AGE DU BRONZE. - APPENDICE
ait été produit à l'état métalli<|ue par les fondeurs celtes, mais sans qu'on puisse considérer ces cas autrement que comme des faits isolés qui n'ont pas eu d'autres conséquences.
La question n'est pas de savoir si le plomb pouvait être connu avant que l'argent le fût, mais si le plomb a été d'un usage général, chez les peuples anciens, avant l'argent. Cette question parait devoir être résolue négativement, d'autant plus que, même du temps de Pline, les Romains ne distinguaient le plomb de l'étain que parles noms de plambum nigrum et pliim' bum oindidum ou album, et ne possédaient pas d'appellation particulière pour l'étain , car par le sUinnum on n'entendait désigner que des alliages de plomb destinés au soudage ou à rétamage des vases de cuivre. S'il en était ainsi chez les peuples de l'antiquité civilisée, on ne peut guère admettre que les peuplades à demi sauvages de l'âge du bronze aient été plus avancées sous ce rapport.
La présence du plomb dans les bronzes, en proportions telles qu'elles dénotent que c'est à dessein qu'il y a été mis, parait donc un critérium suffisant pour admettre que ces alliages proviennent de peuples civilisés et non des populations de l'âge du bronze. Le vase de Grœchwyl^ offre à cet égard un exemple instructif; le bronze du groupe des lions ne diffère piiS seulement de celui du vase par l'objet représenté, mais encore par sa proportion de plomb, qui est de 10 p. 300. D'après les considérations que je viens de développer, je regarde donc le plomb comme un facteur tout aussi important que le zinc dans l'appréciation des bronzes, et je me résume en disant que le plomb ne se trouve pas dans les bronzes de l'âge du bronze proprement dit, en qualité d'élément principal ; les bronzes plombifères proviennent de peuples chez lesquels cette période était dépassée, par suite de leur connais-
4. Voir A. Jahn , Elruskische Allerthumer gefunden in der Schweiz (Mém. de la Soc. des Antiq. de Zurich, t. Vllf, 4852). A. Morlot, Études gèologico-archéologiques, (Soc. vaudoise des Se. nat., t. Vl, page 314.)
•'» LKS PALAFITTES.
sance du fer et de Targent, et qui avaient acquis un degré supérieur de cuUiire.
Origine des bronzes. Les opinions sur Forigine des bronzes sont contradictoires. Les uns, parmi lesquels se trouvent des autorités très-compétentes, admettent que ce sont les Phéniciens qui ont découvert et en même temps répandu le bronze sur le continent européen, et que les bronzes qui nous viennent du Nord, des tombeaux celtes et des constructions lacustres, sont des bronzes phéniciens. On admet comme un fait avéré que les Phéniciens possédaient seuls le commerce de rétain, parce qu'ils connaissaient seuls le chemin des îles à étain, des Cassitérides; on admet également qu'ils connaissaient le chemin de la mer Baltique et qu'ils allaient y chercher Tambre jaune, et Ton peut supposer qu'ils apportèrent le plomb et la connaissance de la préparation du bronze aux habitants des côtes septentrionales. Mais il n'en résulte nullement que les Phéniciens aient été les seuls qui se fussent entendus à la fabrication du bronze. Cette supposition est contredite d'une manière positive par la composition si différente des bronzes des différents peuples, par les proportions si variables entre le cuivre et l' étain, et par les éléments accidentels si inégaux. En outre, il parait étonnant que les voisins les plus proches des Phéniciens, les habitants des côtes de la Méditerranée, les Grecs, les Égyptiens, les Étrusques et les Romains aient fabriqué des bronzes plombifères, tandis que les Phéniciens n'apportaient aux peuples du Nord que des bronzes purs, sans alliage de plomb. Si les peuples civilisés de la Méditerranée ont ajouté du plomb à leurs bronzes, les Phéniciens, bons calculateurs, en auront sans doute fait autant et remplacé l'étain plus cher par le plomb à meilleur compte. Dès lors on ne comprendrait guère pourquoi ils n'auraient pas apporté ce métal allié de plomb aux lointaines peuplades à demi civilisées. Mais cette question ne pourra être décidée d'une manière certaine que lorsque nous posséderons des analyses de bronzes phéniciens aulhentiquement
AGK DU BliONZK. — ArPKNDICK. I9
anciens, dont nous pourrons alors comparer la composition avec celle des bronzes du Nord. Une m'a pas été donné de réaliser ce desideratum. Enfin l'origine phénicienne des bronzes répandus au loin sur le continent européen est encore contredite par la découverte de nombreuses fonderies qui prouvent que la fonte du bronze était une industrie indigène chez presque toutes les populations, qui y employaient Tétain du commerce et le cuivre des exploitations les plus rapprochées, ce qui peut seul expliquer la présence dans les bronzes d'éléments accidentels si divers.
Je me résume donc comme suit : la première connaissance du bronze a pu être apportée aux populations de Tâge du bronze aussi bien par les Phéniciens que par d'autres peuples civilisés demeurant plus au Sud-Est; mais elle devint alors un bien commun, en quelque sorte le type de toute une époque civilisée; elle s'y maintint et s'y développa d'elle-même, jusqu'à ce que, par la découverte et l'extension du fer, l'usage général et exclusif du bronze eût cessé et mis fin, ainsi, à la période du bronze.
Je termine ici le travail commencé il y a cinq ans, avec le souhait que ce travail n'ait pas été inutile, mais qu'il puisse contribuer pour sa faible part à l'avancement de nos connaissances sur les temps anté-historiques, encore si obscurs, de nos ancêtres. Dussent même mes opinions ne pas être exemptes de toute prévention, j'espère cependant que d'autres, avec plus de moyens à leur disposition, reprendront mon travail et, guidés par plus de lumières, le mèneront à bonne fin, en faisant entrer dans le domaine de leurs recherches les bronzes des anciens Perses, des Assyriens, des Babyloniens, des Égyptiens, des Juifs et des Phéniciens.
lu.
Il y a longtemps que Ton a recueilli sur plusieurs points du lac de Neuchâtel des objets en fer associés à d'autres d'une origine plus ancienne, ainsi à Gletterens, à Bevaixy à Cortaillod, à Font ^. En réalité, cependant, il n'est qu'une seule station de pilotis qui se rapporte exclusivement au premier âge du fer, c'est celle de la Tène, près de Marin, au lac de Neuchâtel. Elle mérite par conséquent que nous nous y arrêtions un instant.
La rive du lac entre la Maison-Rouge et l'hospice de Préfargier, en aval d'un bas-fond en forme de bourrelet qu'on appelle le Heidenweg ou chemin des Payens, est essentiellement plate, composée d'un limon fin et tourbeux , le même qui s'étend sous les tourbières avoisinantes. Les vagues du large, en rongeant et minant
1 . On trouve aussi des objets en fer sur plusieurs points du lac de Bienne, ainsi au Steinberg de Nidau, à Sutz, Latrig^en, Hageneck. la Neuveville, Vigneules.
AGE nu FER. 77
ce banc de limon, y occasionnent de fréquents éboulements qui, vus de la surface, ont Tair de grands rochers abrupts rappelant une jetée. De ce que par-ci par-là un pieu se montre au bord de Téboulement , quelques riverains, trompés par cette fausse apparence , ont pu en conclure que c'étaient les piquets destinés à supporter Tancienne jetée. C'est aussi, sans doute, la raison pour laquelle ces pieux, bien que connus depuis longtemps, n'ont pas attiré l'attention. C'est cette étendue de blanc- fond^ où l'eau est très-peu profonde (de 60 à 70 centimètres) que l'on désigne sous le nom de Tènc*.
En naviguant sur ces bas^fonds limoneux de la Tène, on observe, sur nombre de points, des groupes de pieux pour la plupart taillés en pointe et s'élevant de 10 jusqu'à 30 centimètres au-dessus du fond , sans arriver à la surface, excepté par les très-basses eaux.
Les pieux sont de l'espèce de ceux des stations de bronze, de moyenne épaisseur, mesurant de 12 à 20 centimètres de diamètre. Us sont pour la plupart trèsramollis, en sorte qu'il est difficile de les retirer entiers. Les poutres qui gisent çà et là sur le fond sont, en général, moins décomposées. Il y en a qui sont équarries et même munies de mortaises taillées avec soin. Çà et là on rencontre aussi des traverses attachées aux poutres, débris de quelques anciennes parois ou clôtures. , Ici, comme dans les stations de l'âge de la pierre et
4 . Sans doute du latin tenuis, en allemand dunn. Il paraîtrait que, dans certain patois local, on dit « Teau est tène, » c'est-à-dire peu profonde. Le nom patois de lénevière (voy. plus haut, page iO) a probablement la même origine.
78 LES PALAKITTES.
du bronze, c'est dans le voisinage immédiat des pieux qu'on recueille les antiquités. Dans Torigine, quelques objets ont été trouvés à la surface ; mais la plupart sont enfouis à une profondeur de 1 m. à 1 m. 50 c, d*où on les retire en creusant dans le limon. Ijes objets qu'on obtient de cette manière sont toujours les mieux conservés. I>es armes et usteasiles en fer, en particulier, ont pu s'y m»ntenir intacts, à l'abri du contact de Tair et favorisés en outre par les propriétés antiseptiques du limon tourbeux.
Il est possible que Ton finisse par trouver des antiquités partout où se montrent quelques pieux. S'il en est ainsi, la Tène aurait été un établissement considérable^. Jusqu'ici la plupart des objets ont été recueillis sur deux ou trois points d'une étendue très-limitée (mesurant ensemble moins d'un hectare) .
Les objets assez nombreux que la station de la Tène nous a fournis depuis quelques années se classent comme suit, dans Tordre de leur fréquence :
Armes, ustensiles et vases. — Objets de parure. — Monnaies. — Squelettes.
AKMES.
Les armes de la Tène présentent un intérêt tout
1 . Les pieux, en effet, ne sont pas seulement limités au blanc-fond, mais s'étendent encore sous les graviers du rivage, jusqu'à une distance de plus de cent mètres /lu bord (dans les eaux moyennes). On peut admettre qu'ils s'avancent de cinquante mètres au moins dans l'eau ; d'un autre côté, l'espace qu'ils occupent en largeur est d'au moins 1,000 mètres qui, multipliés par 150 mètres, donnent une surface de 150,000 mètres carrés, soit quinze hectaress.
AOK DU KER. 79
particulier^, non*seulement à raison de leur belle conservation comme objets d'art et de curiosité, mais aussi et surtout comme documents pour T histoire de la civilisation gauloise. Grâce à la munificence de S. M. l'Empereur des Français, nous avons pu comparer ces armes avec une collection de moules représentant les armes recueillies dans les fossés d'Alise, et nous y avons trouvé la confirmation la plus éclatante de nos conclu-
4. Il résulte d'une communication faite par M. Préd. de Rougemont à la Société d'histoire de la Suisse romande dans sa dernière réunion tenue à Neuchâtel, en août 1864, que les armes de la Tène correspondent d'une manière frappante à la description que Diodore de Sicile fait des armes des Gaulois.
« Au lieu d'épée, dit Diodore de Sicile (liv. 5, chap. 30, traduction a de Miot], les Gaulois ont pour arme offensive un espadon suspendu « au côté droit par une longue chaîne de fer ou de cuivre; et quel- « ques-uns rattachent leurs tuniques avec des ceintures ornées de V plaques d'or et d'argent. Comme arme do trait, ils ont des javelots « qu'ils nomment des lances: le fer a une coudée de long (près d'un » demi-mètre j, le fût une coudée et quelque chose de plus, et la « largeur de l'arme est à très- peu près de deux palmes (trois pouces < environ) . Leurs épées ne sont pas moindres en longueur que le saii- '( nium ou javelot des autres nations, et leurs javelots ont le fer plus " long que leurs épées. De ces armes, les unes sont forgées droites , « d'autres sont en zigzag avec l'extrémité recourbée en arrière, '( afin qu'elles puissent en frappant, non-seulement percer, mais " encore entailler les chairs et déchirer la plaie lorsqu'on retire le '* fer. »
Nous croyons, dit M. de Rougemont, que Diodore n'a pas compris Técrivain qu'il copiait, et qu'il a substitué les termes moindres et plus grands (que Miot traduit . moindres en longueur et plus longs) à ceux de moins larges et plus longs. C'est ce qui nous paraît prouvé par le cas qui est en tête de sa phrase. Nous proposons la correction suivante, qui nous est inspirée par la vue des armes de la Tène : « Ces fers de javelots de trois pouces de largeur sont fort '^ extraordinaires, car ils sont plus larges que ces longs et grands <i espadons, et cependant ces espadons ne le cèdent en largeur aux «(javelots d'aucune autre nation. »
«» LE5 rALAFlTTC:--
Parmi cte ar.irs. o; .-i? i i- iraiosit 'r± p'.-t;. ce sont
Pig. TO. i;a gr. Fig. "II.
de grands fers de lance mesurant jusqu'à UO centimètres
de longueur sur une largeur de /t à 6 centimètres, d'un travail très-soigné, avec une arête vive sur chaque face et des ailerons très-larges qui ne sont pas toujours symétriques. Quelques-uns sont irrégulièrement échancrés, sans doute pour rendre l'arme plus redoutable {fig. 70) . D'autres sont à jour, présentant des vacuoles bizarres {fig. 71) avec des contours saillants qui pourraient bien être le point de départ de la hallebarde. On possède aussi des fragments de la hampe, qui • était remarquablement grêle et garnie à son extrémité d'une pointe en fer à pans coupés. Quoique la douille soit très- petite et suppose par conséquent une hampe grêle, le fer était travaillé avec trop de soin pour supposer qu'on se soit exposé de propos délibéré à le perdre en le lançant. C'était une arme d'hast et non une arme de jet.
Les épées de la ïène méritent une attention toute particulière. La lame {fig. 72) a de 80 à 90 centimètres de long'; elle est très-plate, n'ayant guère que 3 millimètres d'épaisseur, à deux tranchants, tout d'une venue, sans rétrécissement au milieu; elle n'a pas de croisière, et il ne reste de la poignée que la soie, qui, sans être très-grande, est cependant calculée pour une main d'homme ordinaire (13 à 15 centimètres). Le passage de la soie à la lame se fait par une courbe gracieuse garnie d'un cordon en fer qui sert d'arrêt et correspond à la saillie du fourreau. Nous n'avons pas encore découvert la forme à coupe carrée, qiii est la plus commune à Alise.
Une partie des épées* sont dans leur •fourreau. Mais,
LE^ îAiArn
r:x f.'jti ut nic, -r.'tf^^vr. i::3àjiéei par U roaille
nous avons pu en retirer plusieurs du fourreau. Elles sont droites, à deux Iranchaats ; la plupart ont conservé leur fil parfaitement intact , de manière qu'on pour-
AGE DU KEH.
rail très-bien s'en servir aujourd'tiui. En les examinant, on y découvre des lignes ondulées qui rappellent
un peu les lames damascées, comme si elles étaient composées de rubans ou de rognures qu'on aurait forgées ensemble. Il n'y a que les bords qui soient parfaitement lisses, à l'instar des lames d'Alise '. PIu-
l.'M. V. de ReFTye remarque a l'égard de ce type d'épéê qui est
.... -r- . ^e jmnniî ne labrigiip près de la
> .'^ nTe>nEUî: tnuteç !te épèes que
:• '^ r*».rJleîlitfi^ -aur nE ■lîfgMce tiès-
■'!- -j-- rt^ narrée- cjrr.imî«anû*f« qui
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<. . . *i. •>- ^a^.'j'i^ ^ariLtiiic ôe^ porté du temps
îui5> .'i*:?. ià**ite?Sv 'es '«rauwrikuils ne sont pas
> .V ^* i 1. .:?, L Damner, après avoir forgé
.. Cl v>r. VI *.»iv étire dans le sens de sa Ion-
. , ,v.ti. >' '^.le^ cocnîms eo fer doux pour
% ,v4.; *?iisuite écrooi au marteau. Le
'J cvmtMU réparer par le martelage
A iv\4K» tuaQiére que les Caïucheurs rebat-
v\vv'K«. » Rm^ue archéologique, No-
AGE un FER. H5
sins avaient, dès l'origine, adiré l'attenlion de M. F.eid. Keller, comme étant également étrangers à l'art romain et (L l'âge du bronze. La plupart des dessins sont gravés au buFÎn vacillant (Tremulirstich) , si bien qu'en les examinant de très-près, on reconnaît les va et vient de l'instrument qui les a tracés. Quelques fourreaux sont ornés de dessins au repoussoir; c'est en particulier le cas d'un échantillon unique de^notre colleclion qui re-
présente l'emblème caractérislique des Gaulois (fig. 75), savoir le cheval cornu, tel qu'il se retrouve aussi sur les monnaies de la Tène. On remarque en outre, sur la face opposée à celle qui porte l'agrafe de suspension, une sorte de granulation qui rappelle quelquefois la peau de chagrin et d'autres fois certaines damasquinures que les armuriers modernes obtiennent par l'emploi des acides.
H'fc LES PALAFITTES.
sieurs sont munies d'une marque de f
poignée [pg. 74). * • "'^"^ "^
Remarquons ici que presque 1- • '^ ^^W^^'
nous possédons ont été recueillies - - '^^^ ^^"^
limité, de quelques mètres carp* ' **• ^'^^^^^
semble militer en faveur de l'id»'^- " " '^^^^ '^^
primée plus haut (page 64) à V tions de l'âge 9u bronze, à sa\<'* -^ - uvuns a .a
des magasins que des habitatin»»^ '""'••* ^^^ ^^^''
se représente difficilement corn • - . * J un Ira-
veraient réunies dans une sei • -^ :iiajsa\ec
ce ne soi pour une défense '■ ^' retrome
cas, il serait peu probab!
dans le fourreau.
Le fourreau {fi g. T^'V .
deux feuilles très-miiK <l'exception de la p^uii' cordon en fer arlistf!.
bords du fourreau. I.
plaque spéciale (|!i' dont les bords s(m \ remarquables ([iii -
assez fréquorU à A!'de Camille, ce qui m du nK^me for (\\w \v cette partie a\oi' •!
p;ueur, soudait, d..- .
former les lr.\iu soldat pou\ail d ^ les bnVhes ih^ ^.
tenl leur faux vemhre Ist^i. v.
\L Tempereur Napo-
;il avoir d'efficacité que
(lit au moyen de lanières
''(ihim. Ces fers sont, en
r appartenu à des javelines
'|iie les expériences faites par
. prouvent qu'un trait léger que
« r qu'à vingt mètres au plus,
i aide de l'amentum, une portée de
f'\ la confection de ces fers est assez
■iir expliquer comment on pouvait se
pLM-dre un certain nombre. Il paraîtrait
\i-tait chez les Gaulois des corps exercés à
/ixeliiie au moyen de l'amentum, comme
Fig. -77 2.
(I autres lançaient des pierres ou autres projectiles au moyen de la fronde.
4. Verchère de Reffye, les Armes d'Alise, page 15. Extrait de la Revue archéologique»
2. M. Vogt, réminent anthropologiste de Genève vient de nous sii^naler l'existence d'un dessin tout à fait ^mblable, sur la grande mosaïque de Pompeï, aujourd'hui l'un des ornements du Museo reale
On n'a trouvé jusqu'ici aucune trace de pilum à la Tène, ce qui tendrait à prouver que le pilum n'était pas une arme gauloise , et que ceux qu'on a recueillis pêle-mêle avec les javelines et les épées gauloises dans les fossés d'Alise, proviennent des légions romaines, ainsi que ces lances effilées portant une croisière près de la douille, et que l'on suppose avoir été des Isuaces de cavaliers. Les flèches en fer, si abondantes à Âlîse, ne ne se trouvent pas non plus à la Tène, ni les épées courtes et terminées en pointe aiguë, avec un renflement médian, à l'instar des lames de l'âge du bronze, et qui étaient sans doute destinées , comme^ ces dernières, à frapper d'estoc.
D'un autre côté, il est à remarquer que les grandes lances en forme de hallebardes que nous avons décrites plus haut, sont jusqu'ici propres à la Tène, et n'ont encore été trouvées nulle part dans les Gaules. Ce qui s'en rapproche le plus, ce sont certains fers à forme flamboyante de la collection d'Alise*,