Die Cultur der Rronzczeil. Kiel, 1 86ii, p
Afi.E DU BRONZE.
marteau lorsqu’il contient 15 pour cent d'étain. Pour travailler les bronzes qui renferment une proportion plus grande d’étain, on est obligé de les soumettre au procédé de d’Arcet, en les refroidissant subitement. On leur donne de cette manière une malléabilité qu’ils n’ont pas naturellement et qu’ils ne prennent pas non plus lorsqu'on les fait refroidir lentement. Or comme, parmi les bronzes des palafittes, il s’en trouve de martelés qui ont dû nécessairement être travaillés à. froid, il s’en suit que l’art de recuire le bronze doit être à peu près aussi ancien chez nous que l’art de le préparer. Il est surprenant que, connaissant cette influence du refroidissement sur les métaux, les peuples de l’âge du fer n’aient pas été conduits à la découverte de l’acier, qui n’est qu’un procédé inverse.
Enfin il nous reste h mentionner, à côté des moulins ou pierres à broyer le blé, qui sont communs aux deux âges, certaines pierres discoïdes de dix à douze centimètres de diamètre, munies d’une rainure plus ou moins profonde sur leur pourtour, et sur la signification desquelles on est loin d’être d’accord. On s’est demandé si ce n’étaient pas des poulies, d’autant plus que leurs deux faces présentent fréquemment de légères cavités, ce qui expliquerait pourquoi elles sont toujours en pierre dure (quarlzite, granité ou diorite) et jamais en calcaire ou en molasse. Mais, s'il en était ainsi, la rainure ne devrait jamais faire défaut ; or, ce n’est pas le cas. D’autres ont pensé qu’elles avaient dû servir de poids pour soutenir la chaîne dans les métiers à tisser. Mais alors on ne concevrait pas la nécessité de choisir des