II. COUTIÈRE
correspondants, dans la série des spécimens madécasses.
De Man indique, comme synonyme très probable, le P. hirtimanus , Ortmann, nec Olivier. Il s’agit d’un q*, provenant
des îles Fidji, ayant pour formule rostrale dont le
rostre est plus court que le pédoncule antennulaire, et dont le revêtement épineux de la grande pince est dit par Ortmann être très semblable à celui du P. lepidactylus.
Miers rapporte au P. lepidactylus, avec quelque hésitation, un petit spécimen çÿ provenant de l’archipel malais, sans indication de localité, et qui diffère du type d’Hilgendorf surtout par sa petite pince, dont les soies sont rares et faibles. Je ne doute pas qu’il s’agisse de l’espèce d’Hilgendorf, ou tout au moins d’une variété très intéressante, car j’ai rencontré parmi les spécimens de Madagascar un spécimen auquel la remarque de Miers s’applique parfaitement (n° 7 du tableau). La petite pince de cet exemplaire est plus grêle, la courbure des doigts est beaucoup moins accentuée, les soies qui les garnissent sont moins longues et surtout plus flexibles et plus rares (PI. X, fig. 13 a).
L’existence de cette forme anomale offre un intérêt par ticulier, lorsqu’on la compare à la nouvelle espèce, P. Hilgendorfî , qui sera décrite plus loin, et qui se distingue du P. lepidactylus , surtout par la forme de sa petite pince. Delbœuf s’est attaché à montrer qu’un petit nombre de spécimens d’une espèce présentant des variations anomales suffisaient à former la souche d’une autre forme spécifique. Le P. lepidactylus et le P. Hïlgendorfi sont si proches l’un de 1 autre qu’ils pourraient être considérés comme une vérification de cette hypothèse, si la variété anomale dont il vient d’être question était représentée dans les collections avec plus d’abondance relative.
Distribution. — Quellimane et Tette, Mozambique (Hilgendorf), Zanzibar (A. Grandidier), Madagascar (A. Grandidier, Humblot, G. Grandidier, Maria), Flores (de Man),
Grand-Bas tard Inseln (de Man), Archipel malais, Java (?) (Miers), Fidji (?) (Ortmann).
P. (Macrobrachium) Hilgendorfi, H. Goutière.
P. Hilgendorfi, H. C. Bull, du Muséum, n° 7, p. 382, 1899.
Cette espèce est représentée par quatre spécimens çf, dont trois sont de taille moyenne et le dernier très grand. Elle se montre très voisine, par tous ses caractères, du P. lepiclactylus , Hilgendorf.
NUMÉROS
FORMULE
rostrale.
LONGUEUR du céphalothorax, rostre compris.
Longueur de la paume.
2 e PAIRE.
Hauteur de la paume.
l.ougueu 1 *
des
doigts.
RAPPORT de la longueur à la
hauteur.
COLLECTEUR
A. Grandidier.
ld.
oO
ld.
Cattat.
Le rostre atteint à peine le milieu de l’article antennulaire distal. En arrière, il s’étend sur le tiers antérieur du
céphalothorax. La formule rostrale est
12 (i±i±iy
Les caractères tirés des épines antennaire et hépatique, des antennes, des maxillipèdes de la 3 me paire, des pattes de la l re , 3 e , 4 e et 5 e paires, du telson, sont les mêmes que chez le P. lepidactylus.
Comme dans cette espèce, les pattes de la 2 e paire sont inégales; elles sont par contre de forme très semblable. Sur la grande pince, les doigts sont plus longs que la paume, parallèles, et leur intervalle, lorsqu’ils sont clos, est toujours moins grand que chez P. lepidactylus. Les doigts sont
H. COUTIÈRE.
armés, chez trois des spécimens, d’une seule petite dent, située au tiers proximal du doigt mobile et un peu en arrière sur le doigt fixe. Quelques dents très faibles, au nombre de 2-3, se remarquent en outre près de la base de chaque doigt (PL X, fîg. 14, 17). Sur un quatrième spécimen (PL X, fîg. 16), l’armature est plus forte, et rappelle celle des exemplaires du P. lepidactylus dont la pince est allongée et grêle. Il y a d’assez grandes différences dans la longueur relative des doigts ; ceux-ci peuvent égaler la paume en longueur, ou être au contraire presque deux fois aussi longs. Par contre, les proportions de la pince entière, en longueur totale et hauteur, demeurent assez semblables chez les quatre spécimens.
De semblables différences dans les proportions de la paume et des doigts se retrouvent dans la petite pince, bien différente à ce point de vue de ce qu’elle est chez le P. lepidactylus , mais qui s’en distingue surtout par sa forme (PL X, fîg. 15). En effet, les doigts sont rectilignes, ils joignent exactement lorsqu’ils sont clos et l’armature de soies raides, si caractéristique de la précédente espèce et de quelques autres, a complètement disparu.
Ce caractère, joint à l’allongement très grand des doigts sur les deux pinces, rend aisée la distinction spécifique entre le P. lepidcictylus et le P. Hilgendorfi, lorsqu’on s’adresse aux spécimens très adultes (n° 4). Mais cette séparation serait assez incertaine pour les trois autres exemplaires, en présence de l’anomalie offerte parle n° 7 du P. lepidactylus , où l’armature des soies de la petite pince est très réduite (Pl. X, fîg. 13a). J’ai fait remarquer, en parlant de l’espèce précédente, quelle conclusion on en pouvait tirer au point de vue de la parenté de ces deux formes, qui paraissent dérivées l’une de l’autre, la seconde présentant normalement une anomalie rare chez la première.
Le spécimen décrit par Miers, et que j’ai rapporté avec doute au P. lepidactylus , a été l’objet d’une description trop succincte pour que sa place puisse être fixée dans l’une ou
l’autre espèce, d’autant plus qu’il s’agit d’un spécimen de petite taille. Jusqu’à présent, la distribution de la nouvelle espèce est donc bornée à Madagascar.
M. A. Grandidier (3 sp.) M. Cattat (1 sp).
P. dolichodaetylus, Hilgendorf.
P. douchodactylus, Hilgendorf. Monatsb. Akad. Wiss. zn Berlin , p. 840,
pi. IV, fïg. 18, 1878.
— — Land und Susswasser Dekap . Ostafrikas, p. 31,
— Ortmann. Zoo/. JahrbSyst, Y, 1891.
Cette espèce est l’une des plus faciles à caractériser. Le céphalothorax, au moins chez les çf, est fortement scabre, surtout dans sa région antérieure (PL X, tig. 18). Le rostre s’étend jusqu’au milieu de la carapace, la formule rostrale
étant —. Le rostre est un peu plus court que le scapho-
cérite.
La l re paire de pattes dépasse le scaphocérite du tiers distal du carpe et de toute la pince.
Les pattes de la 2 e paire sont inégales et dissemblables, spinuleuses comme la carapace.
LONGUEUR
du corps.
2 e PAIRE.
Longueur
totale.
MERUS.
CARPE
PAU3IE
DOIGTS