‹ Les ouvriers européensChapitre 60 sur 196 · OS · texte numérisé non relu

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Sarrasin.

Millet. . .

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Totaux . .

Les quantités de céréales semées par la famille sont réglées de telle sorte que, dans les années médiocres, la récolte soit suffisante : il y a donc toujours, dans les années ordinaires, un excédant notable qu'on emploie à divers usages, avec une prodiga-

lité qu'explique le bas prix (0^059 par kil.) de cette denrée. La portion de la quantité de grains mentionnée au budget des dépenses, qui n'est pas employée pour la consommation normale de la famille, reçoit les destinations suivantes. La majeure partie est consommée dans des repas copieux donnés aux parents et aux voisins moins aisés, à l'occasion des jours de fête (22), des Pomotch (11) et des solennités de famille (24). Dans ces circonstances, on en emploie beaucoup pour la fabrication d'une forte bière (iv, 21). Les restes de ces repas profitent toujours aux animaux domestiques; plusieurs de ceux-ci, étant nourris, d'ailleurs, au profit exclusif des femmes (25), reçoivent, quand la tamiile est bien pourvue, d'abondantes distributions de grain. Les hommes, qui vont à la ville faire des transports pour le compte du seigneur et de la famille, sont autorisés à emporter du grain qu'ils donnent à titre d'échange pour payer leur dépense ou pour, acquérir quelques objets agréables à la famille. Ce sont surtout les femmes qui, dans les années d'abondance, obtiennent ainsi du colporteur, à titre d'échange contre des céréales, une multitude d'objets. Même dans les années de pénurie relative, elles sont autorisées à acquérir, en échangeant des volumes égaux de matières, une certaine quantité de carottes et de navets, légumes que la famille ne cultive pas et qui sont pour les femmes et les enfants un mets de prédilection (3).

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