‹ Les Palaemonidae des eaux douces de MadagascarChapitre 23 sur 33 · DI · texte numérisé non relu

DI

< scapho.

Cf

Un peu

> scapho.

cf

(1) Sp. provenant de Zanzibar (À. Grandidier,.

très jeunes, ce rapport descend à 1,6 chez ceux dont la taille atteint 60 millimètres.

Le carpe, d’abord égal au méropodite, devient de bonne heure plus long que ce dernier article. La paume reste toujours légèrement plus courte, et, le plus souvent, les doigts sont un peu plus longs que la paume. Les dimensions de la paume et des doigts varient en sens inverse, mais l’accroissement de la pince entière suit très régulièrement

ANN. âC. NAT. ZOOL. XII, 21

H. COUTIÈRE.

celui du méropodite et du carpe, et celui du corps tout entier.

La paume est sensiblement une fois et demie plus large que haute. Tout le membre se montre couvert, sous un grossissement suffisant, d’une fine spinulalion, surtout abondante sur la moitié distale du méropodite, plus rare sur la paume.

Outre ces spinules, on remarque sur le membre de longues soies dirigées en avant, toujours rares et clairsemées, surtout sur la pince.

Les faces internes des doigts portent une crête longitudinale tranchante, près de la base de laquelle se trouvent quelques dentieules très peu visibles (PL XII, fig. 37).

Cette description ne s’applique plus exactement aux pinces détachées qui accompagnent les spécimens. La paume, surtout dans la région où s’articule le doigt mobile, montre les traces d’un revêtement feutré, déjà visible chez le ç? n° 11, et qui se remarque sur presque tout le membre dans les pinces détachées n° 14 et 13, sous forme d’une pubescence brunâtre, très courte, s’enlevant très facilement. En même temps, la spinulalion de la pince devient beaucoup plus visible, et les dentieules qui arment la base des doigts croissent en nombre et en importance, si bien que sur la pince n° 15, ils s’étendent sur presque toute la longueur du tranchant de la pince où l’on en compte 36 en tout (PI. XII, fig. 3).

Ces caractères indiquent nettement l’existence d’individus de plus grande taille, où le revêtement feutré et l’armature de la pince seraient normalement développés, comme ils le sont par exemple chez le P. dolichodactylus Hilgendorf. Il n’est pas possible de dire actuellement quel degré de ressemblance le P. superbus adulte présente avec l’espèce sus-indiquée, mais elle en est sûrement distincte. Le P. doiichodactylus présente, il est vrai, la même formule rostrale que le P. superbus , mais la carapace est fortement spinuleuse; les pinces, très dissemblables comme forme, longueur et armature, sont beaucoup plus longues que le corps. Les

LES l’ALÆMONIDÆ DES EAUX DOUCES DE MADAGASCAR. 323

changements opérés par l’âge, dans les caractères spécifiques des Palémons, n’atteignent certainement jamais une importance telle que les pinces égales et semblables, la carapace lisse du P. superbus deviennent chez les adultes ce qu’ils sont dans l’espèce d’Hilgendorf.

Le P. Endehensis de Man, voisin du P. superbus, s’en distingue par le céphalothorax spinuleux, les pattes de la 2° paire plus grandes, inégales et dissemblables, — les doigts de la petite pince étant courbes et garnis de soies (1), — mais la formule rostrale est la môme, la proportion des articles de la 2 e paire très semblable, et l’espèce a été l’objet de remarques analogues, quant aux différences que présentent les spécimens plus ou moins développés. C’est ainsi que sur la grande pince, d’après de Man, le tranchant des doigts peut être armé sur toute sa longueur de tubercules équidistants, ou ne présenter que quelques dents basales très faibles, comme chez le P. superbus.

Le P. Trompi de Man, est beaucoup plus étroitement allié au P. superbus. La formule rostrale est un peu différente,elle 10 11

varie de — à — ; toutes les de’nts du rostre sont équidistantes.

Les dimensions de la 2 e paire sont les mêmes, et les proportions des différents articles sont à peu près identiques, à cette différence près que les doigts sont constamment plus courts que la paume. En outre, le P. Trompi paraît être toujours une espèce de petite taille, et les spécimens, dont

(1) P. Endehensis de Man.

SEXE

FORMULE

rostrale.

LONG, du corps.

‘2 e FAIRE.

MÉRUS.

CARPE

PAUME

DOIGTS

IG

Cf

H. COUTIERE.

les pinces sont égales en longueur aux n oS 14 et 13 du tableau, ne présentent pas l’armature de tubercules équidistants, ni les traces du revêtement feutré, que l’on remarque chez le P. superbus. En outre, les Q du P. Trompi portent un petit nombre d’œufs volumineux, ce qui suppose chez cette espèce un développement abrégé, analogue à celui que possède la forme d’eau douce du Palæmonetes varions Leach. J’ai déjà relevé la même différence, d’après de Man, entre les P. Ritsemæ et P. Sinlangensis. Il est curieux de remarquer que, jusqu’à présent, les seules espèces ayant acquis le mode abrégé de développement — les Palsemonel.es varions mis à part — sont indo-malaises : les P. Dayanus üenderson, les P. elegans de Man, les P. Sinlangensis de Man, les P. Trompi de Man, les P. pilimanus de Man.

II y a dans ce fait une indication probable d’un centre de dispersion indo-malais pour le genre Palæmon, les espèces de ce centre étant depuis plus longtemps adaptées à la vie dans les eaux douces que celles de Madagascar, par exemple, chez lesquelles les œufs sont toujours très nombreux et très petits.

NUMÉROS

FORMULE

rostrale.

LONG, du corps.

2 e PAIRE.

MÉRUS.

CARPE

PAUME

DOIGTS

rom pi de

Man.

Page 1