AUTEL LITTÉRAIRE
DU
VILLAGE DE TAKHANH
« La tradition rapporte que ce village fut bâti sur un vaste <( terrain qui se trouvait à gauche du palais des Lê.
«. Depuis la construction de ce village, on n’avait élevé aucun « autel à la mémoire des savants anciens, aussi la population « était-elle délaissée par le génie de la littérature et seuls les « villages voisins fournissaient des candidats aux examens.
« Ils s’honorent d’avoir produit un certain nombre de lettrés, « entre autres Pham-tung-niên, membre de l’Académie de Hué « (Han-lam-vien) et les bacheliers Nguyên-phong-phu et Nguyên- « chu-van.
« Cédant aux sollicitations de Nguyên-hu’u-rung et de Dô-nghi, <( le maire et les notables ont décidé de construire un autel qui « servira à la fois h la glorification des génies locaux et de la « littérature.
« Le lac de Hoang-kiem s’étend devant l’autel, en face, au « milieu de l’eau, se dresse l’île de Kim-ngu’, en face et à gauche « est le petit rivage de Phu’o’ng-chuy. On voit à travers les « feuilles des arbres, l’obélisque du pinceau et le portique de « l’encrier delà pagode de Ngoc-so’n.
« L’ombre des arbres est fraîche, l’eau du lac est limpide, le «. site n’est pas étendu, mais il est admirable.
« On vient chaque année, au printemps et à l’automne, déposer « des présents sur l’autel.
« Depuis lors, les bienfaits de l’esprit se sont manifestés, tous « ceux qui ont fait preuve de dévotion envers lui ont éprouvé « moins de peine dans leurs études, beaucoup sont devenus de « grands lettrés.
« Cette inscription a été gravée sur la pierre comme témoi- « gnage de ces résultats et pour en perpétuer le souvenir.
« Le livre Kinh-thi dit que celui qui honore les philosophes « prépare son propre bonheur.
« Lê-dinh-duyen, nommé Hoàng-giap aux examens de l’année « Qui-mao, actuellement secrétaire du Han-lam-vien, né au vil- « lage de Nhâu-muc, a composé cette inscription. »