ÉPILOGUE
et un vrai fils, par qui ne mourrait pas non plus son oustal.
Et alors, ni depuis, aucune Peur n'y est revenue. Les Trêves s'en vont, comme les dieux. D'ailleurs, Mélie n'avait pas manqué d'assurer son bonheur, en s'acquittant envers Notre-Dame . Sans doute, elle ne reconstruisit pas l'église de Deux-Aygues, l'autorité religieuse n'ayant pas jugé favorablement ces apparitions.
Et, en effet, après le décès de l'Albouyne et de Pulchérie, qui moururent en ce temps et presque à la fois, elles cessèrent.
Mais Mélie garda toujours à la Vierge une dévotion ardente, et elle lui éleva dans l'église de Saint-Martial une magnifique chapelle. La plupart de ceux qui vont l'y prier encore ignorent cette histoire; mais, pour tous, c'est toujours la Mère de toute pureté; et, tant que nos pagèses et nos paysannes continueront d'en observer le culte, il ne faudra désespérer ni de la civilisation ni de la patrie.
Entre Viaur et Vioulou, paroisse de Saint-
Martial, il y a encore les pagésies de la Roque et du Rouquet, de nouveau ou toujours, pauvres d'écus, de luxe, de confort, mais riches de courage, de traditions, de vertus, riches d'héritiers.
Que Dieu conserve ces nobles foyers !
Que Dieu conserve tous les foyers paysans!