Die Cultur der Bronze-^Zeit, 1861^ p. 36 et suiv
l.Kf PALAFÏTTES.
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recherches de M. de Fellcn-
ts l'importance que ce savant
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•^r-^ ..xf aiBsi dans les bronzes du
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> ;M.a:i;^*es avec celles qu'on
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PlU8. que leur l'orme ou leur façon, que l'on
, u- . , * ^' est iuooulestable aussi que plusieurs des oi>jets les i>i,, ^ MT
les laac ^ "^ ^'^^luauius^ tels que les épées, les haches,
^>H TiUKMlles^ oi\i ^ peu près la même forme.
Mais d*un autre côté, on ne saurait se dissimuler que parmi les bronzes Scandinaves il ne se trouve une quantité d'objets qui font complètement défaut dans nos palafittes. Il suffit pour cela de comparer les figures de l'ouvrage de Worsaae * avec les armes et ustensiles de nos palafittes.
Pour quiconque a parcouru les magnifiques collections du musée de Copenhague ou celles du Mecklembourg, il est évident que le soi-disant âge du bronze s'y présente avec une richesse et un fini que l'on chercherait vainement dans nos palafittes du second âge. liln revanche, on ne saurait méconnaître une ressemblance frappante entre les bronzes du Nord et ceux de Hallstadt. Cette ressemblance ne concerne pas seulement la forme et la physionomie des objets; elle se retrouve également dans certains types de dessins qui sont communs aux deux groupes, spécialement Thélice conjuguée qui se retrouve jusque sur les armes et les haches (Worsaae, Tab. xxyiii, fig. 113 et Tab. xxxi, fig. 130), et qui font complètement défaut dans nos palafittes. Il est permis dès lors de se demander si peut-être la concordance n'est pas plus complète entre ces deux localités qu'entre les palafittes de nos lacs et les tombeaux du Nord. Or, à Hallstadt, les bronzes se trouvent associés
i. Nordiske Oldsagen^ Copeahague, 1859. — Au nombre des objets remarquables qui font complètement défaut chez nous , nous citerons entre autres les haches ornées (Tab. xxviii), de remarquables couteaux ou rasoirs (Tab. xxxvi), des vases en bronze d*un travail exquis (Tab. lxi), des boucliers (Tab. xlii et xliii), et enGn les lurer ou trompettes de guerre (Tab. xxxix et xl), dont il n'existe aucune trace dans les palafittes.
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OlWÎMUVMfMS, llMki.
que les objets en bronze de la Scandinavie et les tombeaux qui les recèlent rentrent dans fàge du fer, comme c'est ie cas des antiquités de Hallstadt et de celles des nécropoles étrusques de la Romagne qui font , dans ce moment, Tobjet des fouilles et des études de M. Gozzadini. Aussi bien les Phéniciens connaissaient Tusage du fer, et Ton ne comprendrait guère pourquoi ils Pau* raient exclu de leur commerce sur les côtes Scandinaves, tandis qu'ailleurs et spécialement à la Tiefenau, les monnaies de leurs colons de Marseille se trouvent associées aux objets du premier âge du fer.
Les Etrusques ne sauraient non plus être passés sous silence dans cette discussion. Occupant la Toscane et rOmbrie, ils y étaient parvenus à un degré de civilisation très-avancé qui a dû réagir sur leurs voisins et s'étendre, en tous cas, aux habitants de la plaine du Pô et du pied des Alpes. Nous avons parcouru, en vue de cette idée, les diverses collections d'antiquités étrusques en Italie. On ne saurait méconnaître une certaine ressemblance générale avec plusieurs de nos objets lacustres, mais cette ressemblance ne s'étend pas aux détails. Les antiquités de l'Étrurie attestent une civilisation beaucoup plus avancée et spécialement des procédés en. métallurgie qui étaient inconnus aux habitants de nos stations du bronze. Les Étrusques connaissaient d'ailleurs le fer aussi bien que les Phéniciens, et nous venons de voir que la composition de leurs bronzes est différente, puisqu'ils y faisaient entrer du plomb, qui est complètement étranger à notre âge du bronze.
Or il n'est pas admissible que s'ils avaient été les
iU LES PALAFITTES.
fournisseurs des stations lacustres du lac Majeur, on ne trouvât pas dans ces stations quelques traces de cette fabrication ou quelques objets en fer, attendu qu'à cette époque le fer était déjà très-répandu ^.
C'est donc au delà des Étrusques et des Phéniciens qu il faudrait reporter le commerce de l'âge du bronze de nos palafittes. Il appartiendra aux historiens de rechercher s'il n'existe pas, outre les Phéniciens et les Carthaginois, quelque peuple navigateur et commerçant qui aurait trafiqué par les ports de la Ligurie avec les peuples de l'âge du bronze des lacs d'Italie, avant la découverte du fer.
Remarquons en passant que rien ne prouve que les Phéniciens aient été les premiers navigateurs. L'histoire mentionne, au contraire positivement, sous le nom de Tokkari^ des prisonniers qui auraient été vaincus dans une bataille navale livrée par Rhamsès III, au XIII® siècle, avant notre ère 2, et dont la physionomie, suivant Morton, indiquerait le type celtique. Or, il est permis de supposer que s'ils avaient assez d'énergie
1 . D'après Homère, Pseudomentes fait le commerce de rairain et du fer. Odyssée I, 184. — La Bible mentionne le fer en bon noml5re d'endroits. Il est question de charriotsen fer dans le livre des Juges 1, V. 49, d'un lit en fer dans le Deutérohome, V, v. \\, L'usage du fer est même considéré comme une profanation dans les monuments consacrés au culte, Erode XX, v. 24, Deutéronome XXVÏI, v. 5. En6n d'après la tradition mosaïque, l'âge du fer remonterait au delà du déluge, puisque Tubalcaïn aurait déjà forgé le fer. D'après cette chronologie, il ne reste que bien peu de marge pour les âges du bronze et de la pierre, qui, de l'aveu de tout le monde, embrassent cependant des périodes fort longues.