FERMENTS OXYDANTS INDIRECTS OU ANAÉROXYDASES
Les ferments oxydants indirects sont ceux qui sont impuissants à oxyder les substances oxydables en présence du seul oxygène de rair. Il leur faut un intermédiaire très oxygéné : la térébenthine vieillie à l'air, par exemple, ou mieux encore l'eau oxygénée.
Ils deviennent capables, dans ces conditions, de décomposer cette térébenthine vieillie ou cette eau oxygénée ; ils peuvent alors fixer l'oxygène ainsi mis en liberté, et oxyder ensuite la substance oxydable en se fixant sur elle.
Exemple : « Prenons une macération de
graines de maïs^ elle ne colore pas la teinture de gaïac (substance oxydable); additionnons-la de deux gouttes d'eau oxygénée, elle bleuit alors fortement le réactif de gaïac. La graine de maïs renferme donc une substance qui décompose Teau oxygénée et donne à une partie de l'oxygène qui se dégage, une activité telle qu'il oxyde immédiatement la racine de gaïac » (Bourquelot).
La graine de maïs ne contient donc pas un ferment direct, mais renferme un ferment indirect, puisque ce ferment est obligé de faire appel à un intermédiaire très oxygéné (eau oxygénée) pour oxyder une substance toute prête à se laisser oxyder (racine de gaïac).
Ces ferments ont encore été appelés « anaéroxydases », pour témoigner de ce fait qu'ils provoquent, en réalité, des oxydations en l'absence de l'air. La mise au contact d'un corps riche en oxygène (eau oxygénée) devient ici une condition nécessaire. En effet, ces ferments (( anaéroxydases » sont incapables d'agir en présence de l'oxygène puisé à une source quelconque, l'oxygène, par exemple, qu'un expérimentateur produirait lui-même. 11 faut que, dans la production du gaz oxygène, ces ferments jouent un rôle actif; il est nécessaire qu'ils mettent eux-mêmef^ en liberté l'oxygène de l'eau oxygénée, s'ils veulent jouer le rôle de ferments