‹ Les Palafittes, ou Constructions lacustres du lac de NeuchatelChapitre 31 sur 36 · RÉSUME · texte numérisé non relu

RÉSUME

L’âge du fer, tel qu’il apparaît dans nos palafittes, se caractérise par les traits suivants :

1° L’apparition du fer et son usage général pour

1. J. Quicherat, Examen des armes trouvées à Alise-Sainle- Rcine. Besançon, 1865.

les armes, les ustensiles et même les objets de parure.

2° L’application de procédés particuliers à la fabrication des épées en fer, à l’instar des épées de Damas.

3° Un système particulier d’ornementation fort différent de celui de l’âge du bronze, consistant surtout en dessins appliqués sur les fourreaux des épées. Quelques-uns de ces dessins sont au repoussoir.

4* L’apparition de la monnaie avec effigie.

5“ L’usage de fibules en fer avec ressort k boudin.

6° Le bronze battu devenant d’un usage général *.

Après avoir indiqué les traits saillants qui constituent le critérium de l’âge du fer, tel qu’il se révèle dans les palafittes de notre lac, il ne sera peut-être pas inutile de signaler brièvement les objets qui font défaut, ces caractères négatifs ne laissant pas que d’avoir aussi leur importance dans une étude comparative.

Constatons d’abord que les dessins les plus caractéristiques, tels qu’on les observe sur les fourreaux d'épée ou sur les vases sont bien moins compliqués que ceux qui décorent les objets tirés de bon nombre de tombeaux qu’on rapporte peut-être à tort à cette époque. Nous n’avons pas encore découvert dans les palafittes de la Tène de ces brassards couverts de fines

I . On pourrait être tenté d'y ajouter le tour du potier, ainsi quo la brique rouge ou cuite au four, dont la présence à la Tène est hors de doute. C'est en effet l’opinion que nous avons émise dans la première édition de cet ouvrage. Mais, après y avoir réfléchi de nouveau, nous sommes disposé à adopter l’opinion de notre ami. M. Relier, qui envisage ces doux industries comme d'importation romaine, quoique antérieures probablement h l'invasion.

AGE DU FER

gravures ni de ces disques à jour avec cercles concentriques 1 2 3 , encore moins de ces ceintures en bronze représentant des ébauches de petites figures humaines et de quadrupèdes, comme il en existe à Hallstadt et dans certains cairns de la Suisse *, rien, en un mol , qui approche de ces ornements surchargés si fréquents dans les tombeaux helvéto-burgondes ou mérovingiens.

Les palafittes de l’ùge. du fer sont aussi beaucoup plus sobres d’objets de parure que les tombeaux. Plusieurs des objets qu’on est convenu de qualifier d’étrusques, et qui sont très-abondants dans le Nord ainsi qu’à Hallstadt, font complètement défaut, spécialement les fibules en double spirale, les bracelets en bronze simulant des colliers, ainsi que cette variété de pendeloques et de chaînes qui distinguent les anciens tombeaux de nos environs. Indiquons encore l’absence complète de cette forme particulière de dessins représentant un cercle avec un point au milieu, qui se retrouve si fréquemment à Hallstadt, dans les nécropoles étrusques, et jusque sur les parois des dolmens de la Bretagne. Enfin, la palafitte de la Tène, non plus que là Tiefenau n’ont jamais fourni de scramasax ni de véritable spathe.

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