‹ Les Palaemonidae des eaux douces de MadagascarChapitre 12 sur 33 · PINCE · texte numérisé non relu

PINCE

entière.

Le carpe est plus court que le méropodite et que la pince entière.

Les pattes de la 2 e paire ont au plus les 3/4 de la longueur du corps, elles paraissent être toujours un peu inégales, mais de forme très semblable. La paume est assez fortement aplatie, le rapport de sa largeur et de son épaisseur étant

environ - • Tout le membre est couvert de fines aspérités

aiguës, aplaties et dirigées en avant (PL II, fig. 21). Les doigts, qui joignent exactement lorsqu’ils sont clos, portent dans leur tiers distal 4-5 dents sur le doigt mobile, 3-4 sur le doigt fixe, dents qui sont suivies sur le reste de la longueur de la pince d’une crête tranchante (PI. II, fig. 21 a).

Les pattes suivantes sont courtes et robustes, elles présentent la même spinulation que les membres précédents. La 5 e paire, étendue, atteint à peine l’extrémité du rostre. Le spécimen q* 5 de plus petite taille il est vrai, est assez

H. COÜTIÈRE.

différent des Ç) par la proportion des articles de la 2 e paire et aussi par l’absence presque totale de revêtement épineux sur les pattes de la 2 paire et les suivantes.

Le P. scabriculus Heller, a été bien décrit par de Man, après Heller. Le céphalothorax est couvert de spinules aiguës, le nombre des dents du rostre est d’ordinaire plus élevé que chez le P. Patsa, au moins au bord supérieur ; le rostre est presque droit, et un peu plus long que le pédoncule antennaire. La l re paire de pattes est moins longue, et ne dépasse le scaphocérite que de 1 /4 ou 1/5 du carpe.

La 2 e paire est inégale ; la proportion de ses articles n’est pas la même que chez le P. Patsa , le carpe est plus long que le méropodite, et les doigts égalent environ 1 fois 1/2 la longueur de la paume. Celle-ci est presque aussi épaisse*

que large, ces deux dimensions étant dans le rapport de -•

Tout le membre est couvert, comme chez le P. Patsa, degrés fines spinules, mais la pince porte en outre de longues soies dirigées en avant, qui manquent dans la nouvelle espèce.

Comme l’a fait remarquer Ivoelbel, qui a complété la description de Heller, la figure du P. scabriculus, que donne ce dernier, ne correspond guère aux nombres ci-dessus, la paume étant représentée beaucoup plus courte que les

doigts. La différence est surtout manifeste pour les deux derniers spécimens. Cependant Henderson a confirmé le fait, et montré qu’il s’agissait d’une différence sexuelle, propre aux Q • Celle que l’on remarque chez le P. Palsa n’est pas du tout de même ordre, et il est possible, en outre, qu’elle ne se montre plus chez les çf adultes.

Ortmann place le P. scabriculus dans le groupe Eupalæmon , faisant remarquer toutefois que cette espèce pourrait peut-être se placer dans le groupe Macrobrachium.

De Man, enfin, a rangé le P. scabriculus dans le groupe Parapalæmon, qui lui convient également bien, par suite de la faible différence de longueur entre le carpe et le méropodite. Le P. Patsa, chez lequel le carpe est nettement plus court, ne peut plus être placé parmi les Eupalæmon , et peut assez difficilement d’autre part, être appelé Parapalæmon. Par suite de la brièveté du carpe, et de la forme nettement aplatie de la pince, la véritable place de cette espèce serait sans doute dans la groupe Macrobrachium. Cet exemple montre que la classification d’Ortmann, d’ailleurs très naturelle et d’emploi pratique, est parfois en défaut aux confins des groupes définis par cet auteur.

Le P. ( Parapal .) Iiorsti de Man, est facile à distinguer du P. Patsa; le rostre est courbé vers le bas, les membres de la 2 e paire sont beaucoup plus robustes,.le carpe est un peu plus long que le méropodite, l’un et l’autre articles sont fortement renflés à leur extrémité distale, comme dans le groupe Macrobrachium, les doigts plus courts que la paume.

Le P. ( Eupal.) Endehensis de Man, s’en rapproche également, mais le carpe est presque 1 fois 1 /2 le méropodite chez les spécimens adultes. Les spécimens jeunes sont plus voisins du P. Patsa sous ce rapport, les deux articles étant presque égaux, mais la forme du rostre est toute différente, la paume est beaucoup moins aplatie que dans la nouvelle espèce, les doigts sont au plus égaux à la paume.

Le P. moclestus de Man, se distingue très facilement par la

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