‹ Les Palaemonidae des eaux douces de MadagascarChapitre 9 sur 33 · ME · texte numérisé non relu

ME

liant.

Doigt !

mobile. )

1/2 de l’art, distal.

id.

id.

2/3 de l’art, distal.

égale au moins le pédoncule.

2/3 de l’art, distal.

égale au moins le pédoncule.

1/2 de l’art, distal.

presque égal au pédoncule.

Id.

1/2 art. distal.

2/3 art. distal.

1/2 art. distal.

ïd.

Ne dépasse pas l’art, médian.

1/3 art. distal.

dépasse àpeine l’art, médian.

prob. 20

ne dépasse pas l’art, médian.

prob. 3*2

ARMATURE DES DOIGTS (Comptée

de la base à l’extrémité distale.)

(Moyenne)

(Forte.)

(Id.)

(Moyenne) (id.) (Forte.) (îv. forte) (Forte).

(Moyenne) (Faible.) Moyenne) (Faible.) (Id.) (Tr.faib.) (Id.)

(Tr.faib.)

(Moyenne)

(Tr.faib.

COLLECTEUR

A. Grandidier.

G. Grandidier.

À. Grandidier.

llnmblot.

G. Grandidier.

À. Grandidier.

Hnmblot.

Maria.

llnmblot.

Maria.

Hnmblot.

Maria.

A. Grandidier.

(Zanzibar.)

Hilgendorf.

(Mozambique.)

De Man.

(Àrcli. malais.'

De Man.

(Arcli. malais.)

paume (L. P.) et celle des doigts (L. D.), et en groupant les spécimens par ordre croissant de ces différences, sans tenir compte de la taille propre. Il se trouve que dans une série de 18 spécimens, de provenance très rapprochée et d’habitat identique, on peut établir 2 séries à peu près égales en importance, dans lesquelles les différences entre la paume et les doigts d’abord positives, passent très graduellement à 0, puis deviennent négatives.

Ces deux formes de la pince, avec tous leurs intermédiaires, ne constituent pas une variation sexuelle, tous les spécimens pourvus de leurs pinces étant des çf, elles ne sont pas davantage liées à la taille, dont elles ne suivent nullement les variations.

Le même graphique montre encore une relation entre la longueur des doigts et la hauteur de la paume (H. P.). Ces dimensions varient en sens opposé, de sorte que le volume des muscles palmaires augmente lorsque le bras du levier sur lequel ils agissent devient plus court et plus épais, conditions qui accroissent l’une et l’autre la puissance de la pince.

Le spécimen décrit et figuré par Hilgendorf prend place dans le graphique en a, la différence entre la paume et les doigts étant de 9 millimètres.

Le premier spécimen décrit par de Man se place très près du point de jonction des deux courbes, en les dimensions respectives de la paume et des doigts étant 14 et 13 ram ,5. Quant au second, en c, les dimensions indiquées dans le texte feraient croire que les doigts (35 millim.) ont plus

17 H.P. LD LP. C c

Fig. 1. — H. P., hauteur de la paume; L. D., longueur des doigts ; L. P., longueur de la paume; G., longueur du céphalothorax (rostre inclus). — Les dimensions réelles, mesurées à partir de la verticale, ont été réduites d’un tiers.

H. COUTIÈRE.

de deux fois la longueur de la paume (16 millim.) ; mais en tenant compte du dessin de de Man, ces dimensions deviennent 32 mm ,5 et 17 mm ,5. Bien qu’assez exceptionnelles, elles rentrent alors dans le cadre des variations de l’espèce.

L’armature des doigts de la grande pince (PL IX, fig. 2-12), se compose d’un eei’tain nombre de dents basales, très peu variables en nombre et en position, et de deux séries de denticules aigus, dont le nombre varie dans une large mesure avec l’allongement distal des doigts. De même que les muscles palmaires diminuent de volume, l’armature des doigts décroît et s’efface lorsque ceux-ci s’allongent exagérément. La large dent basale du doigt fixe se fragmente, les cinq saillies qui la composent devenant distinctes (PL IX, fig. 12), et les autres dents ne sont plus visibles à travers les soies qui garnissent le bord interne des doigts, sans toutefois disparaître. Le spécimen décrit en dernier lieu par de Man, anomal par l’allongement extrême des doigts, l’est également, et dans le même sens, par l’absence totale (?) de dents sur le bord interne des doigts, dont l’armature est uniquement constituée par les denticules. Il l’est encore par l’intervalle très grand que l’on remarque entre les doigts de ce spécimen, intervalle que l’on retrouve très semblable, mais jamais aussi prononcé, sur plusieurs exemplaires de Madagascar (n° 17).

Les pattes de la 2 e paire sont couvertes de saillies spinuleuses, qu’Hilgendorf a très fidèlement décrites et figurées; elles sont coniques, fortes et saillantes sur le bord inférieur de la paume, le carpe et la méropodite. Sur ces faces palmaires, elles sont plus courtes, graduellement aplaties et dirigées en avant à mesure que l’on s’avance vers les doigts. Là, elles deviennent très aplaties, allongées, triangulaires comme des écailles; elles passent graduellement, vers la pointe, à des poils courts et raides, et constituent d’autre part les denticules acérés qui renforcent l’armature des doigts, de part et d’autre de leur arête interne tranchante.

LES PALÆMONIDÆ DES EAUX DOUCES DE MADAGASCAR. 27i>

La face palmaire inférieure repose sur le sol, par suite du poids considérable de la pince, elle est de ce fait moins colorée et moins ornée ; les saillies épineuses sont très courtes et espacées dans l’espace ovale en contact avec le sol. Cette disposition, que de Man a bien vue et décrite, constituerait l’une des différences entre le P. lepidactyloïdes et le P. lepidactylus , les deux faces palmaires étant assez peu différentes dans cette dernière espèce, d’après Hilgendorf, et portant, comme la face supérieure, de petites épines mélangées aux saillies épineuses plus fortes. Je crois que ce sont là des subtilités d’interprétation qui disparaîtraient par la comparaison des deux spécimens.

On peut donc tirer de cette étude les conclusions suivantes :

1° L’espèce P. lepidactylus Hilgendorf, existe à Madagascar et montre, dans une série peu étendue de spécimens, la série la plus graduelle dans les variations de la grande pince, depuis les formes massives à doigts courts et très armés, jusqu’à celles où les doigts sont grêles et inermes. On y rencontre aussi des variations du rostre, qui peut ne pas dépasser l’article médian, ou excéder légèrement la longueur du pédoncule antennulaire.

2° Cette espèce existe dans l’archipel malais ; elle est représentée jusqu’à présent par deux spécimens, appartenant aux termes moyens et extrêmes de la série précédente et possédant l’un et l’autre un court rostre. La seule différence qui subsiste entre les spécimens malais et madécasses est l’extension de la crête rostrale sur la moitié du céphalothorax chez les premiers, sur le tiers seulement chez les seconds. Je suis persuadé que l’examen de spécimens malais plus nombreux réduirait ce caractère à la valeur d’une variation locale.

3° L’espèce, dont le type provient de la côte est-africaine, n’est encore connue dans cette région que par les formes à long rostre, à grande pince allongée et presque inerme, rigoureusement semblables aux termes

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