SCÈNE II
M.VD.IME BKRTKANl), M. »L\RCEL.
MARCEL
Eh bien ! eh bien ! mère Bertrand, vous grondez encore votre lille; vous êtes donc toujours en colère ?
MADAME BERTRAND
Non , je ne suis pas en colère ; c'est que je suis criarde comme ça-
MARCEL
E»l-ce que \ ous u'cles pas contente de votre lille?
MADAME BERTRAND
Ma lille ! au contraire, je vous prie de croire qu'elle ne me donne que de la satisfaction.
MARCEL
Mais vous la grondez toujours.
MADAME BERTRAND
C'est parce qu'on voudrait que les en l'an I s Pas - .seul de mieux en mieux; mais c'est son diable de Pierre...
MARCEL
Ah! Pierre ISidot, ce jeune compagnon charpentier qui s'est blessé dernièrement dans ce bâtiment que je fais construire près des abattoirs.
MADAME BERTRAND
Avec tout ça, voilà trois mois qu'il ne travaille pas.
MARCEL
Ce n'est pas sa faute.
Ain lie Previlli:
S'il avait reçu sa blessure lin se biiltanl dans (luelque cabaret, Ou bien cncor dans certaine aventure,
PcrsoMue ici ne le plaindrait. [bis.]
Mais il loînba de son édiafaudago ;
Il faut respecl(!r son malheur!
Car l'ouvrier, plein de zèle et d'ardeur, Qui perd un bras en faisant son ouvragi', i:>l un soldai qui loinbe au champ d'Iionjuin
MADAME BERTRAND
Je sais bien qu'il y a des étals ous que les pau vres ouvriers sont bien exposés.
MARCEL
Que voulez-vous? c'est une chance que j'ai courue comme eux ; avant d'être maître j'ai été ouvrier, manœuvre même, et je n'en rougis pas.
Ain : Quand je partis (te mon ;oti/5.
leuue, j'ai siMvi 1rs maçons :