‹ Les palafittes: ou Constructions lacustres du lac de Neuchâtel (volume 2)Chapitre 24 sur 29 · Pigorini et Strobel. Die TerramaronLager der Emilia. Mit · texte numérisé non relu

Pigorini et Strobel. Die TerramaronLager der Emilia. Mit

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taine époque , de constructions sur pilotis , érigées par des populations ayant les mêmes habitudes, les mêmes mœurs et appartenant, selon toute apparence, à la même souche.

Or peut-on admettre que les auteurs romains, dont la plupart connaissaient et appréciaient les beaux sites des lacs d'Italie, que Pline , entre autres, qui avait sa campagne au bord du lac de Côme, aurait négligé de mentionner des constructions lacustres dans le voisinage et peut-être sous les fenêtres de son palais, lui qui pourtant n'était rien moins qu'avare de détails sur les hommes et les choses de son temps? Si donc le célèbre écrivain de Rome n'a pas un seul renseignement à nous donner sur les habitations lacustres , nous nous croyons autorisé à en conclure , non-seulement que ces constructions n'existaient plus de son temps en Italie (79 ans après J. C), mais encore qu'elles avaient disparu de la mémoire des hommes.

D'un autre côté, le fait que nous trouvons les mêmes constructions et les mêmes ustensiles dans l'Emilie et dans la Vénétie nous dit assez que les habitants des lacs de la Lombardie ne vivaient pas isolés au pied des Alpes.

La même civilisation n'a pas pu couvrir simultanément un espace aussi considérable que la plaine du Pô et les gradins des Alpes , sans pénétrer aussi jusqu'au littoral. Les avantages de la mer sont trop nombreux et trop évidents pour ne pas attirer les hommes, dès qu'ils sont arrivés à un certain degré de culture. Ce seul fait suffirait au besoin pour justifier l'opinion que les baies

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sition des bronzes, qui ne sont composés que de cuivre et d'étaîn, ce dernier métal pouvant, comme nous l'avons vu plus haut, varier de & à 20 p. 100.

On se demande si la préparation du bronze n'e^ pas une invention indigène qui serait née sur les versants des Alpes, et aurait été provoquée par la présence du minerai de cuivre, assez abondant sur le versant méridional des Alpes piémontaises. Cette idée nous a souri un instant. Nous ne saurions cependant l'invoquer, par la raison que, s'il en était ainsi, on aurait commencé par fabriquer des ustensiles en cuivre , comme les anciens peuples de l'Amérique. Mais jusqu'ici on n'a trouvé que quelques ustensiles de ce métal dans les grèves du lac de Garde. La grande majorité des objets métalliques est en bronze, ce qui nécessitait, par conséquent, l'emploi de l'étain ; or ce dernier ne pouvait être obtenu que par le commerce, attendu qu'il est étranger aux Alpes. Il nous semble dès lors plus naturel d'admettre que l'art de combiner l'étain avec le cuivre, en d'autres termes, la fabrication du bronze est d'importation étrangère.

Dans cette hypothèse , il resterait encore à déterminer si le principal élément du bronze, le Cuivre, venait, comme l'étain, de l'étranger, ou si l'on utilisait les minerais du pays, comme le prétend M. Wibel *. Les premières analyses de M. de Fellenberg nous avaient fait entrevoir une solution très-intéressante, au moyen du nickel que renferment les bronzes des palafittes

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