivent travailler exclusivement pour le compte du Seigneurpropriétaire, qui, en échange, leur doit en tout temps les moyens d'existence; mais la plupart consacrent aux travaux des forges la inajeure partie de leur temps et reçoivent en retour un certain salaire en argent, m, 1, 5, 8, 12, 13, 17, 18, 19. — Substitution progressive du régime de l'Abrok à celui de la Corvée, v, 12, 13. — Elle représente la valeur due pour la maison habitée, ou elle est proportionnelle à l'étendue delà terre possédée, chez les Paysans (à Corvées) de la Theiss, vn, 1, 8, 12, 17, 18. — Elle a été l'objet d'un rachat commencé, en 18/i8, dans toute la Hongrie, vn, 21.

Corvée (Remise de journées de).

— Accordée par le Seigneur à un ménage de Paysans pour l'aider à établir son habitation, in, 7.

Corvées récréatives. — Travaux accomplis, par les habi-

tants d'un Voisinage, au sujet d'une besogne urgente qui serait au-dessus des forces de l'un d'eux.

C'est un acte d'obligeance fait à charge de revanche, avec l'attrait de copieux repas offerts par l'obligé.

— Heummin des Bachkirs de l'Oural, I, 11. — Pomotch des Paysans (à Corvées) des Steppes d'Orenbourg, n, 11; chez lé Forgeron des usines à fer de l'Oural, ni, 11 ; chez les Paysans (à l'Abrok) de l'Oka, v, 11. — Jours de travaux supplémentaires urgents, chez les Paysans en Communauté de Bousrah, vm, 7.

Costume (Permanence du). — L'un des traits caractéristiques par les lesquels les ouvriers de l'Orient contrastent avec certaines populations de l'Occident, vi, 19.

Coutume. — Ensemble des habitudes traditionnelles qui constituent les fondements de l'existence matérielle et de la vie morale d'une Société; que les individus doivent pratiquer, comme les Lois écrites, sous peine d'y être contraints par la force armée.

Sous le régime de la Coutume, le peuple, avec l'action du temps, fait ou modifie lui-même les règles de conduite : ce régime implique donc plus que tout autre la possession de la « Liberté ». — Son maintien est la sauvegarde du bien-être et de la Paix sociale en Orient, i, 13. — Elle a souvent pour objet la répression des mauvais penchants, v, 13, et le développement des bons instincts, i, 22; VI, 13, 19.

PRECIS METHODIQUE ET ALPHABETIQUE

Coutume des Ateliers. — Ensemble des six pratiques qui, chez toutes les races, conservent l'affection réciproque entre le patron et les ouvriers, en conjurant toute éclosion de l'antagonisme social. Les six pratiques s'énoncent comme il suit : 1" Permanence des Engagements ; 2° Entente complète touchant le salaire ; 3° Alliance des travaux de l'Atelier et des Industries domestiques ; k° Habitudes d'épargne; 5° Union indissoluble de la famille et du foyer; 6" Respect de la femme. Elles se résument dans la première qui implique les cinq autres.

Critérium de la Supériorité sociale. — Emprunté, en Occident, d'une manière trop absolue aux progrès récents de la science et de l'art, 1.

Croyance a la révélation surnaturelle DU DÉCALOGUE. — Tfait commun à toutes les races prospères, spécialement en Orient, 2.

Croyances religieuses. — L'un des symptômes de la prospérité. — Fondement de la distinction et de la bonne renommée d'une famille, i, 3, 8. — Fortes et profondes, chez les Paysans (à l'Abrok) de l'Oka, v, 3. — Sources d'une grande pureté de mœurs, chez les Paysans (à Corvées) de la Theiss, vu, 3. — Fondement de l'autorité publique et privée d'un Chef de famille, vni, 3, 5. — Attestées par une observation ponctuelle de la plupart des pratiques prescrites par la religion, mais ébranlées par le contact des Euro-

péens (en ce qui concerne l'abstinence du vin) chez le Menuisier de Tanger, ix, 3, 9, 13.

Cucurbitacées. — Production importante chez les Paysans (à Corvées) des Steppes d'Orenbourg, II, 1, 16. — Elles figurent dans l'alimentation de huit des familles décrites : ii, 14 ; m, 14; iv, U; v, 14;vi, 14; vu, 9, 14; ix, 14.

Cueillette des produits spontanés du sol. — L'un des trois moyens d'existence des sauvages; dont le rôle se restreint, chez les Sédentaire?, par le défrichement.

Cueillette (Droit de). — Assuré par la Commune à chacun de ses membres, chez les Bachkirs de l'Oural, i, 1, 7, 14, 15 ; chez les Paysans en Communauté de Bousrah, viii, 7, 14. — Assuré par le Seigneur: aux Paysans (à Corvées) des Steppes d'Orenbourg, n, 1, 7, 14, 15; au Forgeron des usines à fer de l'Oural, m, 1, 7, 14, 15 ; au Charpentier des laveries d'or de l'Oural, IV, 7 ; aux Paysans (à l'Abrok) de l'Oka, v, 1, 7, 14, 15.

Culte. — Donne lieu à une assez forte dépense chez les Bachkirs de l'Oural, i, 15, 21. — Organisation et administration, chez les Bachkirs de l'Oural, i, 20. — Pratiques chez les Bachkirs de l'Oural, i, 21. — Allocations des dépenses qui le concernent accordées par le Seigneur aux Paysans (à Corvées) . des Steppes d'Orenbourg, ii, 14, 15.

— Pratiques inspirées en partie par la ferveur religieuse, prescrites en partie par les règlements d'administration publique;

PRECIS METHODIQUE ET ALPHABETIQUE

dépenses qu'elles imposent aux Paysans (à Corvées) des Steppes d'Orenbourg, ii, 23. — Dépense faible chez le Forgeron des usines à fer de l'Oural, m, 15.

— Empreint des tendances à l'austérité qui distinguent souvent les sectes dissidentes, chez le Charpentier des laveries d'or de l'Oural, IV, 3. — Pratique assidue du culte domestique des saintes images, de l'observation scrupuleuse des jours d'abstinence et de la fréquentation régulière de l'église, mais avec une certaine tiédeur religieuse, chez les Paysans (à l'Abrok) de rOka, v, 3. — Réduit à l'observation exacte des jours de jeûne et d'abstinence chez le Forgeron bulgare de SamakoM^a, vi, 3, 14. — Fervent et assidu, chez les Paysans (à Corvées) de la Theiss, vu, 3, \h. — Purement privé, en l'absence de tout représentant du culte musulman, chez les Paysans en Communauté deBousrah, vm, 3,

H, ih. — Scrupuleusement pratiqué, sous l'influence de la foi religieuse et de l'opinion publique, chez le Menuisier de Tanger, ix, 3, 13.

Culture intellectuelle (La),

— L'un des charmes et l'un des trois écueils de la Prospérité. — Née, chez les Bachkirs de l'Oural, des habitudes de méditation de la vie nomade, i, 5.

Culture des terres. - Le système suivi dans la terre de Tachli, des Steppes d'Orenbourg, repose sur l'entretien d'un troupeau de moutons aussi nombreux que possible ; il donne pour produits essentiels la laine, et, en outre, des grains employés à la fabrication de l'eau-de-vie, n, 21.

— L'abondance du Sol disponible et le défaut de sécurité publique restreignent les cultures possibles aux céréales et à quelques plantes farineuses, chez les Paysans en Communauté de Bousrah, vm, 21.

Décadence. — État d'une Société où se propage la Corruption.

Elle a généralement pour cause l'abus de la richesse, de la culture intellectuelle et de la puissance, développées, à une époque antérieure, par la pratique de la loi de Dieu et des Coutumes de la Paix sociale. — Commencée dans le xviii» siècle en Occident par la Corruption des Classes dirigeantes; développée, au xix" siècle, par la

pratique des nouveaux Enrichis, par les théories de certains Lettrés et par les Gouvernants qui provoquent les guerres injustes, 6.

Décadence fatale. — Erreur qui consiste à croire que chaque race d'hommes, après avoir acquis un maximum de prospérité, est, par la force même des choses et nonobstant tout effort, condamnée à déchoir ou à périr.

Décalogue éternel. — Réu-

PBÉCIS MÉTHODIQUE ET ALPHABÉTIQUE

nion des dix commandements de la loi de Dieu. Selon la croyance dés peuples prospères, ils ont été révélés par Dieu au premier homme.

Le Décalogue éternel : — 1° prescrit Je culte de Dieu unique ; — 2" prescrit le respect de Dieu jusque dans son nom ; — 3° prescrit le repos hebdomadaire ; — h° prescrit le respect du père et de la mère ; — 5° interdit le meurtre ; — 6° prescrit la chasteté ; — 7° interdit le vol ; — 8° interdit le faux témoignage; — 9° prescrit le respect de la femme mariée; — 10° interdit la convoitise du bien d' autrui. — La pratique du Décalogue éternel a toujours assuré aux Sociétés la prospérité ; son abandon a toujours produit la Souffrance. — Sa mise en pratique est la première cause du bienêtre en Orient, 2.

Décalogue éternel (Coutumes dérivées du). — Source principale des conditions de bien-être des races prospères dans la Vie privée et la Vie publique, 2 ; ix, 17.

Démocratie. — Organisation de l'autorité publique dans une petite Société, où les familles sont assez rapprochées et assez soumises à la loi de Dieu pour que le peuple assemblé puisse, tout en gardant la paix, régler souverainement ses intérêts communs. Dans les Sociétés plus étendues, cette organisation se réduit nécessairement à la gestion des intérêts spéciaux de chaque paroisse ou de chaque Commune. — Exemples :

chez les Bachkirsde l'Oural, i, 20;

chez les Paysans (à l'Abrok) de l'Oka, v, 26.

Dépenses (Budget des). — Subdivisé en 5 sections : Nourriture; Habitation; Vêtements; besoins moraux ; Récréations et service de Santé; Industries, Dettes, Impôts et Assurances. Il forme, dans chaque chapitre ou Monographie de famille, le paragraphe 15.

Dette des ouvriers envers LES PATRONS. — Elle est contractée en Orient dans deux cas principaux. Dans le premier cas, c'est une avance faite aux ouvriers capables, pour les mettre à même d'entreprendre certaines industries domestiques, m, 17. Dans le second cas, c'est un prêt destiné à subvenir aux besoins accidentels de l'ouvrier; l'usage rend cette dette permanente chez le Forgeron bulgare de Samakovsra, VI, 6, 12, 18.

Dettes. — Achats à crédit d'objets de vêtement ou de consommation alimentaire : — chez les Bachkirs de l'Oural, i, 15; — chez les Paysans (à Corvées) des Steppes d'Orenbourg, ii, 15; — chez le Forgeron des usines à fer de l'Oural, m, 15 ; — chez les Paysans (à l'Abrok) de l'Oka, v, 15; — chez le Forgeron bulgare de Samakowa, vi, 15; — chez les Paysans (à Corvées) de la Theiss, VII, 15. — Argent reçu en prêt du Seigneur, sans intérêt et sans exigence de remboursement, chez le Forgeron bulgare de Samakowa, VI, 15. — Intérêt d'un emprunt, chez les Paysans en Communauté de Bousrah, vjii, 15.

PRECIS METHODIQUE ET ALPHABETIQUE

Dieu. — L'être suprême que tous les peuples prospères ont considéré comme leur vrai souverain. Selon cette croyance, il a créé le ciel et la terre ; il a élevé l'homme au-dessus des autres êtres de la création, en lui donnant le libre arbitre; et il a réglé l'usage de la liberté en révélant au premier homme le Décalogue éternel. — Erreurs, dérivées delà croyance à la Perfection originelle :

elles tendent à établir que la croyance en Dieu est inutile aux Sociétés humaines, 7.

Dieu unique (Culte de). — La première des prescriptions du Décalogue éternel.

Dîme. — Attribuée au ministre du culte par le chef de famille, chez les Bachkirs de l'Oural, i, 21. — Imposée, lors de la conquête turque, aux terres abandonnées par Jeurs propriétaires antérieurs et attribuées à des Musulmans. Cette dîme dut être distribuée par ceux-ci aux Nécessiteux; elle est versée aujourd'hui aux mains des agents de l'État, vi, 17.

Distinction pratique du Bien EF DU Mal. — Établie chez les peuples prospères par les Coutumes dérivées du Décalogue éternel, 2.

Domestiques. — Personnes spécialement attachées au service des Foyers. — Exemples de Domestiques: I, 5; VIII, 1 à 13. La famille des Paysans en Communauté de Bousrah comprend huit domestiques laboureurs (Harratine), deux domestiques (Natours) attachés au service hospitalier des étrangers et

une esclave domestique, concubine depuis 18 ans de l'un des frères du Chef de maison. Les Domestiques laboureurs sont véritablement des ouvriers- domestiques; Ils sont associés pour un quart à l'exploitation agricole du terrain cultivé par eux et reçoivent en prime des objets de vêtement à l'occasion des principales fêtes de l'année. Tout Domestique est traité comme un membre de la famille; il peut se marier, mais il est d'usage qu'alors il cesse de coucher sous le toit du Maître, à moins qu'il n'épouse une de ses filles. Il est lié au Maître par un Engagement momentané qui habituellement prend le caractère d' une permanence volontaire. Les domestiques sont rétribués assez largement pour pouvoir épargner, surtout en vue de leur mariage ; rarement ils restent célibataires.

Ils parviennent généralement à s'élever dans la hiérarchie sociale, VIII, 2, 20.

Droit DE RÉVOLTE. — L'un des trois faux dogmes, déduit du Principe de 1789 (la Perfection originelle) par le raisonnement ciaprès. Les hommes, naissant également parfaits, créeraient partout le règne du Bien, s'ils pouvaient tous y concourir dans les mêmes conditions de liberté et d'égalité.

Or, tous les Gouvernements ont jusqu'ici maintenu les hommes dans des conditions opposées; et de là résulte la prédominance universelle du Mal. Il faut donc renverser par la force tous les

PRECIS MÉTHODIQUE ET ALPHABETIQUE

Gouvernants qui tolèrent, en quoi que ce soit, les régimes de contrainte et d'inégalité.

Droit DE TESTER. — L'UH dOS

attributs essentiels du père de famille dans le régime patriarcal, I, 12; II, 12; VII, 12.

Droits d'usage. — Concédés à litre de Subventions communales chez les Bachkirs de l'Oural, i, 7, U; chez le Forgeron bulgare de Samakowa , VI, H ; chez les Paysans (àCorvées) de la Theiss, vu, 7, 14, 16 ; chez les Paysans en communauté deBousrah, vm, 1, 7, U, 16, 21.

— Concédés à titre de Subventions seigneuriales, dans la constitution féodale de la Russie, ii, 1, 7, U; m, 1,7,U; iv, 7; v, 1, 7, U.

Dvarovié. — Classe particulière de gens entretenus par le Seigneur russe et exclusivement attachés à son service personnel; c'est une des charges qui tendent à grever la grande propriété en Russie, II, 1 . — Séparés des Paysans par une infériorité morale qui exclut toute union entre les deux classes, ii, 3, 21. --

Éducation. — Partie de l'instruction puisée par chacun dans la pratique de la vie, l'exercice de la profession et l'observation des faits sociaux. — Elle assure une prééminence incontestée à la Vieillesse partout où l'Enseignement scolaire ne donne pas à la Jeunesse un développement précoce, en dehors des leçons de l'expérience, II, 12, — Purement religieuse, chez le Forgeron des usines à fer de l'Oural, III, 11. — Elle a, pour garantir la sécurité de la famille, une efficacité souveraine, lorsque le chef de famille donne l'exemple du Bien et est assez intelligent pour y dresser les enfants, iv, 13.

— Elle est donnée aux jeunes femmes par les femmes plus âgées, chez les Paysans en Communauté de Bousrah, viii, 8.

Élévation des ouvriers dans la

HIÉRARCHIE SOCIALE. — Favoriséo par les Seigneurs russes : — à l'aide de l'Abrok, chez les Paysans (à Corvées) des Steppes d'Orenbourg, ii, 1, 13, 17; — par le soin qu'ils apportent à tirer parti des aptitudes des jeunes gens, chez le Forgeron des usines à fer de l'Oural, m, 5, 12; — par leur intérêt bien entendu, et par l'organisation d'une industrie des transports et d'un commerce de grains, parmi leurs ouvriers, m, 12, 17; iv, 12, 18, 20. — Elle dépend surtout de la valeur morale et intellectuelle du chef de famille, iv, 3, 5, 11.

Égalité. — Mot dont le sens légitime est fixé par la loi de Dieu et les Coutumes de la Paix sociale, mais dont on abuse pour masquer la loi d'inégalité, établie par Dieu, démontrée par la plus simple observation des lois de la nature,

PRECIS METHODIQUE ET ALPHABETIQUE

développée par l'usage du libre arbitre, indispensable au bon ordre des Sociétés. — Faux dogme de l'Égalité providentielle, l'un des plus dangereux abus du mot Égalité, 6, 7. — Assurée, sous le régime féodal, par la communauté de race et de foi religieuse, elle a pour conséquence la bonne harmonie et la paix, chez les Paysans (à Corvées) des Steppes d'Orenbourg, ii, 1, 3. — Pratiquée sous l'influence des préceptes du Koran chez les populations musulmanes, ix, 5, 20.

Égalité providentielle. — L'un des trois faux dogmes, déduit du Principe de 1789 (la Perfection originelle) par le raisonnement ciaprès. Tous les hommes, naissant également parfaits, devraient exercer le même pouvoir et jouir des mêmes avantages dans une Société bien organisée. Or, jusqu'ici, toutes les institutions sociales ont eu pour but de produire l'ordre de choses opposé. Il faut donc rétablir l'ordre providentiel, en détruisant les institutions qui tendent, en quoi que ce soit, à maintenir l'inégalité des conditions.

Émancipation des ouvriers

DANS LE SYSTIiME DES ENGAGEMENTS

FORCÉS. — La constitution féodale lie les patrons et les ouvriers par une telle solidarité d'intérêts, que les premiers favorisent naturellement l'émancipation des seconds.

Cette conclusion s'appuie sur les trois faits suivants observés en Russie : — les Seigneurs substituent volontiers le régime de l'A-

brok à celui de la Corvée, ii, 13, 17; — ils rendent, aux ouvriers capables de s'élever dans la hiérarchie sociale, la libre disposition de leur temps, m, 8, 17 ; iv, 12; — ils développent, par le régime del'Abrok, la vie communale et l'indépendance des ouvriers, v, 5. — L'émancipation des ouvriers dépend bien moins des circonstances extérieures que du caractère, de l'intelligence et de la moralité du chef de famille, rv, 3, 5.

— Conditions dans lesquelles s'accomplirait sans inconvénient l'abolition du régime de contrainte en Russie, V, 29. — Elle est subordonnée aux progrès de la moralité et de l'intelligence, vu, 5, 18. — Changements survenus en Hongrie dans la Constitution sociale, depuis 1848 jusqu'en 1855, vn, 21.

Émigration. — • Coutume propre aux races fécondes qui habitent un territoire complètement défriché. Elle attire dans les pays étrangers où la population fait défaut, et dans les colonies où le sol reste inculte, les individus qui ne peuvent s'établir convenablement au lieu natal.

L'émigration estpermanente, quand elle a lieu sans retour ; momentanée, quand l'émigrant revient se fixer au pays natal avec une fortune faite; périodique, quand l'émigrant revient chaque année, après avoir accompli au loin certains travaux temporaires. — Émigration momentanée organisée sous le régime de l'Abrok, chez les ouvriers russes, ii, 17 j v, 1, 3, 5,

PRECIS METHODIQUE ET ALPHABETIQUE

8, 12, 13, 17, 18, 19, 20, 21.— Émigration régulière des populations russes vers les villes de l'intérieur et vers la Sibérie, v, 12.

— L'émigration en Russie a de nombreux avantages : elle prévient le danger des agglomérations urbaines ; elle conjure l'accumulation exagérée de population dans les campagnes complètement défrichées; elle est pour les jeunes émigrants périodiques une excellente école de sobriété et de prévoyance, v, 17. — Elle a pour inconvénient de mettre parfois en péril la pureté des mœurs locales, v, 3.

Empiriques. — Ils suppléent à l'absence des Médecins : — chez les Bachkirs de l'Oural, i, Zt, 15 ; — chez les Paysans (à Corvées) des Steppes d'Orenbourg, II, h', — chez les Paysans (à l'Abrok) de l'Oka, V, 4 ; — chez les Ouvriers agricoles du pays de Samakov/a, vi, 4;

— chez les Paysans en Communauté de Bousrah, vin, 4; — chez le bas peuple de Tanger, ix, k.

Enfance (l') et la jeunesse. — Considérées, dans les Sociétés modèles, comme les agents naturels du Mal et comme l'objet d'une continuelle correction. — Bon régime de surveillance chez les Bachkirs de l'Oural, i, 11, 12.

— Garanties de l'isolement par l'organisation patriarcale de la famille, i, 12; n, 12.

Enfants (Éducation physique des). — Libre de toute obligation de travailler et garantie de l'isolement : —chez les Bachkirs de l'Ou-

ral, 1, 12 ; —chez les Paysans (à Corvées) des Steppes d'Orenbourg, ii, 12; — chez le Forgeron des usines à fer de l'Oural, m, 12 ; — chez les Paysans (à l'Abrok) de l'Oka, v, 11, 12; — chez le Forgeron bulgare de Samakova, vi, 11; — chez les Paysans (à Corvées) de la Theiss, vn, 12 ; — chez les Paysans en Communauté de Bousrah, viii, 8, 12; — chez le Menuisier de Tanger, ix, 8, 19. — Favorisée par un travail bien choisi dans les laveries d'or de l'Oural, m, 12.

Enfants illégitimes.— Chez les Paysans (à l'Abrok) de l'Oka, v, 3 ; chez les Musulmans, ix, 19.

Engagements (les trois sortes d') entre les patrons et les ouvriers.

— Us correspondent à trois sortes de Constitutions, selon qu'ils sont jjermanents forcés, permanents volontaires, essentiellement momentanès.

Engagements ( Permanence des). — La première pratique de la Coutume des Ateliers. — Maintenue par la contrainte de la Coutume ou de la loi et acceptée comme un bienfait, chez les Paysans (à Corvées) des Steppes d'Orenbourg, ii, 1, 3.

Engagements momentanés (Système des). — Constitutions sociales où les Ouvriers sont momentanément liés à un Maître; attachés rarement à une Communauté, souvent à une Corporation.

— Ouvriers émigrants, travaillant dans ce système, décrits au tome deuxième : les Paysans (à l'Abrok) del'Oka, v,l à 29.

PRECIS METHODIQUE ET ALPHABETIQUE

Engagements permanents

FORCÉS (Système des). — Constitutions sociales où les Ouvriers sont attachés à un patron (Seigneur, propriétaire, etc.) par la Loi écrite ou par la Coutume ; souvent aussi à une Communauté. — Ouvriers travaillant dans ce système, décrits au tome deuxième : les Paysans (à Corvées) des Steppes d'Orenbourg, II, 1 à 25; — le Forgeron des usines à fer de l'Oural, m, 1 à 19;

— le Charpentier des laveries d'or de l'Oural, iv, 1 à 21; — les Paysans (à l'Abrok) del'Oka, v, 1 à 29 ;

— le Forgeron bulgare de Samakowa, VI, 1 à 20; — les Paysans (à Corvées) de la Theiss, vu, 1 à 21.

Engagements permanents VOLONTAIRES (SYSTÈME DEs). — Constitutions sociales où les ouvriers sont attachés à un patron par leur volonté, guidée elle-même par la Coutume ou fixée par des contrats à long terme ; attachés parfois à une Communauté ou à une Corporation.

Enrichis (Nouveaux). — La plupart provoquent par leur pratique la décadence de l'Occident.

Dominés par les préoccupations de l'intérêt personnel, ils s'inquiètent peu du bonheur des autres.

Ils sont peu portés à l'accomplissement des devoirs qu'enseignent à leurs enfants les familles où la richesse se transmet avec la vertu, 6.

Enseignement religieux. — Donné par le ministre du culte, avec l'Enseignement scolaire, dans une école qu'il dirige, chez les

Bachkirs de l'Oural, i, 3, 12. — Donné par le prêtre et constituant le seul enseignement que reçoive l'enfance, chez les Paysans à (Corvées) des Steppes d'Orenbourg, II, 12; chez le Forgeron des usines à fer de l'Oural, m, 12. — Trèsnégligé, chez les Paysans (à l'Abrok) de roka, v, 3. — Peu développé chez le Forgeron bulgare de Samakow^a, vi, 3. — Donné par les ministres du culte, dans l'école communale, chez les Paysans (à Corvées) de la Theiss, vu, 3, 12. — Constituant tout l'enseignement de l'enfance, chez les Paysans en Communauté de Bousrah, viii, 3 ; chez le Menuisier de Tanger, ix, 3, 12.

Enseignement scolaire. — Partie de l'instruction donnée par la doctrine et la pratique des écoles. — Imparfait chez les Bachkirs de l'Oural, i, 5, 12. — Donné aux frais des Seigneurs aux ouvriers intelligents, dans les districts miniers de l'Oural, m, 12. — Redouté par antipathie de toute innovation, chez les Chrétiens grécorusses vieux croyants, iv, 3; chez les Paysans (à l'Abrok) de l'Oka, v, 3. — Réduit presque toujours à quelques leçons de catéchisme données par le clergé, chez le Forgeron bulgare de Samakovi^a, vi, 3.

— Matières de l'Enseignement scolaire supérieur, en Turquie, vi, 20. — Organisé sur le plan d'un enseignement primaire très-élémentaire avec l'enseignement religieux donné par le ministre du culte, chez les Paysans (à Corvées) de la Theiss, vu, 3. —

PRECIS METHODIQUE ET ALPHABETIQUE

Nul et suppléé çà et là par un maître engagé pour un temps déterminé, chez les Paysans en Communauté de Bousrah, viii, 3.

— D'un caractère exclusivement religieux, chez le Menuisier de Tanger, ix, 3, 12,

Entente complète touchant le SALAIRE. — La seconde pratique de la Coutume des Ateliers. — Assurée par les Coutumes du régime féodal, chez les Paysans (à Corvées) des Steppes d'Orenbourg, n, 3.

Epargne (Habitudes d'), assurant la dignité de la famille et rétablissement de ses rejetons. — La quatrième pratique de la Coutume des Ateliers. — Inconnues aux Bachkirs de l'Oural, i, 15. — Conduisant à la richesse des familles de Paysans (à Corvées) des Steppes d'Orenbourg, n, 3. — Peu développées au miheu de l'abondance des moyens d'existence , chez les Paysans (à Corvées) des Steppes d'Orenbourg, n, 13, 15.

— Nulles, dans les conditions d'abondance et de sécurité résultant du régime féodal purement pratiqué, chez le Forgeron des usines à fer de l'Oural, m, 3, 6,7, 12, 13. — Très-prononcées, assurant la prospérité et rélôvation dans la Hiérarchie sociale, chez le Charpentier des laveries d'or de l'Oural, IV, 3, 6, 8, li, 13. — Développées par un bon régime d'Émigration, chez les Paysans (à l'Abrok) de l'Oka, v, 1, 12, 13, 15, 17. — Nulles, par suite des conditions de sécurité, et suppléées par la Coutume qui astreint les

femmes à comprendre dans leur parure une certaine valeur en objets d'or ou d'argent, chez le Forgeron bulgare de Samakovi^a, vi, 13, 19. — Nulles, par suite des conditions de sécurité qu'assurent encore les restes du régime féodal, chez les Paysans (à Corvées) de la Theiss, vn, 13. — Ayant pour objet de former un fonds de roulement à la disposition du Chef de maison et de constituer les petites sommes possédées à titre individuel par chacun des membres de la Communauté, chez les Paysans de Bousrah, vni, 6.

Epizooties. — L'une des causes principales de Malaise en Orient; l'état social de l'Orient est moins propre que celui de l'Occident à en conjurer les effets, 5.

— Dues à la mauvaise tenue et à l'imperfection des bâtiments ruraux, chez les Paysans (à Corvées) des Steppes d'Orenbourg, n, 10. — Rigoureuses et assez fréquentes parmi les troupeaux de moutons des Steppes d'Orenbourg, n, 21.

— Secours accordés par le Seigneur pour en conjurer les effets, n, 7.

Eractour. — Village habité par les Paysans (à l'Abrok) de l'Oka, décrits en v. — Statistique du village, v, 1.

Erreur. — Ensemble des actes et des Idées qui, plus encore que le vice, amènent la Souffrance des individus et des nations. Introduction récente chez les Orientaux des erreurs dangereuses propagées depuis le xviii" siècle par les Lettrés de l'Occident, 6, 7. — L'observa-^

PRECIS METHODIQUE ET ALPHABETIQUE

tion et l'étude des Faits sociaux par la méthode des monographies décèle les erreurs par le témoignage de l'expérience. — Certaines combinaisons systématiques réputées nouvelles sont depuis longtemps réalisées et jugées par expérience en d'autres contrées, ni, 19. — Les Lettrés de l'Occident adressent souvent des critiques aux Constitutions sociales de l'Orient, faute de les connaître IV, 13; IX, 17.

Esclavage. — Régime d'engagements forcés, ayant pour origine l'acquisition, à prix d'argent, du serviteur par le Maître. — Deux cas d'Esclavage signalés dans les pays musulmans : chez les Paysans en Communauté de Bousrah, viii, 6, 8; chez le Menuisier de Tanger, X, 6, 8, 18.

Essaimage dans la Famille INSTABLE. — 11 est prévcHu par le départ prématuré des enfants quittant le Foyer dès qu'ils approchent de l'âge adulte, ix, 12.

Essaimage dans la Famille patriarcale. — Coïncide souvent avec l'avènement d'un nouveau Chef de maison, et s'exécute dans des conditions fixées par la Coutume et par les conseils du ministre du culte et des Anciens, chez les Bachkirs de l'Oural, i, 12. — • A

seulement lieu quand le développement de la famille l'exige, et s'exécute, avec l'autorisation du Seigneur, dans des conditions fixées parle Chef de maison, chez les Paysans (à Corvées) des Steppes d'Orenbourg, n, 12 ; chez le Forgeron des usines à fer de l'Oural, m, 2, 12 ; chez le Charpentier des laveries d'or de l'Oural, iv, 2; chez les Paysans (à l'Abrok) de l'Oka, v, 2, 12; chez les Paysans en Communauté de Bousrah, vm, 12. — Exemple d'un Partage dans une Communauté de Paysans de l'Oka, avec fondation d'une maison nouvelle, v, 28.

Essaimage dans la Famillesouche. — Il est un des phénomènes périodiques normaux de l'organisation de la famille, chez les Paysans (à Corvées) de la Theiss, VII, 12.

Établissements métallurgiques DE LA Russie. — Leur organisation et leurs deux types principaux, m, 17. — Caractères spéciaux de la Corvée dans ceux de l'Oural, m, 18.

État civil DE LA FAMILLE. — Les noms, les âges, les relations de parenté ou la condition des personnes qui composent la famille sont indiqués, dans chaque monographie, au paragraphe 2.

Fabrique collective. — L'une des quatre organisations de la grande industrie manufacturière.

Régime sous lequel lé Patron centralise le commerce de produits fabriqués au Foyer domestique ou

PRECIS METHODIQUE ET ALPHABETIQUE

-au petit Atelier des ouvriers. — Les Communes industrielles de la Russie sont des fabriques collectives, m, 19.

Faits sociaux (Observation des) . — Vrai fondement de la science des Sociétés. Elle montre souvent que l'expérience de certaines combinaisons sociales, données comme nouvelles, a été faite et elle en révèle sûrement les conséquences pratiques, m, 19.

Famille (la) et ses trois types.

— Caractérisés par la lutte entré l'esprit de tradition et l'esprit de nouveauté.

1^' Type : la Famille stable. Elle est dominée par l'esprit de tradition; mieux que les deux autres, elle conserve la Paix sociale ; elle la perpétue, dans certaines Steppes, depuis les premiers âges; mais ailleurs elle est souvent détruite par le progrès des cultures et des cités.

2^ Type : la Famille instable. Elle est dominée par l'esprit de Nouveauté : c'est le type qui, sous tous les régimes du travail, conserve le moins la Paix sociale.

3« Type : la Famille-souche. Elle concilie mieux que les deux autres ce qu'il y a de bon dans la tradition et la Nouveauté. C'est le type qui, à défaut de la famille patriarcale, conserve le mieux la Paix sociale, au sein des cultures et des cités.

Famille instable (la). — Elle est créée, chez le Menuisier de Tanger, dans une agglomération urbaine analogue à celles

de l'Occident, ix, 2, 5, 12.

Famille patriarcale (la).

— L'une des trois causes du bienêtre en Orient, 2. — Son origine, son influence sur la Jeunesse et l'Age mûr, ses bienfaits dans la race entière, 2. — En vigueur: — chez les Bachkirs de l'Oural, i, 2, 12, 13; — chez les Paysans (à Corvées) des Steppes d'Orenbourg, ii, 2 ; — chez le Forgeron des usines à fer de l'Oural, m, 12 ; — chez le Charpentier des laveries d'or de l'Oiwal, IV, 2, 12, 13; —chez les Paysans (à l'Abrok) de l'Oka, v, 2;

— chez les Paysans en Communauté de Bousrah, viii, 1, 13. — Assure aux jeunes mères une vie douce, en leur ménageant le concours des vieux parents pour élever les petits enfants, n, 12. — Défendue au besoin par l'autorité du Seigneur et les conseils des Anciens du village, contre les causes de dissensions nées surtout de la mésintelligence des jeunes femmes, chez les Paysans (à Corvées) des Steppes d'Orenbourg, n, 12. — Pourvoyant aux inconvénients de l'imprévoyance, chez les Paysans (à Corvées) des Steppes d'Orenbourg, n, 13. — Garantit tous ses membres contre les éventualités fâcheuses de la vie, I, 13; n, 13; III, 13; IV, 13; vm, 13. — Concilie les intérêts de tous ses membres et les maintient unis, v, 22. — Conserve, sous l'autorité du Chef de maison, l'harmonie entre ses membres, même dans le régime de la polygamie.

Famille - souche ( la ) . —

PRECIS METHODIQUE ET ALPHABETIQUE

Créée par la permanence d'une industrie : — chez le Forgeron bulgare de Samakowa, vi, 2, 12 ; — chez les Paysans (à Corvées) de la Theiss, vu, 2, 5, 12, 13.

Famines. — L'une des causes principales de Malaise en Orient ; l'état social de l'Orient est moins propre que celui de l'Occident à en conjurer les effets , 5 . — Secours accordés par le Seigneur en cas de disette, chez les Paysans (à Corvées) des Steppes d'Orenbourg, II, 7.

Faux témoignage. — L'un des actes défendus par le 8^ commandement du Décalogue éternel qui ainsi interdit le mensonge et prescrit le respect de la vérité.

Fécondité des familles (Maintien DE la). — Sixième condition spéciale de bien-être chez les Familles décrites dans le tome deuxième. Elle assure le bon recrutement des Ateliers de travail et l'extension de la Nationalité par les colonies, A. — Exemples de familles fécondes : Paysans (à l'Abrok) de l'Oka, v, 2 ; Paysans en Communauté de Bousrah, viii, 2.

Femme (Respect de la). — La sixième pratique de la Coutume des Ateliers. — Assurée par les mœurs, chez les Paysans en Communauté de Bousrah, vm, 3.

Femmes. — Un des traits spéciaux des mœurs de l'Orient est la séparation habituelle des hommes et des femmes dans les circonstances diverses de la vie privée, et surtout dans les récréations.

Cette coulume est signalée : —

chez les Bachkirs de l'Oural, o 11; — chez les Paysans (à Corvées) des Steppes d'Orenbourg, ii, 11; — chez les Paysans en Communauté de Bousrah, vm, 10, 11. — Réclusion des femmes, chez le Menuisier de Tanger, ix, 3. — Les femmes sont souvent exemptes de la Corvée dans la Constitution féodale de la Russie, m, 12.

Féodalité. — Constitution sociale, qui, par les devoirs qu'elle impose aux patrons et par la contrainte oii elle maintient les individualités éminentes, assure le mieux le bien-être de la Classe inférieure. Elle a pour caractères :

— la dépendance réciproque du patron et de l'ouvrier; — les devoirs d'assistance du patron; — l'usufruit perpétuel du Foyer et de l'Atelier, assuré à la famille de l'ouvrier. — Elle a pour base un échange de services entre le patron (ou Seigneur) et les ouvriers, m, 1, 18; IV, 18, 19; v, 1. — Elle a pour trait distinctif la sécurité complète des ouvriers et l'harmonie parfaite entre eux et le Seigneur, chez les Paysans (à Corvées) des Steppes d'Orenbourg, ii, 3. — Elle oblige le Seigneur à une assistance efficace envers ses ouvriers dans tous les cas d'Accidents, ii, 7 ; m, 7, 13.

— Elle impose à chaque individu une triple subordination : à la Famille, au conseil communal, au Seigneur; et elle oblige les individualités éminentes à oublier leur propre élévation pour se dévouer au bien-être des Individualités inférieures, à la prospérité

PHECIS METHODIQUE ET ALPHABETIQUE.

de la Commune, à la splendeur de la maison seigneuriale, ii, 13. — Ses avantages sont surtout prononcés dans les localités où les Classes dirigeantes se recommandent par la moralité, le savoir et Tinteliigence des intérêts sociaux, et où la masse des individus a une faible valeur personnelle, ii, 13. — Elle constitue la propriété de manière à garantir les ouvriers des dangers de l'usure et des prêts hypotécaires, et à ne leur permettre de contracter aucune dette à intérêt, II, 13; m, 15; IV, 13, 18, 19.

— Elle ménage l'essor des individualités éminentes sans les affranchir de leurs devoirs, envers les individualités inférieures, iv, 18. — L'intérêt des Seigneurs les pousse à maintenir les Communautés patriarcales, V, 22. — Le bien-être des Familles de la Classe inférieure est lié à la conservation des restes de la Constitution féodale, chez les Paysans (à Corvées) de la Theiss, vu, 5.

Fêtes ET Solennités. — Elles se rattachent au culte religieux et aux événements de famille, chez les Bachkirs de l'Oural, i, 21 ; chez les Paysans (à Corvées) des Steppes d'Orenbourg, n, 22, 23, 2h ; chez le Forgeron des usines à fer de l'Oural, m, 11; chez les Paysans (à l'Abrok) de l'Oka, v, 11. — Fêtes de la récolte des foins et de la récolte des choux chez le Forgeron des usines à fer de l'Oural, m, 11. — Fête de naissance et de nom du Chef de maison, célébrée, chez les Paysans (à l'Abrok) de rOka, V, 11.

Fêtes chômées. — Instituées par prescription religieuse, restreignant le nombre des jours de Corvée, donnant lieu à des repas exceptionnels, et consignées sur un calendrier spécial dans chaque exploitation importante de la Russie, n, 1, 19, 22. — Fêtes religieuses chez les Paysans en Communauté deBousrah, vm, 11.

Fetva. — Décisions rendues par les membres du corps des Ulémas pour résoudre les questions de droit dans les procès civils et dans les actes importants de l'administration publique, vi, 20.

Fiançailles. —Premier engagement du mariage, célébré en présence du ministre de la religion, des deux familles et de leurs amis.

Selon les meilleures traditions de l'Occident, elles intéressent les deux fiancés à s'assurer, par des efforts de travail et d'épargne, l'habitation, le mobilier et les vêtements qui seront nécessaires au futur ménage : elles développent ainsi, grâce au plus puissant attrait de l'humanité, les habitudes et les vertus sur lesquelles sera fondé le bonheur des époux. — Elles n'offrent guère ces avantages en Orient. Caractères des Fiançailles : chez les Bachkirs de l'Oural, I, 22; chez les Paysans (à Corvées) des Steppes d'Orenbourg, ii, 2k', chez les Musulmans de Tanger, IX, 20.

Filles (Jeunes). — Bon régime de surveillance chez les Bachkirs de l'Oural, I, 11, 12. — Poussées aux mariages précoces par les

PRÉCIS MÉTHODIÛUE ET ALPHABÉTIQUE

institutions, les mœurs et l'intérêt personnel, dans les Familles patriarcales de Paysans (à Corvées) des Steppes d'Orenbourg, ii, 12. — Exemptées de toute Corvée par la Coutume, m, 12. — Ont leurs récréations distinctes et leurs danses à part, chez les Paysans (à l'Abrok) de roka, v, 11.

Fléaux naturels. — Causes principales de Malaise en Orient.

L'état social de l'Orient est moins propre que celui de l'Occident, à en conjurer les effets, 5.

Foi (la) fortifiée par la raison. — Anecdote indiquant comment, chez les Pasteurs nomades de l'Orient, les deux forces s'unissent pour conserver la croyance à la révélation surnaturelle du Décalogue, 2.

Foins (RÉCOLTE des). — Occupation principale des hommes et des femmes chez les Bachkirs de l'Oural, I, 8. — L'un des travaux principaux des hommes et des femmes, chez les Paysans (à Corvées) des Steppes d'Orenbourg, ii, 8, 16, 21.

— Précédée, au printemps, de promenades et de danses de jeunes filles, avec des chants graves et lents, dans le pays d'Orenbourg, n, 11. — Elle est l'occasion d'une grande récréation de famille, chez le Forgeron des usines à fer de l'Oural, III, 8, 11, et chez le Charpentier des laveries d'or de l'Oural, IV, 8, 11.

Force armée. — Moyen de Gouvernement qui contraint au besoin les individus à obéir à la Coutume et aux Lois écrites, à se

soumettre aux arrêts de la justice et à respecter la Paix sociale. Il doit également être employé pour soumettre les nations au Droit des gens.

Forgeron bulgare (Monographie du) des usines à fer de Samakowa. — Décrit en vi, de 1 à 20.

Forgeron et Charbonnier CMonographie du) des usines à fer de l'Oural. — Décrit en m, de 1 à 19.

Foyer. — Habitation : possédée traditionnellement par la Famille patriarcale et la Famille-souche ; prise en location ou licitée périodiquement par la Famille instable.

— Unique exemple de Foyer en location signalé chez les ouvriers de l'Orient décrits au tome deuxième, IX, 10, 15.

Foyer (Union indissoluble de la FAMILLE et Du). — La Cinquième pratique de la Coutume des Ateliers. — Trait commun à huit des neuf Ouvriers de l'Orient décrits au tome deuxième, i, 6, 10; ii, 6, 10; m, 6, 10; iv, 6, 10; v, 6, 10; VI, 6, 10; VII, 6, 10; viii, 6, 10.

Fruits sauvages (Subvention de). — Assurée par la Commune à chacun de ses membres chez les Bachkirs de l'Oural, i, 1, 7, 14,15; chez les Paysans en Communauté de Bousrah, viii, 1,7, U, — Assurée par le Seigneur : aux Paysans (à Corvées) des Steppes d'Orenbourg, 11, 1, 7, 14, 15; au Forgeron des usines à fer de l'Oural, m, 1, 7, 14, 15; au Charpentier des laveries d'or de l'Oural, iv, 1, 7, 14,15 ; aux Paysans (à l'Abrok) de l'Oka, v, 1,7,14, 15.

PBECIS METHODIQUE ET ALPHABETIQUE

Garçone (Jeunes). — Exercices corporels usités comme récréations, chez les Bachkirs de l'Oural, 1,11. — Bon régime de surveillance, I, 11. — Poussés aux mariages précoces par les institutions, les mœurs et l'intérêt personnel, dans les Familles patriarcales de Paysans (à Corvées) des Steppes d'Orenbourg, II, 12.

Gibier (Subvention de). — Assurée par la Commune à chacun de ses membres, chez les Bachkirs de rOural, i, 7, 16; chez les Paysans en Communauté de Bousrah, VIII, 7. — Assurée par le Seigneur : au Forgeron des usines à fer de l'Oural, m, 1, 7, U, 15 ; au Charpentier des laveries d'or de l'Oural, iv, 1, 7, U, 15; aux Paysans (à l'Abrok) de l'Oka (qui, par exception, n'en usent pas),v, 7.

Gouvernants. •— Agents chargés d'exercer l'autorité publique; opposés souvent, dans l'analyse des Faits sociaux, aux gou-

vernés ou particuliers. — Imbus des sentiments qui émanent de la vie patriarcale, chez les races de l'Orient. — Maux accidentels créés en Orient par le défaut de protection et les abus de pouvoir des Gouvernants, 5 ; vm, 13. — Concourant parfois chez les Bachkirs à la propagation du Mal, i, 3.

Gouvernement. — Partie de la Constitution sociale, confiée aux agents chargés de pourvoir aux intérêts publics, et spécialement au règne de la paix dans les localités. — Impuissance du Gouvernement, chez les Paysans en Communauté de Bousrah, viii, 13.

Grain mondé. — Céréales dont les grains sont préparés par simple décor tication, c'est-à-dire dépouillés de leur son, sans avoir été concassés.

Gruau. — Céréales dont les grains ont été dépouillés de leur son et concassés en petits fragments.

Habileté professionnelle.

— Cause de bien-être et d'élévation pour les ouvriers qui, en même temps, sont doués de prévoyance et de bonnes habitudes morales, m, 5, 13; ix, 5, 12, 13.

Habitation (Maison d'). — Attribuée à titre de Subvention

communale, chez les Bachkirs de l'Oural, i, 6, 16. — Reçue par héritage, assez étendue, mais ténue avec négligence, chez les Paysans (à Corvées) des Steppes d'Orenbourg, ii, 6, 10, U. — Frais de construction accordés h titre de Subvention seigneuriale

PRKCIS METHODIQUE ET ALPHABETIQDE,

aux nouveaux ménages qui quittent la Communauté patriarcale, chez les Paysans (à Corvées) des Steppes d'Orenbourg, n, 1^. — Maison d'été et maison d'hiver que l'on purge tour à tour des insectes qui y pullulent, chez le Forgeron des usines à fer de l'Oural, m, 6, H ; chez le Charpentier des laveries d'or de l'Oural, iv, 1 , 6, li. — Maison en bois construite avec l'appui du Seigneur, chez les Paysans (à i'Abrok) de l'Oka, v, 6, Ih. — Dépenses concernant la construction d'une maison, dans un cas d'essaimage d'une famille de Paysans (à I'Abrok) de l'Oka, v, 28. — Construite sur un terrain depuis longtemps concédé à la famille par le Seigneur, chez les Paysans (à Corvées) de la Theiss, vn, 6, 14. — Maison établie dans des ruines appropriées pour l'habitation, chez les Paysans en Communauté de Bousrah, vm, 6, 14. — Tenue en location avec un Atelier et un magasin, chez le Menuisier de Tanger, IX, 10.

Habitudes morales. — Caractérisées par une indolence invétérée et quelque propension à la fraude, mais chastes et régulières, chez les Bachkirs de l'Oural, i, 3.

— Empreintes fortement des sentiments religieux, du respect des parents et d'une résignation stoïque, maintenues chastes par la surveillance du Chef de famille et la précocité des mariages, chez les Paysans (à Corvées) des Steppes d'Orenbourg, n, 3. — Ayant pour sauvegarde les conditions de bien-

être, les habitudes traditionnelles de travail et la surveillance de l'autorité seigneuriale, chez le Forgeron des usinesà fer de l'Oural, m, 3. — Fermement maintenues sous l'autorité d'un Chef de maison vertueux, intelligent et prévoyant, chez le Charpentier des laveries d'or de l'Oural, iv, 3, 13. — Caractérisées, comme dans la majeure partie de la Russie, par l'amour de la vie de famille, le respect de l'autorité paternelle, la résignation aux maux et la sérénité en face de la mort, chez les Paysans (à I'Abrok) de l'Oka, v, 3. — Conservées pures par les bonnes traditions locales et l'observation ponctuelle des pratiques de la religion, chez le Forgeron bulgare de Samakowa, vi, 3. — Maintenues pures par la Coutume et la tradition, chez les Paysans (à Corvées) de la Theiss, vn, 3. — Conservées pures par l'Autorité paternelle, sous l'influence d'une foi religieuse sincère, chez les Paysans en Communauté de Bousrah, vin, 3. — Maintenues bonnes par le respect des idées religieuses, le désir de la considération publique et l'esprit de prévoyance, chez le Menuisier de Tanger, ix, 3, 5, 13,

Harmonie sociale. — Sentiments habituels dans l'état de Prospérité ; se révèlent par le bon accord entre les maîtres et les ouvriers. Chez les Sociétés modèles, elle se concilie avec le contraste des caractères dans le Foyer, avec l'émulation dans l'Atelier, avec la concurrence entre les

PRÉCIS MÉTHODIQUE ET ALPHABÉTIQUE

Foyers et les Ateliers, — Assurée, en Orient, depuis un temps immémorial, par les traditions des Ateliers, des Foyers et des Voisinages, 1. — La Constitution féodale des diverses parties de la Russie réussit à la conserver depuis longtemps, II, 12. — Conciliation des avantages de l'Association avec les exigences de l'esprit de famille et de l'intérêt individuel, sous l'autorité traditionnelle du Chef de famille, m, 19. — Fondée sur une solidarité entre l'aisance du Paysan et la richesse du Seigneur, dans la Constitution féodale de la Russie, IV, 20 ; v, 22. — Elle a pour indice un prêt sans intérêt que le patron maintient entre les mains de l'ouvrier, chez le Forgeron bulgare de Samakowa, vi, 12, 18.

Harem. — Partie de l'habitation affectée aux femmes et habituellement interdite aux hommes étrangers, chez les Paysans en Communauté de Bousrah, viii, 10.

Hatvan. — Bourg habité par les Paysans (à Corvées) de la Theiss, décrits en vu. — Statistique de ce bourg, vn, 1.

Herbes (Exploitation des). — Le principal moyen d'existence chez les Bachkirs de l'Oural, i, 1, 7, 8, 16. — Provoquant la production d'un bétail abondant, chez les Paysans (à Corvées) des Steppes d'Orenbourg, ii, 1, 16. — Nourrissant en partie les animaux domestiques : — chez le Forgeron bulgare de Samakowa, vi, 1^, 16; — chez les Paysans (à Corvées) de la Theiss, vu, 7, 1/», 16. — Grande

ressource naturelle, chez les Paysans en Communauté de Bousrah, VIII, 1, 7, \h, 16.

Heummin. — Nom des Corvées récréatives chez les Bachkirs de l'Oural, i, 6, 11.

Hiérarchie sociale. — Répartition de l'influence, des fonctions et du pouvoir, entre les membres d'une Société. Chez les Sociétés modèles, elle s'accorde avec la répartition de la richesse, du talent, de la prévoyance et de la vertu. — Maintenue par la Coutume, au grand avantage des ouvriers, chez les Bachkirs de l'Oural, i, 5. — Exemple d'élévation des ouvriers dans la hiérarchie sociale, chez le Charpentier des laveries d'oi:de l'Oural, IV, 3, 5, 12, 13.

— Causes générales d'élévation des ouvriers sous la Constitution féodale de la Russie, ii, 17 ; m, 17, 19; IV, 12,13, 18. — Le sentiment de la hiérarchie sociale : profondément inculqué aux populations de la Russie, dès le jeune âge, v, 11 ;

— très-développé chez les Paysans en Communauté de Bousrah, vin, 8, 17, 19.

Histoire de la famille. — Elle est retracée, dans chaque chapitre ou Monographie de famille, aux paragraphes 12 et 13.

" Hospitalité. — Largement pratiquée dans les fêtes religieuses et les anniversaires de famille, chez les Paysans (à Corvées) des Steppes d'Orenbourg, ii, 3. — Objet d'un service domestique spécial, chez les Paysans en Communauté de Bousrah, vni, 8,

PRECIS METHODIQUE ET ALPHABÉTIQUE

Hygiène. — Très-satisfaisante chez les Bachkirs de l'Oural, i, h.

— Entretenue dans de bonnes conditions par la vie rurale, l'abondance des moyens d'existence, la multiplicité des jours de repos et la salubrité du climat, mais compromise par les soins grossiers et inintelligents donnés aux enfants et aux femmes en couches, chez les Paysans (à Corvées) des Step- 'pes d'Orenbourg, n, k- — Bonne, par suite de la disposition bien entendue de l'habitation et de l'Atelier de travail, et de la sécheresse du climat, chez le Forgeron des usines à fer de l'Oural, m, 4; chez le Charpentier des laveries d'or de l'Oural, IV, h. — Très-bonne, sous l'influence du climat, chez,les Paysans (à TAbrok) de l'Oka, v, k-

— Aussi bonne que le permet la présence des étangs créés pour le service des travaux industriels, chez le Forgeron bulgare de Samakowa, VI, h. — Exceptionnellement bonne sous l'influence du travail agricole et d'une nourriture substantielle, chez les Paysans (à

Corvées) de la Theiss, vu, /|. — Compromise par le voisinage des marécages formés au milieu des ruines, chez les Paysans en Communauté de Bousrah, vu, h. — Mauvaise sous l'influence d'une alimentation défectueuse et de l'humidité des habitations, chez le Menuisier de Tanger, ix, li.

Hypothèque (Abus de l'). — Conjurés : par le système communal chez les Bachkirs de l'Oural, i, 6, 13 ; — par la Constitution féodale, chez les ouvriers russes, ii, G, 13; m, 6; iv, 6, 13, 18, 19; v, 6, 13; chez les Paysans (à Corvées) de la Theiss, vn, 1, 6, 13, 18; — par la constitution de la propriété dans les pays musulmans, chez le Forgeron des usines à fer de Samakowa, vi, 6, 13, 17 ; chez les Paysans en Communauté de Bousrah, vm, 6, 13; chez le Menuisier de Tanger, ix, 17. — • L'absence d'une organisation hypothécaire soumet à un régime de prêts à gros intérêts les Paysans en Communauté de Bousrah, VIII, 13.

Idées dominantes. — Ensemble des opinions qui régnent chez un peuple; qui déterminent les Mœurs et les Institutions ; qui engendrent la Prospérité ou la Souffrance, selon qu'elles sont conformes ou opposées à la loi de Dieu.

Immeubles. — Reçus par

héritage des ancêtres et attribués par la Commune, chez les Bachkirs de l'Oural, i, 6. — Reçus par héritage ou dus à des allocations du Seigneur, chez les Paysans (à Corvées) des steppes d'Orenbourg, II, 6, U. — Construits avec l'aide du Seigneur ou prélevés par empiétement sur la forêt seigneuriale,

PRECIS METHODIQUE ET ALPHABETIQUE

chez le Forgeron des usines à fer de l'Oural, m, 6, U ; chez le Charpentier des laveries d'or de l'Oural, IV, 6, Ih- — Acquis par héritage ou construits avec l'appui du Seigneur, chez les Paysans (à l'Abrok) de l'Oka, v, 6, 14. — Établis sur un terrain inculte conquis par défrichement, chez le Forgeron bulgare de Samakowa, vi, 6, U.

— Établis sur une très-ancienne concession seigneuriale, chez les Paysans (à Corvées) de la ïheiss,

VII, 6, IZi. — Établis dans des ruines et sur un sol disponible, chez les Paysans en Communauté de Bousrah, viii, 6, 1^. — Composés d'une maison de campagne avec jardin, verger et vignes, chez le Menuisier de Tanger, ix, 6, 1Z|.

Impôts. — De capitation : — chez les Bachkirs de l'Oural, i, 15;

— payés en nature par les Kirghiz, i, 18, 25. — De capitation et de consommation, à la charge des Paysans, dans les Steppes d'Orenbourg, II, 21. — Exemple de l'éta.

blissement d'un impôt proportionnel et progressif, perçu, à leur profit, par les communes de la Russie, m, 19. — Impôt spécial, dit Khoui, payé aux Arabes nomades, à défaut de protection des autorités publiques, parles Paysans du Haouran,

VIII, 1, 23. — Taxe personnelle, taxe d'assistance publique et impôt du recrutement dans une exploitation agricole du bassin de rOka, V, 25, 26. — Impôt de capitation proportionné à la qualité du sol cultivé, chez les propriétaires des terres Kharadji en Tur-

quie, VI, 17. — Impôt unique, payé au chef de l'État par les Paysans en Communauté de Bousrah, vni, 5. — Exemption d'impôt librement accordée à un Cheikh par ses administrés, vin, 8.

Imprévoyance. — L'un des défauts caractéristiques de la Classe inférieure. — Liée, chez les Bachkirs de l'Oural, aux conditions de sécurité que garantit l'organisation sociale, i, 3, 9, 13; à l'abondance des moyens d'existence, chez les Paysans (à Corvées) des Steppes d'Orenbourg, n, 13, 15.

Individualités éminentes.

— Utilisées au profit des individualités d'ordre inférieur dans le régime social des Bachkirs de l'Oural, I, 13. — Leur essor est favorisé, dans la constitution féodale de la Russie, par l'institution de l'Abrok ,n, 1, 17. — La Féodalité les destine à oublier leur propre élévation pour se dévouer au bien-être des Individualités inférieures, à la prospérité de la Commune, à la splendeur de la maison seigneuriale, ii, 13. — Recherchées et mises en voie de s'élever dans la hiérarchie sociale, par les Seigneurs des districts miniers de l'Oural, m, 12, — Parvenues à un niveau social très-élevé dans 1^ Constitution féodale de la Russie, IV,. 18. — Elles sont toutes préparées à tirer parti de Témancipation complète de la propriété, chez les Paysans (à Corvées) de la Theiss, vin, 13. — L'organisation de la Famille-souche leur ouvre un libre essor, vu, 19.

PftlîClS METHODIQUE ET ALPHABETIQUE.

Individualités inférieures. — Garanties contre les conséquences de l'imprévoyance, des accidents et des désordres météorologiques, chez les Bachkirs de l'Oural, I, 13. — La Variété des occupations qui caractérise les Sociétés de l'Orient leur assure une condition supérieure à celle qui résulte pour elles, en Occident, de la Spécialisation des travaux, n, 5. — La Constitution féodale leur assure l'assistance des Individualités éminentes, n, 13. — Une émancipation complète de la propriété aurait souvent pour résultat de les faire tomber au-dessous de leur position actuelle, chez les Paysans (à Corvées) de la ïheiss, vn, 13. — L'organisation de la Famille-souche leur assure constamment l'abri du Foyer de famille et les ressources dont a disposé leur enfance, vn, 19.

Indivision de la propriété (RÉGIME DE l'). — Combiné avec la jouissance d'un territoire trèsétendu, chez les "Bachkirs de l'Oural, I, 1, 6, 7; chez les Kirghiz, i, 18. — Il favorise l'établissement du régime de Communauté, vin, 18.

Industrie. — Ensemble des procédés de Travail qui constituent un Art usuel. Ces procédés forment neuf groupes principaux : la Cueillette, la chasse, la pêche, les mines, les forêts, le pâturage, l'agriculture, la manufacture et le commerce. — Influence de l'industrie minérale sur la Constitution sociale, m, 1, 17, 18.

Industrie (État de l'). — Il

est défini, avec le lieu et la famille, dans chaque chapitre ou Monographie de famille, au paragraphe 1 .

Industries de famille. — Chez les ouvriers chefs de métier, tous les travaux ont le caractère d'industries entreprises au compte de la fomillo, ainsi qu'on l'a observé : —chez les Bachkirs de l'Oural, I, 8, IZf, 15, 16 ; — chez les Paysans (à l'Abrok) de l'Oka, v, 8, ili, 15, 16; — chez les Paysans en Communauté de Bousrah, vni, 8, l/i, 15, 16; — chez le Menuisier de Tanger, u , 8, l/i, 15, 16. — Elles sont nombreuses et concernent la culture, les transports, la confection d'objets domestiques, l'exploitation des subventions et l'entretien des propriétés de la famille, chez les Paysans (à Corvées) des Steppes d'Orenbourg, n, 8, U, 15, 16. — Elles consistent dans l'entretien de quelques animaux, la fabrication de meules à céréales et de métiers à tisser, la vente de produits forestiers, la mise en œuvre des textiles de consommation domestique, chez le Forgeron des usines à fer de l'Oural, m, 8, l/i, 15, 16.

— Elles concernent seulement la culture du jardin, l'entretien de quelques animaux, le filage du lin domestique, un commerce de farine et la vente du bois de chauffage, chez le Charpentier des laveries d'or de l'Oural, iv, 8, IZj, 15, 16. — Elles concernent le défrichement du terrain qu'il exploite, la culture du jardin-verger, l'exploitation de quelques animaux.

PRÉCIS MÉTHODIQUE ET ALPIlAClÎTIQlE.

le filage dé la laine et la confection des vêtements, chez le Forgeron bulgare des usines à fer de Samakowa, VI, 8, U, 15, 16. — Elles comportent l'exploitation agricole de la famille, celle des animaux, le filage de la laine et la confection des vêtements, chez les Paysans (à Corvées) de la Theiss, vn, 8, li, 15,16.

Inégalité. — L'un des caractères dominants des Sociétés humaines. Elle dérive toujours des diversités qui existent dans les lieux, les aptitudes individuelles, les sexes, les âges, les emplois du libre arbitre, les traditions de famille et les besoins sociaux. Elle condamne le faux dogme de l'Égalilé providentielle.

Influence religieuse. — Concourant au maintien de l'harmonie domestique et sociale, chez les Bachkirs de l'Oural, i, 13. — Concourant, avec le régime patriarcal, à maintenir l'ordre naturel qui soumet la Jeunesse à l'ascendant de la Vieillesse, ii, 12. — Dominant dans les constitutions sociales des Musulmans, ix, 17.

Inquilini. -^ Journaliers-propriétaires (à Corvées) de la Theiss, vn, 1.

Insectes domestiques. — Invasion progressive de la blatte orientale, dans le pays d'Orenbourg, n, 10. —Système de destruction périodique dans l'Oural, m, 6.

Instabilité. — État de Souffrance qui se manifeste surtout au sein des familles par le changement brusque des conditions, par-

fois même par la privation momentanée des moyens de subsistance. — Développée en Occident, contrairement à ce qu'on observe en Orient, par les Nouveautés qui se substituent aux traditions des Foyers, des Ateliers, des Voisinages et des institutions de la Vie publique, 1.

Institutions. — Ensemble des Coutumes ou des Lois écrites qui règlent les rapports mutuels des individus, dans la Vie privée et dans la Vie publique.

Instruction. — Ensemble des connaissances acquises par chaque individu, au moyen de l'Éducation et de l'Enseignement scolaire. — Donnée gratuitement par le ministre du culte, chez les Bachkirs de l'Oural, i, 15. — Restreinte à quelques notions religieuses données par le ministre du culte, ii, 12, 15. — Fournie par le Seigneur aux ouvriers des usines métallurgiques de l'Oural, in, 7; iv, 7. — Redoutée comme tendant à ébranler l'esprit de tradition et les mœurs qu'il protège, chez les Paysans (à l'Abrok) de l'Oka, v, 3.

Intendants. — Classe particulière de personnes créée par l'absentéisme des Seigneurs russes qui, exercées aux travaux d'administration , acquièrent une sagacité et un jugement remarquables, mais tendent à relâcher les liens du Patronage et à développer, par leurs procédés souvent peu honnêtes, l'esprit de critique contre les actes de l'autorité, v, 7, 25, 26, 28.

PRÉCIS MlirUODlQUE ET ALPHABÉTIQCE,

Introduction du tome deuxième. — La Constitution sociale des races de l'Orient en 1855, page

Invalides militaires. — Ils trouvent dans l'organisation de la Famille-souche l'abri et les soins auxquels ils ont droit après leur temps de service, vu, 19.

lobajjy ou Paysans (a corvées) (Monographie des) des plaines de la

Theiss, décrits en vu, 1 à 21. — Caractère de la Corvée qui leur est imposée, vu, 18.

Isba. — Pièce principale d'habitation contenant le four domestique, chez les ouvriers russes, i, 10; II, 9, 10; V, 9.

Islamisme. — Examen des critiques adressées par les Européens aux constitutions sociales dérivées de l'Islamisme, ix, 17.

t Jardin potager. — Cultivé par. les femmes chez les Bachkirs de l'Oural, i, 6, 8, 16; chez les Paysans (à Corvées) des Steppes d'Orenbourg, ii, 8; chez le Forgeron des usines à fer de l'Oural, m, 8; chez les Paysans (à l'Abrok) de rOka, v, 8; chez le Forgeron bulgare de Samakowa, vi, 8.

Jeunesse (la) et l'Enfance. — Considérées dans les Sociétés modèles comme les agents naturels du Mal, et comme l'objet d'une continuelle correction. — Bon régime de surveillance chez les Bachkirs de l'Oural, i, 11, 12.—

Relations des jeunes gens et des jeunes filles à marier 'placées sous la surveillance de l'Age mûr et de la Vieillesse, chez les Paysans (à Corvées) des Steppes d'Orenbourg, ir, 11. — Dressées à l'obéissance et au respect envers la Vieillesse par l'influence du régime patriarcal et du sentiment religieux, II, 12,

Juifs. — L'une des populations urbaines des pays barbaresques ; leur état de persécution, ix, 20.

Justice (Organisation de la). — En Turquie, vi, 20. — Excellente justice patriarcale subsistant encore en Turquie, vi, 20.

Kacha' — Mets national des Ouvriers russes, composé de gruau cuit avec diverses graisses, du lait, du beurre, de la crème, des œufs, etc., Il,' 9; m, 9; iv, 9; V, 9.

Kharadj i (les terres) . — Terres

demeurées, après la conquête ottomane, en la possession des propriétaires chrétiens. Dès l'origine, elles ont payé, aux agents de l'État, l'impôt de capitation (Kharadj) dont les Musulmans sont exempts.

Les produits de cet impôt sont

PRECIS METHODIQUE ET ALPHABETIQUE

affectés aux travaux publics, aux frais de police, à l'entretien des écoles et au service de l'armée, vi, 17.

Khoumouis. — Boisson fermentée des Bachkirs de l'Oural, i, 3, /», 10, 11 ; se prépare avec du lait de jument additionné de lait de vache, i, 26. — Influence préventive contre la phthisie pulmonaire, I, U'

KirgMz. — Musulmans nomades de la Russie orientale, organisés en trois hordes, voués à la vie pastorale, vivant en Communauté et soumis au protectorat du tzar, i, 18.

Kolime. — Dot payée par le futur aux parents de la future, lors d'un mariage, chez les Bachkirs de l'Oural, i, 12, 22.

Krestianié. — Paysans attachés au service extérieur des mines et forges, et formant une caté-

gorie spéciale d'ouvriers, dans la Russie septentrionale. Ce sont réellement des Paysans devant, avec leurs animaux de trait, une part de leur travail à l'usine seigneuriale. Chaque chef de famille de cette catégorie est pourvu d'une habitation, de terres arables, de prairies et d'animaux domestiques, selon le nombre des ménages de la Communauté. Suivant la répartition faite par les chefs de sa Commune, il redoit une somme de travaux proportionnelle au nombre des ménages de sa maison ; environ 160 journées par an pour un ouvrier avec son attelage. Les ouvriers de cette catégorie existent toujours dans les Usines des contrées de la haute Kama ; ils manquent dans celles de l'Oural oià la culture des céréales est impossible, m, 17.

Laïa. — Village habité par la famille du Forgeron des usines à fer de l'Oural décrite en m.

Laitage et œufs. — Mentionnés, dans chaque chapitre ou Monographie de famille, aux paragraphes 9 et 15.

Légistes. — Personnes ayant pour profession exclusive la codification des Coutumes, la rédaction et l'enseignement des Lois écrites.

Cette profession a parfois contribué à la Décadence de l'Occident.

Légumes et Fruits. — Mentionnés, dans chaque chapitre ou

Monographie de famille, aux paragraphes 9 et 15.

Lettrés. — Personnes ayant pour profession exclusive de produire des œuvres littéraires ou d'en propager la connaissance. Les théories de certains Lettrés, en propageant le Paupérisme héréditaire , contribuent à l'infériorité actuelle de l'Occident, 6. — Ils propagent habituellement l'erreur en ce qui concerne les constitutions sociales de l'Orient, iv, 13. — Hiérarchie compliquée du corps des Lettrés ou Ulémas, en Turquie, vi, 20,

PRECIS METIIODIQUIÎ ET ALPHABETIQUE.

Liberté. — Mot, qui exprime l'emploi de certaines facultés légitimes, mais dont on abuse souvent pour louer des idées et des actes condamnés par la loi de Dieu et les Coutumes de la Paix sociale. — Faux dogme de la Liberté systématique, l'un des plus dangereux abus du mot Liberté, 7.

Liberté des enfants. — Un des traits caractéristiques du bien-être des familles chez les ouvriers de l'Orient, i, 8, 12; ii, 8, 12; m, 8, 12; V, 8, 12; VI, 11, 12; vu, 12; vm, 8, 12; ix, 8.

Liberté systématique. — L'un des trois faux dogmes, déduit du Principe de 1789 (la Perfection originelle) par le raisonnement ciaprès. L'homme, naissant parfait, créerait partout le règne du bien, s'il lui était permis de suivre ses inclinations naturelles. Or, le Mal apparaît partout ; et il ne peut provenir que des institutions coercitives qui jusqu'ici ont été le fondement de toutes les Sociétés.

Il faut donc détruire systématiquement toutes les institutions qui entravent, en quoi que ce soit.

depuis le premier âge, la Liberté des individus, 7.

Liberté testamentaire. — L'un des trois régimes de succession, — Unie chez les Bachkirs de l'Oural à l'organisation patriarcale de la famille, i, 12.

Lieu (DÉFINITION du) habité PAR

LES FAMILLES. — Sc ti'ouvc , dans chaque chapitre ou Monographie de famille, au paragraphe 1.

Linge de ménage. — Usage des draps de lit inconnu chez les ouvriers de la Russie, i, 10 ; n, 10; m, 10; IV, 10; V, 10; de la Turquie, vi, 10; vm, 10; et du Maroc, IX, 10. — Peu abondant, mais comprenant des draps de lit, en Hongrie, vu, 10,

Lois écrites. — Prescriptions imposées au peuple par le pouvoir souverain, soit pour établir une pratique nouvelle, soit pour fixer ou modifier une Coutume.

Longévité. — Fréquente et remarquable : — chez les Bachkirs de l'Oural, i, /j ; — chez les Paysans (à l'Abrok) de l'Oka, \, h; — chez les Paysans (à Corvées) de laTheiss, VII, i, 12. *

Maîtres. — Nom générique des personnes qui dirigent les Foyers ou les Ateliers. — Ils disposent des moyens de travail et des clientèles; ils emploient les ouvriers à leur propre compte, moyennant diverses rétributions appelées Salaire, Subvention, Prime, etc.

On les nomme Patrons quand on constate la permanence des Engagements qui les lient à leurs ouvriers.

Mal (le). — Le contraire du Bien, ou l'ensemble des actes et des erreurs qui violent la loi de Dieu et les Coutumes de la Paix

PRECIS METHODIQUE ET ALPHABETIQUE

sociale. — L'obstacle à sa propagation réside dans la Distinction pratique du Bien et du Mal, établie par le Décalogue éternel. — Certaines mœurs nationales, dans les Sociétés modèles, ont pour principal but de prévenir le Mal en réprimant les appétits physiques, V, 13. — Répression du Mal liée à la répartition des charges publiques dans la constitution féodale de la Russie, V, 26.

Malaise en Orient. — Il dérive de la nature des lieux, plus que de la volonté et de l'imperfection des hommes ; il est plus accidentel que permanent. Il a : pour causes principales, les épizoolies, les famines et les autres fléaux naturels auxquels l'état social ne remédie pas aussi facilement que celui de l'Occident; pour causes secondaires, l'absence locale de moyens de protection et l'oppression exercée par certains Gouvernants, 5.

Malédiction paternelle. — Sanction efficace de l'autorité paternelle dans le régime patriarcal des Paysans (à Corvées) des Steppes d'Orenbourg, ii, 12.

Maltais. — L'une des populations chrétiennes d'émigrants dans les villes babaresques, ix, 22.

Manufactures russes. — Leurs deux types principaux :

1° Communes industrielles, fondées sur le système de l'Abrok, composées d'une multitude de petits fabricants réunis en Communauté; 2° fabriques seigneuriales, exploitées en régie au compte des pro-

priétaires, occupant toute une population d'ouvriers groupée autour d'un outillage puissant, emprunté en grande partie à l'Occident, m, 1 9.

Marais communaux (Droit d'usage sur les). — Fournissant gratuitement des roseaux pour l'entretien des toitures et pour le chauffage domestique, chez les Paysans (à Corvées) de la Theiss, vn, 1,7.

Marchand de grains des LAVERIES d'or DE l'Oural (Monographie du), — Décrit en iv, de 1 à 21.

Mariage (le). — Age habituel des époux, i, 12; ii, 12; m, 12; VI, 12; vni, 3, 12. — Dot payée par le jeune époux à la famille de l'épouse, coutume qui exerce les jeunes gens aux habitudes de prévoyance, chez les Bachkirs de l'Oural, i, 22. — Interdit par les mœurs entre jeunes gens du même village, chez les Bachkirs de l'Oural,!, 22. — Préparé et décidé aux veillées d'hiver chez les Paysans (à Corvées) des Steppes d'Orenbourg, ii, 11. — La précocité du mariage provoquée par les institutions, aussi bien que par l'intérêt personnel des jeunes garçons, chez les Paysans (à Corvées) des Steppes d'Orenbourg, n, 12. — Coutume arabe qui donne aux cousins un droit à la main de leurs cousines, viii, 12. — La Commu-' nauté patriarcale favorise les mariages en facilitant, pour les jeunes gens, l'acquisition de la somme nécessaire, vm, 17. — Autorité du mari sur la femme, d'après la loi religieuse des Musulmans, ix, 19.

PÏIIÎCIS MÉTHODIQUE ET ALPHABÉTIQUE

Mariages (Rites du). — Chez les Bachkirs de l'Oural, consistent dans la signature du contrat devant le ministre du culte et six témoins, et dans la célébration du mariage, à long délai, quand l'époux a pu acquitter sa dot envers les parents de l'épouse, i, 1, 12, 21, 22. — Chez les Paysans (à Corvées) des Steppes d'Orenbourg, comportent trois cérémonies principales : Fiançailles, distribution des présents de noces, célébration du mariage • à l'église avec fête de noces, ii, 2/i. — Frais des cérémonies du mariage, chez les Paysans en Communauté de Bousrah, viii, 24.

Mariages précoces. —Provoqués par les institutions et les mœurs et conformes à l'intérêt individuel, dans les Familles pa triarcales de Paysans (à Corvées) des Steppes d'Orenbourg, ii, 12. — Contribuant avec l'organisation patriarcale de la famille au maintien des bonnes mœurs, chez : — le Forgeron des usines à fer de l'Oural, III, 12 ; — les Paysans (à l'Abrok) de l'Oka, v, 3 ; — les Paysans (à Corvées) de la Theiss, vn, 3, 12; — les Paysans en Communauté de Bousrah, vni, 3.

Mariages prématurés. — Prévenus, chez les Bachkirs de rOural, par l'institution du Kolime, sorte de dot payée par le futur à la famille de la future.

Matériel des travaux. — La nature et la valeur en sont indiqués, dans chaque chapitre ou Monographie de famille, au paragraphe 6.

Maures. — L'une des populations barbaresques; ils forment au Maroc la race gouvernante, ix,20.

Médecins. — Ils font défaut et sont suppléés par des Empiriques:

— chez les Bachkirs de l'Oural, I, 4 ; — chez les Paysans (à Corvées) des Steppes d'Orenbourg, n, k; — chez les Paysans (à l'Abrok) de rOka, v, i ; — chez les ouvriers agricoles du pays de Samakowa, VI, k; — chez les Paysans en Communauté de Bousrah, vm, 4 ; — chez le bas peuple de Tanger, ix,

Medhafé. — Partie de l'habitation, affectée aux hôtes de la famille, au service de laquelle sont attachés des domestiques spéciaux.

Local jugé indispensable à l'exercice de l'hospitalité, chez les Paysans en Communauté de Bousrah, vm, 2, 10.

Méditation. — L'un des charmes de la Vie nomade, dans les steppes d'Europe et d'Asie, i, 5, 11.

Menuisier-Charpentier ou Nedjap. (Monographie du) de Tanger.— Décrit en IX, 1 à 22.

Mère de famille (la). — Succédant au père de famille dans la direction de la Communauté, en cas de mort subite, chez les Bachkirs de l'Oural, i, 12. — Entourée de respect chez les Musulmans, et spécialement au Maroc, ix, 19.

Mésintelligence des jeunes FEMMES. — L'une des causes qui tendent à troubler Tliarmonie dans les Familles patriarcales, i, 13; 11,12.

Mesterember. — Marchands

PRECIS MÉTHODIQUE ET ALPHABETIQUK

OU artisans-propriétaires (à Corvées) des plaines de la Theiss, vu, 1.

Meubles. — Leur nature et leur valeur sont indiquées, dans chaque chapitre ou monographie de famille, au paragraphe 10.

Meurtre. — L'un des acles défendus par le Décalogue éternel (5* commandement), qui consacre ainsi le respect de la vie humaine.

— Se commet par vengeance héréditaire, chez les Paysans en Communauté de Bousrah, vm, 3.

Mévat (Les terres) ou Terres MORTES. — Terres auparavant incultes et d'une production nulle, devenues la propriété de celui qui les a défrichées; elles rentrent, selon les cas, dans l'une des trois classes, Ochri, Kharadji ou Miri ; mais elles ne deviennent Wakfi que par une consécration spéciale, Vf, 1, 17.

Miri (Les terres). — Terres qui, n'appartenant à aucun propriétaire connu, sont devenues la ■ propriété de l'État. Elles sont concédées à des fermiers en vertu d'un titre nommé Tapou. Les revenus appartiennent à l'État ou sont donnés en fiefs à des militaires, dits Sipahis. Outre la redevance fixée par le Tapou, le fermier paie l'impôt comme les propriétaires des terres Kharadji, vi, 17.

Mobilier. — Mentionné et évalué, dans chaque chapitre ou Monographie de famille, au paragraphe 10.

Mochmet.— Village habitépar les Bachkirs de l'Oural, décrits en I. — Statistique du village, i, 1.

Mode d'existence des familles. — Il est défini, dans chaque chapitre ou Monographie de famille, aux paragraphes 9, 10, 11.

Modèles (les). — Les Sociétés qui prospèrent et vivent en paix, en pratiquant la loi de Dieu et en évitant les vices que font souvent surgir la richesse, la culture intellectuelle et la puissance. — Les races modèles de l'Orient, 3.

Mœurs. — Ensemble des ha-

. bitudes qui se reproduisent dans

une Société, sans lier légalement

les individus comme le font la

Coutume et la Loi écrite.

Mœurs et institutions assurant le bien-être physique et moral DE LA FAMILLE. — EUcs sout Indiquées, dans chaque chapitre, au paragraphe 13.

Monarchie. — Pouvoir du chef préposé au Gouvernement de toute Société. Chez les Sociétés modèles, ce chef se distingue par deux caractères principaux : par une qualité, la pratique de la vertu ; par l'exercice d'un devoir, la suprême garde de la paix publique.

Monnaies, poids et mesures. — Dans le pays de Haouran, vin, 22.

Monographie de famlle. — Chaque chapitre du présent tome est une Monographie de famille. Il se compose essentiellement de trois parties: Observations préliminaires définissant la condition des divers membres de la famille, 1 à 13; Budgets et Comptes des recettes et des dépenses, 14 à 16; Faits importants d'organisation sociale, 17 et suivants.

PRECIS METHODIQUE ET ALPHABETIQUE

Morcellement du sol. — L'exagération du morcellementest prévenue par la fixation d'une limite à la division des héritages, sous un régime de partages traditionnels, chez les Paysans (à Corvées) de la Theiss, vu, 12. — Heureuse influence de cette limitation, vn, 12, 19.

MouUah. — Ministre du culte, instituteur chez les Bachkirs de l'Oural,!, 3, 12, 18. — Consulté en cas de maladie, i, k- — Associé .

aux récréations de la famille, i, 11, 18.— Appelé lors de la rédaction et de l'interprétation des Testaments, i, 12, 18. — Aidant au maintien de l'harmonie domestique et sociale, i, 13, 18.

Mouture des céréales. — Opérée dans le moulin seigneurial,

moyennant une redevance modérée, dans le pays d'Orenbourg, n, 19. — Exécutée par les femmes au moyen de moulins à bras : — dans le bassin de l'Oka, v, 8, 23 ; — dans le pays de Haouran, vui, 8.

Moyens d'existence des FAMILLES. — Ils sont iudiqués dans chaque chapitre l)u Monographie de famille, aux paragraphes 6, 7, 8.

Musulmans et Chrétiens. — Tolérance des Musulmans pour les Chrétiens dans le pays de Haou-.

ran, vm, 3. — Extension de l'influence dés Chrétiens au Maroc, ix, 3, 22. — Réponse des Musulmans aux critiques des Européens, dirigées contre les Constitutions sociales dérivées de l'islamisme, ix,

Narcotiques (Usage des). — Habituel : chez le Forgeron des usines à fer de Samakowa, vi, 7; chez les Paysans (à Corvées) de la Theiss, vn, 11,15; chez les Paysans en Communauté de Bousrah, vm, 11; chez le Menuisier de Tanger, IX, 15.

Naturalisme. — Fausse doctrine propagée par certains Lettrés allemands : elle prétend établir que les vrais principes du gouvernement des Sociétés sont les lois physiques qui régissent les autres êtres de la création; elle est souvent réfutée par les écrits mêmes de ses adeptes, 7,

Nécessiteux. — Assurés par la Loi turque d'un droit de dîme sur une catégorie déterminée dé terres, dites Ochri. Ils sont classés par le Koran en sept catégories :

Fakir ou pauvre, ne possède que le strict nécessaire; Miskîn, ne possède absolument rien ; Amil, employé à la perception de la dîme ; Mukatib, esclaves que leur maître a autorisés à louer leur travail pour acquérir le prix du rachat de leur liberté ; Garim, débiteur qui ne possède pas le nécessaire pour s'acquitter; f^-sefc^7-^7/a/l, voyageur accomplissant un devoir religieux et à bout de ressources; Ibn-sebil^

PRECIS METHODIQUE ET ALPHABETIQUE

voyageur quelconque venant d'un pays lointain, vi, 17.

Nègres. — L'une des populations barbaresques, ix, 20.

Nijni-Taguil. — Bourg habité par la famille du Charpentier des laveries d'or de l'Oural, décrite en IV.

Nomades. — Peuples à demeures mobiles, pasteurs ou sauvages. — Bachkirs pasteurs deminomades de l'Oural, i, 1 à 27. — Pasteurs de la Russie orientale, i, 18. — Adonnés au brigandage dans le pays de Haouran, viii, 1, 3, .13, 21, 23.

Noms locaux (Orthographe des). — Dans la méihode des monographies, l'orthographe adoptée représente moins la traduction littérale que le son des mots tels que les a recueillis l'observateur, 1, 27; vm, 1.

Noms patronymiques. — Leur usage rendu nécessaire par l'organisation patriarcale de la famille, ii, 2.

Nouilles. — Aliments préparés avec des céréales, en formant avec de la farine, de l'eau, et parfois divers ingrédients, un mélange que l'on partage en fragments de formes et de grosseurs diverses, pour les faire cuire dans de l'eau • pure ou diversement assaisonnée.

Souvent, pour les consommer, on les soumet, dans un corps gras, à une seconde cuisson. Tel est le Bourgoul des Paysans en Communauté de Bousrah, vm, 9.

Nourriture (Subvention de).

— Allouée par le Patron, pendant la période des travaux, aux ouvriers des usines à fer de Samakowa, VI, 7.

Nouveauté (Esprit de). — Ensemble des tendances qui portent à modifier, dans un sens favorable ou fâcheux, le régime établi.

Nouveautés. — Ensemble des innovations qui modifient dans un sens fâcheux les idées, les mœurs et les institutions transmises par les anciennes traditions.

Obéissance (Esprit d'). — Développé par l'organisation patriarcale des familles, en Orient : il tend à assurer le règne du Bien ; il favorise parfois les abus qui naissent de la corruption de certains Gouvernements, k, 5.

Occident de l'Europe. —Caractérisé par la spécialité des occupations dans les familles d'ouvriers, 1, 5.

Occident (Infériorité de l'), — Elle se manifeste par le témoignage même des Occidentaux qui se plaignent de leur état de malaise, qui sont travaillés par l'antagonisme social, qui réclament sans cesse des changements dans leurs institutions ou qui les renversent par la violence, 1. — Décelée maintes fois par l'esprit révolutionnaire des Classes dirigeantes,

PRÉCIS METHODIQUE ET ALPHABETIQUE

6. — L'an de ses indices les plus affligeants est la production du Paupérisme héréditaire, créé par les théories de certains Lettrés et par la pratique des nouveaux Enrichis, 6. — Le mouvement réformateur de l'Occident, né sous l'influence des Lettrés, ne tient pas toujours assez compte de la condition intellectuelle et morale des ouvriers dont il s'agit d'améliorer le sort, VI, 19.

Occident (Supériorité de l').

— Elle est éclatante chez les familles qui, tout en participant aux plus louables conquêtes de leur milieu social, ont conservé, autant que possible, les plus bienfaisantes traditions de l'Orient, 6.

Ochri (Les terres). — Terres abandonnées par leurs propriétaires chrétiens, à l'époque de la conquête ottomane; concédées alors à des Musulmans à la charge de donner de leurs mains la Dîme (Ochr) aux Nécessiteux. La Dîme est payée aujourd'hui aux agents du ministère des finances, vi, 1, 17.

Organisation DES familles (l'),

DÉCRITE sous FORME DE MONOGRAPHIES.

— Études sur les Travaux, la vie domestique et la condition morale des ouvriers de l'Orient, au milieu du XIX* siècle, d'après les faits observés de 1829 à 1855, pour la l""* édition des Ouvriers Ev/ropéens.

Organisatijon industrielle (Définition DE l'). — Donnée, dans chaque chapitre ou Monographie de famille, au paragraphe 1.

Orient de l'Europe. — Caractérisé fréquemment par la

variété du travail dans les familles d'ouvriers, i, 5; ii, 5; iv, 5.

Orient (Infériorité de l'), — Elle réside surtout dans la difficulté de conjurer les souffrances amenées par les épizooties, les famines et les autres fléaux naturels. Elle a aussi pour cause certains désordres accidentels, notamment l'absence locale des moyens de proteotion et l'oppression de certains Gouvernants, 5. — Imperfection de l'Enseignement scolaire, i, 5.

Orient (Supériorité de l*). — Elle se manifeste par l'état de bien-être acquis à l'immense majorité des familles ; cet état luimême a pour indices la Paix et la Stabilité des Foyers, des Ateliers et des Voisinages, 1. — Décelée par l'attachement aux traditions, elle se révèle surtout dans les convictions qui placent au premier rang des cultures intellectuelles la transmission orale du Décalogue et la lecture d'un livre saint, 6.

— La vie nomade avec ses loisirs propres à la Méditation , et la grande responsabilité que l'autorité patriarcale impose au Chef de famille donnent une distinction personnelle et une sagacité remarquables aux Bachkirs de l'Oural, I, 5. — Les plus pauvres ouvriers de l'Orient arrivent facilement à posséder leur maison d'habitation, vn, 5.

Orphelins (Assistance des). — Pratiquée chez les Bachkirs, sous l'empire de la foi religieuse, par des familles aisées, i, 1.

Ouvriers. — Personnes exécu-»

PRECIS METHODIQUE ET ALPHABETIQUE

tant les travaux manuels des arts usuels, ayant pour moyen d'existence le produit de ce travail. Les ouvriers se rattachent à des conditions fort différentes : ils sont selon les cas : domestiques, journaliers, tâcherons, tenanciers, propriétaires-ouvriers ou ouvriers-propriétaires.

Ouvriers chefs de métier. — Ouvriers chefs de ménage et chefs d'industrie exploitant un métier, rétribués par la totalité des produits de leur travail. — Compris, au nombre de quatre, dans les familles décrites au tome deuxième, savoir : Bachkirs de l'Oural, i, 1 à 27 ; — Paysans (à l'Abrok) de rOka, V, 1 à 2^; — Paysans en Communauté de Bousrah, vin, 1 à 24; — Menuisier de Tanger, ix, 1 à 22.

Ouvriers-DOMESTiQUES. — Ouvriers faisant partie du ménage d'un patron, travaillant exclusivement pour le compte de ce dernier; rétribués principalement ou même exclusivement en proportion des besoins par des allocations dites Subventions. — Compris, dans plusieurs familles, de conditions fort diverses, décrites au tome deuxième, savoir : i, 5 ; — n, 5 ; — VI, 1 , 5 ; — Vin, 20.

Ouvriers -JOURNALIERS. — Ouvriers chefs de ménage, salariés OU subventionnés, dont le travail est mesuré par le nombre de journées que fournit l'ouvrier. — Com-

pris dans les familles décrites au tome deuxième, savoir : i, 5; — H, 5 ; — IV, 1 à 21 ; — v, 1 à 29 ; — VI, 1 à 20.

Ouvriers non-propriétaires. — Ouvriers ne possédant pas de propriétés immobilières; souvent ils possèdent néanmoins des valeurs mobilières ou des droits aux allocations de caisses d'assurances mutuelles.

Ouvriers-PROPRiÉTAiRES. — Ouvriers possédant une propriété immobilière, indépendamment des valeurs mobilières et des droits aux allocations de caisses d'assurances mutuelles. — Compris dans les familles décrites au tome deuxième, savoir : i, 5, 6 ; — in, 1 à 19; — VI, là 20; — VIII, là 2/j; — IX, 1 à 22.

Ouvriers- TACHERONS. — Ouvriers chefs de ménage, salariés, dont le travail a pour mesure la quantité des produits livrés par l'ouvrier. — Compris dans les familles décrites au tome deuxième, savoir:i, 5; — n, 5;— m, là 19; — IV, 5; — V, 1 à 29.

Ouvriers -TENANCIERS. — Ouvriers chefs de ménage et chefs d'industrie, exploitant des immeubles fournis par un propriétaire, produisant les matières brutes, rétribués (sauf le prélèvement du propriétaire) par les produits de leur travail. — Compris dans les familles décrites au tome deuxième, savoir : u, 5; — vn, 1.

PRECIS MKTHODIQUE ET ALPIIABETIQIE.

Pain. — Aliment préparé avec des farines de céréales en trois opérations : 1° Façon d'une pâte avec de l'eau, divers ingrédients et un ferment, sous des formes traditionnelles; 2° Levage spontané de la pâte par fermentation ; 3» Cuisson de la pâte levée, dans un espace clos etchaufféà une température élevée, pour la dépouiller de son eau en grande partie et lui donner une consistance solide.

Paix sociale. — L'un des symptômes évidents de la Prospérité. État de Société dont le principal caractère est la conservation de l'ordre public, sans le concours habituel d'une force armée. — Maintien de cet état de choses par d'excellentes traditions, chez les Bachkirs de l'Oural, i, 13, — Assurée parla Constitution féodale chez les ouvriers russes, m, 13; iv, 13.

— Elle existe depuis des siècles et repose sur un bon régime de Patronage, dans les districts métallurgiques des environs de Samakowa, VI, 1, 5, 13, 17.

Paix sociale (Coutumes de la).

— Ensemble des Idées dominantes, des Mœurs et des Institutions qui permettent aux localités de conserver l'ordre public, sans le concours habituel d'une Force armée.

— Reposent principalement sur le respect de l'autorité paternelle et sur l'ascendant du ministre du culte, chez les Bachkirs de l'Oural, i, 13.

Partage A l'amiable. — Exemple de ce mode de partage des biens meubles dans une Communauté patriarcale, lors de la fondation d'une nouvelle maison, chez les Paysans (à l'Abrok) de l'Oka, v, 28.

Partage forcé. — Droit à l'héritage des parents, attribué également à tous les enfants, en vertu de la naissance, indépendamment de tout devoir accompli.

L'un des trois régimes de succession. — Réglé par la loi religieuse des Musulmans, ix, 19.

Pasteurs nomades de l'Orient.

— Fondateurs naturels de la Famille patriarcale, 2. — Avantages propres à leur organisation sociale :

facilité d'émigration et d'établissement pour les jeunes ménages ; conditions favorables à un rapide accroissement; transmission facile du Décalogiie, grâce aux loisirs de la Vie pastorale; développement spontané des coutumes de Paix et de Stabilité ; éloignement des causes de corruption émanant de l'abus de la richesse et des cultures intellectuelles, 3. — Leurs vertus admirées à toutes les époques par les voyageurs, 3. — Les Pasteurs modèles détruits jusqu'à la frontière orientale de l'Europe par les progrès de l'agricul t ure et les autres influences de la Vie sédentaire, k. — Transformation en Europe des derniers restes de la Vie nomade, /»; i, 18.

PRECIS METHODIQUE ET ALPHABETIQUE

Patronage. — Organisation du travail dans laquelle les maîtres et les ouvriers respectent la Coutume des Ateliers. Partout If s ouvriers y restent attachés tant que les patrons en remplissent les charges. — L'une des causes, dans le régime féodal, de l'harmonie et de la sécurité : chez les Paysans (à Corvées) des Steppes d'Orenbourg, II, 3 ; — chez le Forgeron des usines à fer de l'Oural, m, 5, 13; — chez le Charpentier des laveries d'or de l'Oural, iv, 3, 5, 13; — chez le Forgeron bulgare de Samakowa, vi, 5, 13, 17.

Patrons. — Personnes qui dirigent les Ateliers eu observant les six pratiques de la Coutume, dont la principale est la permanence des Eogagem^nls entre les maîtres et les ouvriers. — Maintenus par une bonne tradition dans l'observance de la loi de Dieu : chez les Paysans (à Corvées) des Steppes d'Orenbourg, ii, 3; chez le Forgeron bulgare de Samakowa, vi, 1, 4, 5, 7, 12, 13,

Pâturages communaux (Droit d'usage sur les). — Base de toute la vie pastorale, chez les Bachkirs de l'Oural,!, 1,7, 10, U, 17, 18. — Fournissant, l'été, la majeure partie de la nourriture des animaux domestiques, chez les Paysans(à Corvées) de laTheiss, VI, 7, 1/j. — Subvenant à la nourriture complète des animaux domestiques chez les Paysans en Communauté de Bousrah, viii, 1, 7, 1^, 16.

Paupérisme. — Condition spéciale à certains ouvriers de l'Occident, et sans exemple dans l'histoire. Elle a pour caractères principaux : le manque de sécurité, la désorganisation de la famille et le retour périodique dudénûment.

— Ne figure pas parmi les causes de Malaise en Orient, • 5. — Envahissement progressif de l'Occident par un Paupérisme héréditaire que propagent surtout les théories de certains Lettrés et la pratique des nouveaux Enrichis, 6. — Conjuré chez les familles décrites dans le tome deuxième : par l'abondance des productions naturelles, par l'organisation de la propriété et de la famille, chez les Bachkirs de l'Oural, I, 13, et chez les Paysans en Communauté de Bousrah, viii, 1, 5, 7, 13, 17 ; —par les mœurs et institutions nées de la constitution féodale, chez les Ouvriers russes, ii, 7, 15; m, 5, 7, 12, 13; IV, 7, 12,13, 18; v, 13; vil, 5, 13, 18, 19; —par la Coutume qui rend solidaires les uns des autres les patrons et les ouvriers, et par l'organisation de la propriété chez les Musulmans, ix, 17.

Pauvres (Assistance des). — Assurée par l'esprit de charité né de la foi religieuse, et facilitée par l'abondance des moyens de subsistc^nce : — chez les Bachkirs de l'Oural, I, 1 ; — chez le Forgeron bulgare de Samakov^^a, vi, 13; — chez les Paysans en Communauté de Bousrah, viii, 13. — Imposée au Seigneur, par la Coutume, comme une fonction sociale, dan

PRECIS METHODIQUE ET ALPHABETIQUE

le régime féodal, en Russie et en Hongrie, ii, 3, 13 ; m, 12, 13; iv, 13 ; V, 7, 13; Vil, 13. — Organisée par la commune, comme une oeuvre d'intérêt public, concurremment avec l'assistance seigneuriale, V, 13. — Organisée, sous l'influence du Koran, au moyen d'une dîme, dans les pays conquis par les Turcs, v, 17; ix, 17.

Pauvreté. — Rare en Orient, notamment dans les pays qu'habitent: — les Bachkirs de l'Oural,!, 1, 13; — les Paysans (à Corvées) des Steppes d'Orenbourg, ii, 1, 13; — le Forgeron et le Charpentier de l'Oural, m, 1, 13; iv, 1, 13; — les Paysans (à l'Abrok) de l'Oka, v, 13 ; — le Forgeron bulgare de Samakowa, vi, 13, 17; les Paysans (à Corvées) de la Theiss, VII, 1, 13; les Paysans en Comjnunauté de Bousrah, viii, 1, 13; — le Menuisier de Tanger, ix,

Paysans. — Familles vouées aux travaux de culture et réunissant un ensemble de conditions remarquables; pour lesquelles, en particulier, le nombre des bras est en proportion telle avec l'étendue de la terre cultivée, qu'elles peuvent toujours y trouver un emploi suffisant, sans être obligées de chercher du travail au dehors. Les exemples des familles de ce type, décrites au tome deuxième, sont indiqués ci-après. — Organisés en Familles-souches, ils fournissentl'élément fondamental d'une nation,

Yil, 1.

Paysans, (a corvées) de la

Theiss. (Monographie des) — Décrits en vn, 1 à 21.

Paysans en communauté et en polygamie (Monographie des) de Bousrah, — Décrits en viii, 1 à 2/|.

Paysans et charrons (a corvées) des Steppes d'Orenbourg, (Monographie des) — Décrits en ii, 1 à 25.

Paysans, Portefaix et Bateliers ÉiMiGRA!STs(à l'Abrok) du bassin de roka (Monographie des) — Décrits en v, 1 à 24.

Pêche (Droit de), — Attribué à chaque membre de la Communauté, chez les Bachkirs, i, 7, 16.

— Concédé par le Seigneur : — aux Paysans (à Corvées) des Steppes d'Orenbourg, ii, 7; — au Forgeron des usines à fer de l'Oural, m, 1, 7, 14, 15 ; — au Charpentier des laveries d'or de l'Oural, IV, 1, 7, 14, 15; — aux Paysans (à l'Abrok) de l'Oka, v, 1, 7, 14, 15.

Père de famille (le). — Dans la Famille patriarcale, i, 12; II, 3, 12; III, 3, 12; iv, 3, 12 ; v, 3, 12; vm, 3, 5, 12. — Dans la Famille-souche, vu, 3, 5, 12.

Perfection originelle (Croyance a la). — «• Erreur introduite en France, au xviii* siècle, par les Anglais; professée ensuite par J.-J. Rousseau; propagée parles salons parisiens; adoptée comme principe par les révolutionnaires de 1789, de 1830, de 1848 et de 1870 ; admise plus ou moins ostensiblement par les écoles modernes hostiles à l'esprit de tradition, notamment par les positivistes, les évoUitionnistes, les matérialistes et les nihilistes. Cette erreur affirme

PRECIS METHODIQUE ET ALPHABETIQUE

que l'enfant naît avec une inclination exclusive vers le Bien et qu'en conséquence le Mal qui apparaît partout provient de l'action corruptrice exercée par les institutions traditionnelles de l'humanité. Le Principe de 1789 ne repose donc que sur une affirmation dont la fausseté est universellement connue des mères, des nourrices et de tous ceux qui sont en contact intime avec les enfants.

De ce principe on fait dériver logiquement trois faux dogmes : la

LIBERTÉ SYSTÉMATIQUE, l'ÉGALITÉ PRO- VIDENTIELLE et LE DROIT DE RÉVOLTE.

(Voir ces mots.)

Piroggi. — Mets national des ouvriers russes, composé d'une pâte remplie de viande et de gruau, nr, 9.

Poisson (Subvention de). — Occupe une place importante parmi les moyens d'existence : — chez les Bachkirs de l'Oural, i, 1, 7, 14, 15 ; — chez les Paysans (à l'Abrok) del'Oka, v, 7, U, 15.

Polygamie. — Exemple d'une famille de Paysans en Communauté et en polygamie de Bousrah, dans le pays de Haouran (Syrie), vm, 1 h. 2h' — La polygamie mesure de la prospérité des familles :

— cTiez les Bachkirs de l'Oural, I, 1 ; — chez les Paysans en Communauté de Bousrah, vm, 19. — Cause de gêne et de malaise dans l'opinion d'un ouvrier musulman urbain, le Menuisier de Tanger, IX, 13. — Coutume de la polygamie chez les Bachkirs de l'Oural, I, 3; chez les Paysans en Communauté de Bousrah, vm, 2, 3, 19;

chez le Menuisier de Tanger, ix, 3, 12, 13, 19. — Autorité incontestée du chef de ménage et subordination hiérarchique des femmes d'un même mari, chez les Paysans en Communauté de Bousrah, vm, 3, 8.

—Les ménages polygames sont en général plus féconds que les ménages monogames, dans le pays de Haouran, vm, 19. — Elle n'est pas assez répandue, bien que permise, parmi les nations musulmanes pour avoir une grande influence sur leur état social, vm, 19.

— Autorité du mari d'après la loi religieuse des Musulmans, ix, 19.

— La complication que la polygamie introduit dans le régime de succession des Musulmans en restreint l'usage, IX, 19.

Pomotch. — Nom des Corvées récréatives des ouvriers russes, 11, 11, 16, 19, 24; m, 11; v, 11, 28.

Population d'une commune rurale DE LA Hongrie. — Sa composition, VII, 17.

Population (état de la). — Se trouve, dans chaque chapitre ou Monographie de famille, au paragraphe 1.

Portefaix et Bateliers émi- GRANTS DE l'Oka (Monographiédcs),

— décrits en v, 1 à 29.

Prairies. — Propriétés communales attribuées à titre temporaire à chaque famille, Chez les Bachkirs de l'Oural, i, 1, 6, 7, 17.

— Possédées avec restrictions tutélaires, et source abondante de bienêtre, chez le Forgeron des usines à fer de l'Oural, m, 1, 6, 8, 11. — Créées par défrichement aux dé-

PRKCIS MliTIlOUIQUR ET ALPHABETIQUE.

pcns des forêts seigneuriales, grâce à la tolérance des propriétaires, dans les districts miniers et métallurgiques des Monts Oural, iv,

Précis MÉTHODIQUE ET ALPHABÉ- TIQUE des faits sociaux exposés dans le tome deuxième touchant l'organisation des familles et la constitution sociale des races de l'Orient, d'après les faits observés de 1829 à 1855, pour la 1" édition des Ouvriers Européens. — C'est la présente partie du tome deuxième.

Prêt à intérêt. — Interdit par la loi musulmane, vi, 13, 18, 19. — Pratiqué à un taux élevé par les banquiers juifs et chrétiens de la Syrie envers les Musulmans, vin, 13.

Prêt sans intérêt. — Il établit un lien de solidarité entré le patron et les ouvriers des usines à fer de Samakowa, vi, 7, 12, 13, 18.

Prévoyance. — Peu développée en général, grâce aux garanties de bien-être que les constitutions sociales assurent aux individualités inférieures, chez les ouvriers de l'Orient, i, 6, 13, 15; II, 13, 15; m, 5, 15; vi, 13, 15; vn, 13, 15; vm, 13, 15. — L'une des sources de l'élévation de la famille : chez le Charpentier des laveries d'or de l'Oural, iv, 3, 13, 15 ; chez le Menuisier de Tanger, IX, 12, 13, 15. — Éveillée par les habitudes d'émigration, chez les Paysans (à l'Abrok) del'Oka, v, 12, 13, 15, 17.

Prière (la).— L'un des charmes de la Vie nomade, i, 11. — L'une des pratiques principales du culte religieux, chez les Bachkirs de l'Oural, i, 21. — Prière en commun terminant toute réunion d'ouvriers émigrants en Russie, v, 20. — Prière en famille chez les Paysans (à Corvées) de la Theiss, vn, 3.

Principe de 1789. — Les révolutionnaires de 1789 et leurs successeurs n'ont qu'un seul principe qui leur soit propre : ils prennent pour base un fait évidemment faux, c'est-â-dire la Perfection originelle de Tenfant; et ils en déduisent logiquement trois faux dogmes, lesquels désorganisent toutes les sociétés qui les adoptent. (Voir; liberté SYSTÉMATIQUE, ÉGALITÉ PROVI- DENTIELLE et DROIT DE révolte).

Productions spontanées du SOL OU des Eaux. — La troisième cause du bien-être en Orient, 2; I, 7, 13; n, 7, 13; m, 7, 12, 13, 17, 18; IV, 7, 12,13; v, 7, 12, 13; VI, 13; vm, 7, 12, 13.

Progrès (le). — Expression employée a tort, dans un sens absolu, en Occident pour affirmer l'existence d'une loi fatale, en vertu de laquelle l'humanité se perfectionnerait sans cesse, quel que fût l'usage du libre arbitre. — Les transformations des Sociétés de l'Occident, comparées à la situation où se maintiennent celles de l'Orient, n'impliquent pas toujours l'amélioration du sort des Individualités inférieures, ii, 5. — Dans l'Occident, l'esprit de révolution ou de nouveauté est inca-

ÇRÉCIS MI^THODIQUE ET ALPHABÉTIQUE,

pable de restaurer, au profit des ouvriers, les bienfaits du régime de Communauté qui se conservent en Orient, sous l'influence des traditions patriarcales, m, 19 ; vm,

Progrès récents de la science ET DE l'art. — Considérés, à tort, en Occident, comme le Critérium absolu de la Supériorité sociale, 1.

Propagande antisociale de l'Occident. — Elle a surtout pour promoteurs lesLettrésqui affirment le faux principe de la Perfection originelle. Elle a pour agents les révolutionnaires qui appliquent par la violence les trois faux dogmes que la logique en déduit, savoir : la Liberté systématique, l'Égalité providentielle et le Droit de révolte. Elle commence à envahir les Classes dirigeantes de l'Orient, 7.

Propriétaires. — Personnes possédant les biens dits immeubles, c'est-à-dire les Foyers et les Ateliers ; ayant pour principal moyen d'existence les produits ou la location de leur propriété. Chez les Nomades proprements dits, la qualité de propriétaire est attachée à la possession des troupeaux.

Propriétaires -OUVRIERS. — - Ouvriers possédant une propriété immobilière, indépendamment des valeurs mobilières ; ayant pour travail principal l'exploitation de leur propriété. — Compris dans les familles décrites au tome deuxième, savoir : — ii, 1 à 25 ; — v, 1 à 29 ; — VII, 1 à 21.

Propriété (Division de la). —

Limitée au quart d'une unité agraire, nommée Sessio, chez les Paysans (à Corvées) de la Theiss, vn, 12. — Heureuse influence de cette limitation, vu, 19.

Propriété (Organisation de la). — Immeubles attribués par la Commune à chacun de ses membres Chefs de maison, avec répartition périodique, tous les quinze ans, des terres arables entre les familles, par l'autorité municipale, chez les Bachkirs de l'Oural, i, 7.

— L'une des causes de la sécurité, chez les Bachkirs de l'Oural, i, 13.

— Fondée sur un droit perpétuel des ouvriers à la possession du sol qu'ils cultivent, et sur une répartition temporaire des terres arables faite par le Seigneur, avec les conseils des Anciens de chaque village, dans le régime féodal du pays d'Orenbourg, n, 6. — Le droit de propriété seigneuriale garantit les ouvriers contre toute action usuraire, ii, 13 ; m, 6 ; iv, 6, 1,8; V, 13; vu, 13. -- La constitution de la propriété territoriale en Turquie et dans les autres pays musulmans a les mêmes effets bienfaisants, vi, 17; ix, 17.

Propriété territoriale en Turquie. — Elle comprend quatre classes principales de Terres : les Ochri, les Kharadji, les Miri et les Wakfi. Cette organisation a été établie dans la Turquie d'Europe après la conquête complétée par Mahomet II, en H53, vi, 17. — L'usage autorise en outre les ouvriers à créer, avec les terres incultes inoccupées, une catégorie

PttÉCIS MÉTHODIQUE ET ALPHABÉTIQUE,

Spéciale dé biens consacrés à leur habitation ou à de petites cultures ; on les nomme Mévat ou terres mortes, vi, 17.

Propriétés. — Leur nature et leur valeur sont indiquées, dans chaque chapitre ou Monographie de famille, au paragraphe 6.

Propriétés communales.

— Prédominantes chez les Bachkirs de l'Oural, i, 7.

Propriétés individuelles.

— Mal caractérisées chez les Bachkirs de rOural, i, 7. —Bornées, dans les Communautés, aux objets personnels et à une somme d'argent de provenance personnelle, II, 5, 6, 25; vni, 17.

Prospérité (la). — État d'une Société qui, en pratiquant la loi

de Dieu, conserve l'harmonie, le bien-être et la sécurité. Elle a pour symptômes : la Paix sociale, les croyances religieuses, la frugalité, la simplicité des idées. Elle a pour écueils les abus de la richesse, de la culture intellectuelle et de la puissance politique.

Province. — Circonscription territoriale formant le plus hau degré du Gouvernement local. Elle pourvoit aux besoins très-généraux de la Vie publique, que ne pourraient régler ou servir seules les Communes ou les circonscriptions intermédiaires. Le souverain y est habituellement représenté par un haut fonctionnaire, auquel il délègue une partie de ses pouvoirs.

Qvass. — Boisson fermentée, préparée avec de la fariné de seigle et divers aromates. Elle eet

d'un usage général en Russie, dans toutes les classes, ii, 9, 15 ; iv, 21 ; y, 9.

Rabotniks. — Ouvriers chargés des travaux intérieurs des mines et des forges et constituant une catégorie spéciale, dans la Russie septentrionale. Les plus capables sont rétribués par des Subventions variées, et par un salaire en argent réglé sur la quantité de travail exécuté. Les autres reçoivent, outre les Subventions nécessaires à la subsistance

de la famille, un modique salaire à la journée. Les uns et les autres doivent aux forges 270 journées de travail de 10 à 11 heures.

Dans les usines du bassin supérieur de la Kama, ils trouvent le concours d' une catégorie d'ouvriers agriculteurs, les Krestianié, qui n'existent pas dans les usines des monts Oural, m, 17. — Exemple d'un Rabotnik de la catégorie infé-

PRÉCIS MÉTHODIQUE ET ALPHABETIQUE

rieure, m. — Exemple d'un Rabotnik de la catégorie supérieure, iv.

Raison (la) unie a la foi. — Elle s'emploie chez les familles prospères de l'Orient à maintenir la croyance à la révélation surnaturelle du Décalogue : témoignage d'un vieillard, pasteur nomade, des Steppes asiatiques, 2.

Rang de la famille décrite dans chaque monographie. — Bachkirs de rOural, Ouvriers chefs de métier et Propriétaires dans le régime mixte des nomades et des peuples sédentaires, i, 5, 8. — Paysans (à Corvées) des Steppes d'OrenbourgjPropriétairesouvriers et Ouvriers chefs de métier dans le système des Engagements forcés, n, 5, 8. — Forgeron des usines à fer de l'Oural, tâcherons et Ouvriers propriétaires dans le système des Engagements forcés, m, 5, 8. — Charpentier des laveries d'or de l'Oural, journalier et Ouvrier chef de métier dans le système des Engagements forcés, iv, 5, 8. — Paysans (à l'Abrok) de l'Oka, Propriétaires ouvriers dans un régime d'Engagements forcés, touchant déjà de très-près au travail sans engagements; les membres émigrants travaillant temporairement en qualité de journaliers ou de tâcherons dans le système des Engagements momentanés, v, 5, 8, 12, 17. — Forgeron bulgare de Samakowa, journalier propriétaire dans le système des Engagements forcés, VI, 5, 8. — Paysans (à Corvées) de la Theiss, Propriétaires ouvriers dans un système d'Enga-

gements forcés, converti depuis 18/i8 en un système de travail sans engagements, vu, 5, 8, 18. — Paysans en Communauté de Bousrah. Ouvriers propriétaires'ldans le système du travail sans engagements, vin, 5, 8. — Menuisier de Tanger, Ouvrier chef de métier et Propriétaire dans le système du travail sans engagements, ix, 5, 8.

Recettes (Budget des). — Subdivisé en k sections : Propriétés; Subventions ; Salaires des Travaux; Industries de la famille; il forme, dans chaque chapitre ou Monographie de famille, le paragraphe 1/j.

Récréations. — Diversions agréables aux occupations habituelles. — Jouissances de la Vie nomade, consommation de mets favoris et exécution de certains travaux exceptionnels avec le concours temporaire d'ouvriers étrangers à la famille, chez les Bachkirs de l'Oural, i, 11, 15. — Repas des jours de fête et réunions provoquées par l'exécution de certains travaux exceptionnels avec le secours d'ouvriers étrangers à la famille, chez les Paysans (à Corvées) des steppes de l'Oural, n, 11, 2k. — Promenades et danses des jeunes filles, ave(î chants graves et lents, précédant la récolte des foins, dans le pays d'Orenbourg, u, 11.

— Veillées où, sous l'œil d'un Chef de famille , se rencontrent les jeunes filles et les jeunes gens, et où se décident la plupart des mariages, ii, 11. — Consistent surtout dans les travaux et les fêtes de la récolte des

PRECIS METHODIQUE ET ALPHABETIQUE

foins; puis, pour les hommes dans l'exercice de la chasse et l'usage de l'eau-de-vie; chez les femmes, dans les veillées d'hiver et la fête de la fécolte des choux; chez le Forgeron des usines à fer de l'Oural, m, 11. — Outre les récréations indiquées chez le Forgeron de l'Oural, les entreprises commerciales relatives au commerce des grains constituent une récréation lucrative très-agréable, chez le Charpentier des laveries d'or de l'Oural, IV, 11. — Fêtes religieuses et Corvées récréatives; fêtes de famille; pour les jeunes filles, danses et chants d'un caractère grave; veillées d'hiver; chez les Paysans (à l'Abrok) de l'Qka, v, 11. — Usage du tabac à fumer et de l'eau-de-vie et du vin ; fréquentation des foires voisines :

réunions des femmes entre elles, et promenades en commun, chez le Forgeron bulgare de Samakovi^a, VI, 11. — Usage du tabac à fumer, de l'eau-de-vie et du vin dans un cabaret; fréquentation des foires voisines; spectacles forains; veillées d'hiver pour les femmes ; jeux de force et d'adresse pour les jeunes garçons, chez les Paysans hongrois, vn, 11. — D'un caractère principalement religieux; plaisirs de l'hospitalité; récits .des conteurs au foyer ou près des portes; les femmes se récréent à part par des causeries entre elles et par les soins donnés aux enfants, chez les Paysans en Communauté de Bousrah, vm, 11. — Bornées, pour l'ouvrier, à ses travaux de jardinage, à l'éle-

vage d'animaux domestiques; pour la femme, à des visites à ses amies et au cimetière; récits des conteurs et spectacles forains; fêtes de noces, chez le Menuisier de Tanger, ix, 11. — «Récréations favorites des; populations barbaresques, ix, 21.

Recrutement de l'armée. — Charges qu'il impose, pendant la paix, à la propriété seigneuriale, en Russie, v, 26.

Régime manufacturier (Abus du). — L'une des causes de l'antagonisme déchaîné aujourd'hui sur les sociétés de l'Occident, 1.

Religion, chez les familles

DÉCRITES AU TOME II. — FamillCS

musulmanes : Bachkirs de l'Oural, i, 3, 20, 21 ; Paysans en Communauté de Bousrah, vm, 3, 11, 1/j; Menuisier de Tanger, ix, 3, 14. — Familles chrétiennes du rite grécorusse orthodoxe : Paysans (à Corvées) des Steppes d'Orenbourg, ii, 3, U, 22, 23, 24; Forgeron des usines à fer de l'Oural, m, 3, H; Paysans (à l'Abrok) de l'Oka, v, 3, 14. — Famille chrétienne du rite gréco-russe, secte des vieux croyants : Charpentier des laveries d'or de l'Oural, iv, 3, 14. — Famille chrétienne du rite grec : Forgeron bulgare de Samakowa, v, 3, 14, —Famille catholique romaine :

Paysans (à Corvées) de la Theiss, VII, 3, 14.

Religion (Ferveur pour la). — Cause de supériorité sociale dans une famille de Bachkirs de l'Oural, I, 3. — Maintenue par la tradition

PRECIS METHODIQUE ET ALPHABETIQUE

établie et par les prescriptions légales, chez les Paysans (à Corvées) des Steppes d'Orenbourg ; sans exclure absolument le Mal, elle inspire une précieuse résignation, un respect docile envers les parents et une sérénité admirable en face de la mort, ii, 3. — Peu prononcée chez le Forgeron des usines à fer de l'Oural, m, 3. — Empreinte d'austérité et d'attachement aux Coutumes des dissidents, chez le Charpentier des laveries d'or de l'Oural, IV, 3. — Réduite à l'exact accomplissement des devoirs religieux, chez les Paysans (à l'Abrok) de rOka, v, 3. — Très-prononcée, surtout parmi les femmes, elle a pour effets : le maintien absolu du respect pour les parents, des mœurs très-pures, une grande droiture, la tempérance au milieu de l'abondance du vin, chez les Paysans (à Corvées) de la Theiss, vu, 3. — Fondement de l'autorité du chef de famille et du chef de Communauté, chez les Paysans en Communauté de Bousrah, viii, 3.

Religion (Indifférence pour la). — Habituelle chez les Bachkirs de l'Oural, i, 3. — Elle réduit la pratique du culte religieux à l'observation de quelques règles d'ordre matériel, surtout des jours de jeûne et des jours de maigre, chez le Forgeron bulgare de Samakowa, VI, 3. — Fréquente chez les Arabes nomades, dans le pays de Haouran, vm, 3.

Repas. — Leur nombre et le caractère du régime alimentaire sont indiqués, dans chaque cha-

pitre ou Monographie de famille, au paragraphe 9.

Repos hebdomadaire. — Observé che2: les Bachkirs de l'Oural, par ferveur religieuse, i, 21. — Repos périodique d'une semaine sur cinq, chez le Forgeron des usines à fer de l'Oural, m, &. — Répartition irrégulière des jours de repos, chez le Forgeron bulgare de Samakowa, vi, 8.

Répudiation de la femme. — Sanction de l'autorité du mari dans le régime de la polygamie, vm, 19; IX, 19.

Résidence sur le domaine. — L'un des principaux devoirs des grands propriétaires fonciers.

Respect de Dieu. — L'une des premières prescriptions du Décalogue éternel (1" Commandement). — Source d'une grande dignité personnelle chez les Paysans ■ (à Corvées) des Steppes d'Orenbourg, II, 3.

Respect de Dieu et du Père de Famille (Maintien du). — Troisième condition spéciale de bien-être chez les Familles décrites dans le tome deuxième. Elle est encore universelle chez les populations de l'Orient, k.

Respect de la femme mariée. — L'une des prescriptions du Décalogue éternel (9« commandement), consacrant ainsi la sainteté du mariage et condamnant la pensée même de l'adultère.

Respect de la propriété. — L'une des prescriptions implicites du Décalogue éternel qui défend de dérober et de convoiter le bien

PRÉCIS MÉTHODIQUE ET ALPHABÉTIQUE

d'autrui (7^ et 10« commandements). — Mal observé, chez les Paysans en Communauté de Bousrah, VIII, 3.

Respect de la vérité. — L'une des prescriptions « implicites du Décalogue éternel, qui défend le faux témoignage (8" commandement). — Peu observé chez les Bachkirs de l'Oural, i, 3; chez les Paysans (à l'Abrok) de TOka, v, 3. — Maintenu complètement chez les Paysans (à Corvées) de la Theiss, vn, 3.

Respect de la vie. — L'une des prescriptions implicites du Décalogue éternel, qui défend de tuer (5« commandement). — Mis en oubli par esprit de vengeance héréditaire chez les Paysans en Communauté de Bousrah, vm, 3.

Respect des ouvriers pour LE PATRON. — L'un des symptômes de la Paix sociale, chez les Paysans (à Corvées) des Steppes d'Orenbourg, n, 3.

Respect filial. — L'une des premières prescriptions du Décalogue éternel {k^ commandement).

— Maintenu par la Coutume, malgré des contacts corrupteurs, chez les Bachkirs de l'Oural, i, 5. —

Caractérise les habitudes morales :

des Paysans (à Corvées) des Steppes d'Orenbourg, ii, 3 ; de la majeure partie des ouvriers russes, v, 3; des Paysans (à Corvées) de la Theiss, vn, 3 ; des Paysans en Communauté de Bousrah, vm, 3; des populations musulmanes du Maroc, IX, 19.

Révélation du Décalogue. — Considérée par les races prospères de l'Orient comme un don direct de Dieu et non comme le produit de la sagesse humaine. Témoignage direct d'un vieillard pasteur nomade des Steppes asiatiques, indiquant les motifs de cette croyance générale de sa race, 2.

Rites. — Témoignage de politesse, chez les Bachkirs de l'Oural, I, 9. — Usages caractéristiques du mariage, chez les Paysans (à Corvées des Steppes d'Orenbourg, ii, 24. — Rites judiciaires, en Turquie, VI, 20. — Rites relatifs au repas, dans le pays de Haouran, vni, 9 ; au Maroc, ix, 9.

Routine (Esprit de). — Exagération de l'esprit de tradition, allant jusqu'à repousser les innovations utiles.

Sages de l'Orient. — Réponse de l'un d'eux à des questions concernant l'origine surnaturelle du Décalogue, 2. — Résistance des Chefs de famille, dans la constitution patriarcale, aux innova-

tions que tendent à propager les femmes et les enfants, ii, 3.

Sagesse humaine. — Son insuffisance en ce qui touche l'origine du Décalogue. Opinion ferme établie à ce sujet chez les

PRECIS METHODIQUE ET ALPHABETIQUE

races prospères de TOrient, 2.

Salaire. — Rétribution accordée à l'ouvrier en échange de son travail. Chez les Sociétés modèles, elle comprend deux parties : l'une (le salaire proprement dit) proportionnelle aux efforts de l'ouvrier ; l'autre (les Subventions) proportionnelle aux besoins de sa famille.

Le salaire proprement dit, consistant en une rétribution pécuniaire ou en allocations d'objets de consommation, prend fin dès que le travail est suspendu. — Évaluation des salaires chez les ouvriers chefs de métier décrits au tome deuxième, I, 7, 8, U; v, 8, U; vu, 8, l/i; vni, 7, 14; ix, 7, 8, 14. — Taux des salaires chez les Ouvriers (à Corvées) décrits au tome deuxième, 11,7,8, U;iii, 1,5, 7, 8,14,17, 18, 19; IV, 7, 8, 14; vi, 7, 8, 14.

Samakowa. — Ville, auprès de laquelle habite la famille du Forgeron bulgare des usines à fer, décrit en vi.

Santé (Service de). — Les détails qui le concernent sont consignés, dans chaque chapitre ou Monographie de famille, aux paragraphes 4 et 15.

Sauvages. — Nomades vivant de la chasse, de la pêche et de la Cueillette, sans tradition régulière au sujet de la loi de Dieu.

Science (la). — Mot souvent détourné de son sens légitime pour affirmer une erreur, savoir :

que les savants modernes remplacent utilement, par leurs découvertes, les vérités traditionuelles du genre humain, 7.

Sécurité des individus. — L'un des biens qui sont propres à la Prospérité. — Fondée, chez les Bachkirs de l'Oural, sur l'organisation de la propriété; sur un large système de Subventions; sur l'organisation de la famille maintenue par la tradition et par l'influence religieuse, i, 13. — Fondée, chez les Paysans (à Corvées) des Steppes d'Orenbourg, sur l'étendue du sol disponible, sur l'organisation patriarcale de la famille, sur l'organisation de la propriété, sur la variété des Subventions, ii, 13. — Garantie complètement par la constitution féodale, chez le Forgeron des usines à fer de l'Oural, m, 13; chez le Charpentier des laveries d'or de l'Oural, iv, 12, 13; chez les Paysans (à l'Abrok) de rOka,v, 13; chez le Forgeron bulgare de Samakowa, VI, 13; chez les Paysans (à Corvées) de la Theiss, vii, 13. — Assurée par le régime patriarcal, chez les Paysans de Bousrah, viii, 13, 17. — Elle est le but ordinaire de l'établissement des Communautés, viii, 18.

Sédentaires. — Peuples à demeures fixes, attachés au sol par l'agriculture et la plupart des arts usuels. Des neuf familles décrites au tome deuxième, huit sont entièrement sédentaires, la neuvième est nomade durant l'été et sédentaire durant l'hiver, i, 1 à 27.

Seigneur. — Dénomination qui désigne le Maître dans le régime féodal. — Il doit à ses ouvriers, d'après la Coutume ou la loi, des allocations de terres et

PRECIS METHODIQUE ET ALPHABETIQUE

diverses subventions, ii, 1 ; m, 7, 13; IV, 7, 13; v, 13; vi, 13. — Il favorise, parmi ses ouvriers, l'essor des Individualités éminentes par l'intelligence et la vertu, ii, 1, 3 ; III, 5, 12; IV, 12, 18. — Il doit à ses ouvriers une assistance efficace dans tous les cas d'accidents, ii, 7, 13; ni, 13. — Il autorise le choix des chefs de maison qui doivent transmettre l'autorité patriarcale, II, 12. — Il préside à l'essaimage des familles dans la constitution féodale de la Russie, m, 12; v, 2.

— Il assure le bien-être des ouvriers par l'accomplissement de ses devoirs sociaux dans la constitution féodale, iv, 13. — Il emploie son influence à maintenir le régime de Communauté dans la famille, v, 22 ; vni, 18. — Son rôle en Russie dans le recrutement de l'armée, v, 26.

Servage. — Mot habituellement employé pour désigner un régime d'engagements, entre le maître et les ouvriers, qu'il vaut mieux désigner sous le nom de régime des Engagements permanents forcés.

Sessio. — Unité d'évaluation de la terre arable attribuée à une famille de Paysans (à Corvées) de la Theiss, vn, 17.

Société. — Groupe de familles vivant sous un même Gouvernement.

Sol (Constitution géologique du).

— Elle est souvent définie, dans les chapitres ou Monographies de familles, au paragraphe 1.

Sol disponible (Abondance

du). — La troisième cause du bien-être en Orient; moins indispensable que les deux premières, elle est partout importante, 2. — Fait de plus en plus défaut en Occident, au grand détriment des ouvriers; mais les patrons imbus du sentiment de leurs devoirs savent y suppléer, 6. — Première condition spéciale de bien-être chez les familles décrites dans le tome deuxième. Elle donne la sécurité aux ouvriers et facilite leur élévation dans la hiérarchie sociale, li, — Exemples observés :

chez les Bachkirs de l'Oural, i, 1; chez les Paysans (à Corvées) des Steppes d'Orenbourg, ii, 12, 13; chez le Forgeron des usines à fer de l'Oural, m, 1, 7, 13 ; chez le Charpentier des laveries d'or de l'Oural, IV, 19; chez le Forgeron bulgare de Samakowa, vi, 13; chez les Paysans en Communauté de Bousrah, viii, 1, 13, 21.

Sol (État du). — II est défini, dans chaque chapitre ou Monographie de famille, au paragraphe 1.

Solennités. — Se rattachant à l'exécution de certains travaux exceptionnels, chez les Bachkirs de l'Oural, I, 11, 15. — Célébrées par des cérémonies religieuses et des repas exceptionnels, chez les Paysans (à Corvées) des Steppes d'Orenbourg, ii, 19, 24.

Solidarité sociale. — Fondée :

— sur l'organisation patriarcale et sur la constitution féodale, en Russie, II, 13; m, 13; iv, 13; v, 13; — sur la constitution patriarcale, chez les populations de la Turquie, vi, 1 3.

PRECIS METHODIQUE ET ALPHABETIQUE

Souffrance. — État d'une société qui, en abandonnant la loi de Dieu, perd l'harmonie, le bien-être et la sécurité.

Soumission a la coutume des ANCÊTRES (Maintien de la). — Quatrième condition spéciale de bienêtre chez les familles décrites dans le tome deuxième. Elle est encore dominante chez les Gouvernants, li.

Spécialité du travail, chez les OUVRIERS de l'occident. — L'un des caractères de la condition des ouvriers. Elle contraste avec la Variété du travail observée en Orient, i, 5 ; n, 5 ; iv, 5.

Stabilité. — Condition heureuse qui se manifeste surtout au sein des familles par la conservation des avantages acquis et la régularité des moyens de subsistance. — Assurée depuis un temps immémorial, en Orient, par les traditions des Ateliers, des Foyers et des Voisinages, 1.

Starchi. — Père de famille, ou Chef de maison dans les familles patriarcales de la Russie, ii, 2. — Possède par indivis Thabitation. les immeubles ruraux, la plupart des animaux domestiques et les moyens de travail ; encaisse toutes les recettes et en dispose à son gré; n'a aucune propriété purement personnelle ; chaque ménage possède à titre individuel une somme d'argent constituée avec les présents faits aux jeunes mariés et entretenue avec les produits de certaines industries domestiques des femmes, chez les

Paysans (à Corvées) des Steppes d'Orenbourg, ii, 25.

Starowertzi. — Secte de vieux croyanls (Chrétiens grecs) qui persistent en Russie à rester séparés de l'église officielle. Les chefs de famille attachés à cette tradition exercent le ministère religieux, à leur Foyer, iv, 3.

Steppes. — Vastes plateaux éminemment propres à la croissance des herbes, à l'exploitation des troupeaux et à l'existence des pasteurs. Le principal de ces plateaux est la Grande - steppe de l'Asie centrale. — Fertilité de certaines Steppes supérieure à celle des cultures perfectionnées de l'Occident, 3. — Patrie des races modèles de l'Orient, 3. — Leur constitution physique, rebelle à la végétation forestière, 3; i, 17. — Leur exploitation chez les Kirghiz, I, 18.

Sub-inquilini. — Journaliers non-propriétaires (à Corvées) des plaines de la Theiss, vu, 1.

Subventions. — Rétributions, en objets ou en usufruits de propriétés, constituant une partiodu salaire qui est réglée, moins d'après la quantité de travail de l'ouvrier que d'après l'étendue des besoins de sa famille. — Consistant surtout en droits d'usage sur les pâturages des Steppes et les Productions spontanées du sol, elles constituent une des principales causes de la sécurité chez les Bachkirs de l'Oural, i, 7, 13, 1/|, 16. •— Consistant, sous le régime féodal, en droits d'usage et eo secours accordés en propor-

PRECIS METHODIQUE ET ALPHABETIQUE

tion des besoins par le Seigneur à ses ouvriers, chez les Paysans (à Corvées) des Steppes d'Orenbourg, II, 7, U, 16. — Elles ont une part importante dans la sécurité des familles, chez les Paysans (à Corvées) des Steppes d'Orenbourg, ii.

13. — Fournies par le Seigneur; composées surtout des droits d'usage sur les bois, le gibier, le poisson, les champignons, les fruits sauvages; comprenant aussi les secours médicaux et l'instruction des enfants : — chez le Forgeron des usines à fer de l'Oural, m, 7, 12, 13, 17,18, 19; — chez le Charpentier des laveries d'or de l'Oural, iv, 7, 12, 13; — chez les Paysans (à l'Abrok) de l'Oka, v, 7,12, 13. — Provenant du Patron, très-variées et concernant la nourriture, les vêtements, les besoins moraux et le service de santé, chez le Forgeron bulgare de Samakowa, vi, 7, 12, 13. — Restreintes à des droits d'usage sur les pâturages et les marais communaux, chez les Paysans (à Corvées) de la Theiss, vu,

7, 12, 13. — Très -abondantes, provenant de la commune et du domaine public ; concernant l'habitation, la nourriture, les industries domestiques, chez les Paysans en Communauté de Bousrah, vm, 7, 12, 13. — Rares et restreintes à quelques cadeaux d'amis, chez le Menuisier de Tanger, ix, 7.

Succession (Régimes de). — Trois régimes : La Conservation FORCÉE, le Partage forcé, la Liberté TESTAMENTAIRE. — Régime dos Successions dans une Famille-souche, chez les Paysans (à Corvées) de la Theiss, vu, 19. — Régime de succession des biens réglé par la loi religieuse, interprétée par le père de famille, chez les Musulmans, ix, 19.

Supériorités sociales. — Elles doivent être appréciées, non d'après des idées préconçues, mais d'après les résultats constatés par l'observation. Au premier rang de ceux-ci figure la possession du bien-être, qui a pour symptômes principaux la sécurité et la Paix sociale, 1.

Tabac. — Alloué comme Subvention par le patron aux ouvriers des usines à fer de Samakowa, VI, 7. — En usage habituel : — chez les Paysans (à Corvées) de la Theiss, vu, 11, 15; — chez les Paysans en Communauté de Bousrah, VIII, 11; — chez le Menuisier de Tanger, ix, 15.

Taohli. — Village habité par

les Paysans (à Corvées) des Steppes d'Orenbourg décrits en ii. — Statistique du village, ii, 1.

Tanger. — Ville habitée par le Menuisier décrit en ix.

Tatars. — Musulmans sédentaires de la Russie orientale, i, 18.

Tatouage. — En usage chez les femmes des Paysans du Haouran, viir, H.

PRECIS METHODIQUE ET ALPHABETIQUE

Tempérance et sobriété.

— Sources de prospérité et d'élévation pour : le Charpentier des laveries d'or de TOural, iv, 3, 13;

— les Paysans (à l'Abrok) de l'Oka, V, 3, 13.

Tente. — Habitation d'été, chez les Bachkirs de l'Oural, i, 6. — Montage et pliage de la tente, travail principal des Bachkirs de l'Oural en été, i, 8. — Ameublement et construction chez les Bachkirs de rOural, i, 19.

Terrain (Allocations de). — Faites par le Seigneur à un ménage pour l'aider à créer une habitation, chez le Forgeron des usines à fer de rOural, m, 6, 7, 12, 14. — Supplément de terre cultivable exploité sans accroissement d'impôt, chez les Paysans en Communauté de Bousrah, viii, 7.

Terres cultivées. — Propriétés communales attribuées à litre temporaire à chaque famille, chez les Bachkirs de l'Oural, i, 1, 6, 7. — Souvent attribuées en propre aux familles pour une période limitée, et soumises périodiquement à une nouvelle répartition faite par le Seigneur à l'aide du conseil d'Anciens de chaque village, n, 6. — Soumises à un système de jachères par moitié, dans le pays d'Orenbourg, ii, 21.

— Prairie créée par empiétement sur la forêt seigneuriale, chez le Forgeron des usines à fer de l'Oural, m, 6, H; chez le Charpentier des laveries d'or de l'Oural, iv, 6, U. — Très-dispersées ; et comprenant une métairie aux

Abeilles, chez les Paysans (à l'Abrok) de l'Oka, v, 6, U. — Constituées par lots, nommés Sessio, servant à la fixation de la redevance, chez les Paysans (à Corvées de la Theiss, vu, 6, 1/|. — Combinaisons par lesquelles une famille de Paysans (à Corvées) de la Theiss se procure le complément de terre qui lui est nécessaire, VII, 20. — Prélevées sur le sol disponible, chez les Paysans en Communauté de Bousrah, vni, 6, Ih.

Testament (le). — Son rôle prépondérant dans la famille patriarcale, chez les Bachkirs de l'Oural, I, 12. — Les chefs de famille, chez les Bachkirs de l'Oural, ont coutume d'user de la Liberté de tester en tenant compte des charges imposées par le mariage aux garçons ; et ils atlribuent généralement à ceux-ci une part double de celle des filles, i, 12.

Tiaglo. — Unité de population correspondant à peu près à un ménage et usitée en Russie pour la répartition des allocations de terres faites par le Seigneur et des Corvées exigées en échange, ii, 1, 18.

Tradition (Esprit de). — Ensemble des tendances qui portent une race à conserver les avantages du régime établi. Quand il s'exagère au point de repousser des innovations utiles, il dégénère en esprit de routine. — Quelques exemples de l'esprit de tradition qui anime les chefs de famille et les populations, dans les contrées auxquelles se rapporte le tome deuxième. —

PRECIS METHODIQUE ET ALPHABETIQUE

Chez les Bachkirs de l'Oural : attachement aux pratiques du culte musulman, i, 3, 21; répugnance pour les travaux de culture, i, 8 ; attachement pour l'aliment favori, le lait de jument fermenté, ou Khoumouis, i, 9 ; prédilection pour la Vie nomade, i, 11; opiniâtreté avec laquelle la population tout entière repousse les innovations,

I, 12; attachement à la tradition qui confère l'enseignement scolaire des enfants au Moullah, c'est-àdire au fonctionnaire ecclésiastique de chaque village, i, 20; respect conservé pour l'autorité et les dispositions testamentaires du chef de famille, i, 23. — Chez les Paysans (à Corvées) des Steppes d'Orenboiirg : conservation d'une vive foi religieuse, fidélité aux habitudes traditionnelles de Communauté dans la famille, ii, 2; attachement à la famille du Seigneur, fidélité aux usages établis, sollicitude avec laquelle le chef de famille repousse les innovations dans le vêtement et la nourriture, n, 3; conservation de coutumes dangereuses dans les maladies éruptives des enfants, ii, Zi; rigoureuse observation des carêmes, au milieu de copieuses ressources alimentaires, ii, 9; négligence traditionnelle des soins de propreté,

II, 10; habitudes d'une large hospitalité, II, 11; conservation des traditions de liberté aux jeunes enfants, d'autorité au chef de famille et d'ascendant personnel au Seigneur, ii, 12; maintien de la triple subordination de chaque in-

dividu au père, au conseil communal et au Seigneur, ii, 13; conservation des rites traditionnels du mariage, n, 24. — Des sentiments et des tendances analogues existent dans tout l'Orient. L'exception ne se présente guère que dans les localités où pénètre l'esprit de nouveauté de l'Occident.

Traditions. — Ensemble des idées, des mœurs et des institutions qu'une race a conservées d'âge en âge en raison de leurs bienfaits et qui ont été le fondement de sa prospérité. — Leur maintien et le respect qui les entoure figurent parmi les causes principales de la Paix sociale, chez les Bachkirs de l'Oural, I, 13.

Transports (Industriej des). — Exercées par des Paysans (à l'Âbrok) , en Russie, n, 17. — Elles deviennent un des moyens d'élévation des ouvriers intelligents et moraux, avec l'assistance des Seigneurs russes, iii,-12;iv, 20; v, 1.

— Elles ont la même importance chez les Paysans (à Corvées) de la Theiss, vu, 19.

Travail agricole (Répugnance POUR le). — Chez les pasteurs demi-nomades de l'Oural, i, 8, 11.

Travail sans engagements (Système du). — Constitutions sociales où les ouvriers travaillent pour une clientèle. Ce système établit un état d'équilibre dans lequel chaque ouvrier est propriétaire ou chef d'industrie; où par conséquent il n'existe, à proprement parler, ni Maîtres, ni Ouvriers.

La classe qui le caractérise le mieux

PRÉCIS MÉTHODIQUE ET ALPHABETIQUE

est celle des Paysans. Ils ont surtout pour clientèle le marché public ; ils se maintiennent fermement de génération en génération, à la limite commune de la classe des ouvriers et de celle des propriétaires, par la force des mœurs, à la faveur des biens communaux et à l'aide d'un bon système de défrichement ou d'émigration. Cette classe d'ouvriers possède et met au service de la Société des conditions merveilleuses de stabilité, de force et de grandeur. — Ouvriers travaillant dans ce système décrits au tome deuxième : — les Bachkirs de rOural, i, 1 à 27; — les Paysans (à l'Abrok) de l'Oka, v, 1- à 29 ; — les Paysans (à Corvées) de la Theiss, vn, 1 à 21; — les Paysans en Communauté de Bousrah, vm, 1 à 2h\ — le Menuisier de Tanger, IX, 1 à 22.

Travaux de la famille. — Exécutés : tous au compte de la famille, chez les Bachkirs de l'Oural, I, 8, U. — Sauf la Corvée, qui est un impôt seigneurial, tous à son propre compte, chez le Paysan (à Corvées) des steppes d'Orenbourg, ii, 8, U, 16. — Les principaux, au compte du propriétaire de l'usine ; les autres, au compte de la famille, chez le Forgeron des usines à fer de l'Oural, m, 8, 14, 16 et chez le Charpentier des laveries d'or de l'Oural, iv, 8. — Tous, au compte de la famille; les uns, par les membres sédentaires et concernant l'exploitation agricole; les autres, par les membres émigrants et concernant

diverses entreprises de transport par terre ou par eau, chez les Paysans (à l'Abrok) de l'Oka, v, 8, U. — Les principaux, au compte du propriétaire de l'usine; les autres, au compte de la famille, chez le Forgeron bulgare de Samakovi^a, VI, 8, U. — Les principaux, au compte du Seigneur, à titre de Corvée, et au compte delà famille, chez les Paysans (à Corvées) de la Theiss, vu, 8, l/j. — Tous, au compte de la famille, chez les Paysans en Communauté de Bousrah, vm, 8, U et chez le Menuisier de Tanger, ix, 8, 14.

Travaux des enfants. — Liés à ceux des femmes chez les Bachkirs de l'Oural, i, 8, 14. — Nuls avant l'âge de 14 ans, chez les Paysans (à Corvées) des Steppes d'Orenbourg, n, 12. — Assistance donnée à la mère de famille dans ses travaux : — chez le Forgeron des usines à fer de l'Oural, m, 8, 12; — chez le Charpentier des laveries d'or de l'Oural, iv, 8, 12; — chez le Forgeron bulgare de Samakowa, vi, 8, 12;— -chez les Paysans (à Corvées) de la Theiss.

Travaux des femmes. ^ En Orient, les femmes sont cortimunément exemptes de tout travail étranger aux soins domestiques ou aux industries de la famille; exceptionnellement elles se livrerit au dehors du foyer à certains travaux appropriés à leurs forces, m, 12. — Chez les Bachkirs de l'OUral : soins domestiques, cultures potagères, fabrication des étoffes et vêtements d'usage domestique,

PRECIS METHODIQUE ET ALPHABETIQUE

cueillette des fruits et des autres produits spontanés, i, 8, H. — Chez les Paysans (à Corvées) des Steppes d'Orenbourg : travaux agricoles; en second lieu, travaux domestiques, exécutés à tour de rôle par une des femmes de la Communauté, culture du jardin potager, confection des étoffes d'usage domestique et des vêtements, fabrication des torches et cueillette de fruits et de champignons, II, 8, 14.— Chez le Forgeron des usines à fer de l'Oural : soins du ménage, filage et tissage domestique, culture du jardin, entretien des animaux et récolte du foin, m, 8, U. — Chez le Charpentier des laveries d'or de l'Oural :

soins du ménage, entretien des vêtements, iv, 8, IZi, 21. — Chez les Paysans (à l'Abrok) de l'Oka :

travaux agricoles, soins du ménage, mouture à bras des céréales, entretien des vêtements, culture du jardin, clieillette des produits spontanés, filage et tissage, v, 8, 23.

— Chez le Forgeron bulgare de Samakowa : soins du ménage, filage de la laine, culture du jardin, entretien des animaux, glanages, VI, 8, 14. — Chez les Paysans (à Corvées) de la Theiss : soins du ménage, filage et tissage domestique, vu, 8, 14. — Chez les Paysans en Communauté de Bousrah : entretien de la basse-cour, préparation de divers objets de consommation domestique, soins du ménage, confection et entretien des vêtements, viii, 8, 14.

— Chez le Menuisier de Tan-

ger : soins du ménage, ix, 8, 14.

Travaux des hommes. — Chez les Bachkirs de l'Oural : exploitation agricole, récolte des foins sur les prairies communales, soins aux animaux domestiques, entretien dé l'habitation , au compte de la famille, i, 8, 14, 16.— Chez les Paysans (à Corvées) des Steppes d'Orenbourg : exploitation agricole au compte de la famille ou pour le compte du Seigneur; secondairement, exploitation des bois accordés à titre de Subvention, fabrication des sandales, du charbon, des roues de chariot, des gants d'hommes, entretien de l'habitation et des mobiliers, 11, 8, 14, 16.

— Chez le Forgeron de l'Oural :

affinage de la fonte de fer, au compte du Seigneur; secondairement, récolte des noisettes de pin, fabrication des meules à céréales et des métiers à tisser, entretien de l'habitation, chasse, récolte du foin, au compte de la famille, m, 8, 14, 16. — Chez le Charpentier des laveries d'or de l'Oural :

construction du matériel d'exploitation des laveries d'or, au compte du Seigneur; secondairement, abatage et transport du bois, entretien du cheval, récolte du foin, entretien de l'habitation, commerce de farine, au compte de la famille, IV, 8, 14, 16. — Chez les Paysans (à l'Abrok) de l'Oka, les sédentaires s'occupent principalement de l'exploitation agricole; secondairement, de l'abatage et du transport du bois, de l'entretien des bâtiments et du mobilier, de la pêche,

PRECIS METHODIQUE ET ALPHABETIQUE

des transports de denrées, etc., V, 8, 14, 16. — Chez le Forgeron bulgare de Samakowa : élaboration du fer et travaux de culture, au compte du Seigneur; secondairement culture du jardin, entretien de l'habitation, confection et entretien des vêtements, vi, 8, U, 16.

— Chez les Paysans (à Corvées) Me la Theiss : exploitation agricole au compte du Seignei^r et exploitation agricole au compte de la famille; secondairement , abatage et transport du bois, récolte des roseaux.

transports divers et entretien des bâtiments, vu, 8, U, 16. — Chez les Paysans eh Communauté de Bousrah : exploitation agricole; secondairement, exploitation des diverses subventions, entretien de l'habitation, service d'hospitalité et divers soins de ménage, vm, 8, l/i, 16. — Chez le Menuisier de Tanger : travaux de menuiserie; secondairement, culture des jardins, IX, 8, U, 16.

Tsiganes. —Artisans nomades de la Russie orientale, i, 18.

Ulémas. — Hiérarchie de savants chargés en Turquie d'exercer la haute justice ; de remplir certaines fonctions administratives et de donner l'Enseignement supérieur fondé sur le Koran. Elle comprend dix -huit classes et, au-dessus d'elles, le Cheikh-ul-islam, vi, 20.

Union de la famille et du Foyer. — La cinquième pratique de la Coutume des Ateliers. — Coutume universelle en Orient, I, 6, 10; n, 6, 10; m, 6, 10; iv, 6, 10; V, 6, 10; VI, 6, 10; vn, 6, 10; VIII, 6, 10. — Exception unique pour le Menuisier de Tanger, ix, 6, 10.

Usines (Les grandes). — Trois catégories : Usines rurales ou forestières ; Usines hydrauliques ; Usines a vapeur. Elles constituent, avec les Fabriques collectives, les quatre organisations de la grande industrie manufacturière. — Les usines métallurgiques de la Russie

sont toujours accompagnées d'une grande étendue de territoire destinée à fournir : 1° le combustible nécessaire aux travaux métallurgiques ; 2° les aliments pour les ouvriers et les fourrages pour les animaux de travail, m, 17. — Elles répondent beaucoup mieux aux exigences modernes de l'industrie que les communes industrielles fondées sur le principe collectif, III, 19.

Usines rurales ou forestières. — Type dominant de la grande industrie métallurgique en Russie. Elles se rapportent à deux types distincts : IMes unes, comme celles du bassin supérieur de la Kama, unissent au travail industriel, non -seulement l'exploitation des Forêts et des Prairies, mais encore la culture des céréales; • 2<» Les autres, propres à la région des monts Oural, se bornent, en

PRECIS METHODIQUE ET ALPHABETIQUE

dehors du travail industriel, à l'exploitation des forêts et des prairies, m, 17.

Ustensiles. — Leur nature et leur valeur sont indiquées, dans chaque chapitre ou Monographie de famille, au paragraphe 10.

Usure. — Conjurée : — par le

système communal, i, 7; — parle régime féodal, ii, 5, 13; m, 5, 13 ; IV, 5, 13, 18, 19; V, 5, 13; vu, 5, 13. — L'interdiction du prêt à intérêt en prévient les abus chez les Musulmans, vi, 13. — Conjurée par l'organisation de la propriété chez les Turcs, vi, 13, 17; vm, 5.

Vaccine. — Propagée par des Médecins orthodoxes, institués par l'État, dans la contrée qu'habitent les Bachkirs dé l'Oural, i, /j.

Variété du travail. — L'un des caractères de la situation des ouvriers de l'Orient, i, 3; n, 5 ; IV, 5.

Végétation forestière. — Consistant en une grande variété d'arbres feuillus, mêlés d'arbres résineux, et se reproduisant avec facilité, dans le pays d'Orenbourg, et au midi des monts Oural, ii, 1, 20. — Observations sur les forêts, dans le nord des monts Oural, ni, 1; IV, 1; IV, 17.

Veillées. — Réunions des soirs d'hiver, où les jeunes filles vont filer auprès du Foyer d'un chefs dpifiamille:honorable, où les jeunes gens les rencontrent, et où se décident la plupart des mariages, chez les Paysans (à Corvées) des Steppes d'Orenbourg, n, 11. — Récréation favorite des femmes : chez le Forgeron des usines à fer de l'Oural, in, 11; chez le Forgeron bulgare de Samakowa, vi, 11 ; chez les Paysans (à Corvées)de laTheiss;viH tti'

Vêtements. — Chez les ouvriers de l'Orient, ils sont habituellement simples, mais d'une coupe élégante, i, 10; ii, 10; m, 10, V, 10; VI, iO; vn, 10. — La ferveur religieuse y introduit parfois de l'austérité, iv, 10. — 11 a une tendance au luxe lorsque l'aisance de la famille le permet, vin, 10; IX, 10. — Coutume qui applique le goût des femmes pour la toilette et les bijoux au développement des habitudes d'épargne, vi, 19.

Vêtements (Confection des).— L'une des industries domestiques des femmes, i, 8, 15, 16; ii, 8, 15, 16; m, 8, 15, 16; iv, 8, 15, 16; V, 8, 15, 16; vn, 8, 15, 16; vm, 8, 15, 16. — Exercée par les hommes, à l'exclusion des femmes, chez le Forgeron bulgare de SamakOvi^a, VI, 8, 15. — Abandonnée à une négresse esclave, chez le Menuisier de Tanger; ix,^ 8=, 49:io8yJ6o

Veuves. — Sous le régime^ polygamie des Bachkirs, il n'esé pas sans exemple qu'après la mort du chef de famille là communauté' d'habitation et d'intérêt se inàintieiïne editrè Id^veiïTëèdad^fUnt

PRECIS METHODIQUE ET ALPHABETIQUE

et les enfants des divers lits, i, 12.

Viandes et Poissons. — La nature, la quantité et le mode d'emploi, sont indiqués, dans chaque chapitre ou Monographie de famille, aux paragraphes 9 et 15.

Vice originel. — Vérité affirmant que les enfants naissent avec une inclination prédominante vers le Mal. Elle est évidente pour tous ceux qui vivent en contact intime avec l'enfance. Elle a fait naître dans tous les temps, chez tous les peuples, des institutions dont le principal but est de réprimer les inclinations vicieuses qui apparaissent, chez les nouveau-nés, avec les premières manifestations de la volonté. Ces institutions traditionnelles comprennent trois pratiques fondamentales : la contrainte exercée contre le vice, la hiérarchie fondée sur la vertu, la soumission aux Gouvernants chargés de réprimer le Mal et d'assurer le règne du Bien. La société souffre également quand les gouvernés se révoltent et quand les Gouvernants tombent dans la corruption. Les générations révolutionnaires, qui se succèdent depuis 1789, croient au faux principe de la Perfection originelle et à trois faux dogmes impliquant la négation des trois pratiques fondamentales. (Voir :

Perfection originelle. Liberté systématique, ÉGALITÉ providentielle Ct Droit de révolte).

Vieillesse (la) et l'âge mur. — Préposés à la garde du Bien, au sein des Sociétés modèles, i, 5, 12; n, 3. — Les vieux parents

secondent les jeunes mères pour élever les petits enfants, dans les Familles patriarcales des Paysans (à Corvées) des Steppes d'Orenbourg, n, 12.— Ils jouissent d'une influence incontestée et bienfaisante dans une Société où le régime patriarcal est en pleine vigueur et où, l'Enseignement scolaire ne provoquant pas un précoce développement de la Jeunesse, l'instruction s'acquiert par la pratique de la vie et des relations sociales, ii, 12, 13. — Ascendant des vieillards chez les Paysans (à l'Abrok) de l'Oka, v, 3, 5.

Vie nomade (Influence de la).

— Produisant la distinction des manières et la finesse du jugement, chez les Bachkirs de l'Oural, i, 5, 11, — Ses charmes:. la prière, la méditation, l'exemption du travail agricole, l'usage du Khoumouis, 1,9,11.

Vie privée.— Branches d'activité sociale, dans lesquelles la paix se conserve sous la seule autorité des pères de famille agissant isolément, ou spontanément associés.

Vie publique. — Branches d'activité sociale, dans lesquelles le souverain ou ses délégués interviennent pour maintenir la paix en recourant au besoin à la justice et à la Force armée.

Vie rurale (Prédominance de la). — Cinquième condition spéciale de bien-être chez les familles décrites dans le tome deuxième.

Elle conjure l'éclosion du Mal, qui émane, en Occident, de la prédominance des agglomérations urbaines, h; I, 13.

PRECIS METHODIQUE ET ALPHABETIQUE

Vie urbaine. — Contraste de la vie urbaine en Occident avec la vie pastorale des Bachkirs de l'Oural, I, 13.

Voisinage. — Petit groupe de familles, rurales ou urbaines, rapprochées journellement par des rapports d'intérêt et d'amitié. — C'est le cercle où s'exerce, en connaissance de cause et avec efficacité, l'empire de l'opinion publique.

IV, 18; v, 12. — Juge patriarcal de Voisinage en Turquie, autorisé par la confiance qu'inspirent son savoir et sa moralité, vi, 20; vm,

Vol. — L'un des actes interdits par le Décalogue éternel (7^ commandement) qui consacre ainsi le respect de la propriété. — Vols de bestiaux communs dans les plaines de la Theiss, vu, 3.

Wakû (Les terres). —■ Terres consacrées à l'assistance publique, sous l'inspiration du sentiment religieux du dernier propriétaire qui les a possédées à titre privé.

En principe elles appartiennent à Dieu. Les détenteurs sont de simples usufruitiers. Ils sont tenus de donner aux pauvres tout ce qui n'est pas strictement nécessaire à leurs besoins. L'usufruit n'est transmis qu'à l'héritier du premier degré; en son absence, il revient à une administration publique

spéciale, nommée Ewkaf. Indépendamment de cette catégorie de terres Wakfi, nommées Wakfl religieux, il existe une catégorie spéciale, dite Wakfi coutumiers. La nue-propriété de ceux-ci est concédée à une mosquée par les détenteurs qui se réduisent à la condition d'usufruitiers, pour s'assurer certains avantages, vi, 17. — Le Forgeron bulgare de Samakowa possède son habitation et ses dépendances sous le régime des Wakfi coutumiers, vi, 6, 13, 17.

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