L'HOMME
A notre connaissance, aucun auteur n'a démontré l'existence réelle d'oxydases chez l'homme. L'étude méthodique des tissus et des humeurs de l'homme au moyen de l'aldéhyde salicylique et de la mensuration des gaz absorbés et produits, n'a pas encore été tentée. C'est une lacune que nous avons essayé de combler.
11 est vrai de dire qu'avant nous l'étude des ferments oxydants chez l'homme avait déjà été l'objet d^m certain nombre de recherches, mais des méthodes infidèles avaient faussé les résultats obtenus. Là où les auteurs avaient cru pouvoir admettre l'existence d'oxydases, il n'était permis de conclure qu'à la présence de ferments indirects.
C'est ainsi que P. Carnot (1) signale la présence d'un ferment oxydant dans la salive, en s'aidant des réactifs de Rôhmann et de Spitzer, et de la liqueur de gaïac. Il ne s'adresse pas à l'acide salicylique. Achalme (2) conclut également à
(1) Carnot (P.). — Sur un fermenlde la salive et de quelques autres sécrétions (C. R. Société de Biologie, 1896, p. 552).
(2) Achalme. — Recherches sur la présence des ferments solublcs dans le pus [Société de Biologie, i^'' juillet 1899).