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2. Il serait plus simple de sup|toser que le percement se faisait au
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LES PALAF1TTES.
renfler le marteau à l'endroit qui devait rerevoir le trou dVmmanchure. Malgré rela. il arrivait souvent des accidents, car les fragments de marteaux cassés pendant le percement, sont bien plus nombreux que les entiers. Peut-être aussi les lames qui perçaient étaient-elles fixes, et c'était le marteau que l'on faisait tourner comme dans nos burins fixes.
Fi* |:i. Fit- 11.
Les figures 13 et H représentent un échantillon de notre collection. Comme d'autres du même type, il est
moyen H un cylindre ou lube creux. Mais celui-ci aurait dû être de métal, ce qui reporterait nos marteaux dans l'âge de bronze. Or jusqu'ici. on ne les connaît que de l'âge de la pierre.
AGE l)E LA PIERRE.
parfaitement intact, ce qui a fait supposer que c’éluit
plutôt un insigne de commandement qu’une arme.
Les haches ne sont pas rares non plus. Nous en possédons plusieurs douzaines. On choisissait une pierre dure, de préférence un galet erratique de diorite, de serpentine ou de quartzite que l’on usait de manière à lui donner un tranchant (fi g. J 5). Ce caillou était ensuite
introduit dans une emmanchure faite de bois de cerf, qui elle-même était taillée de manière à s’adapter à un manche en bois ( fit / . 16). Ces emmanchures se rencontrent assez fréquemment dans certaines localités, entre autres à Concise, mais il est rare de retrouver les deux (la hache dans son emmanchure), et plus rare encore de posséder l’instrument complet, c’est-à-dire la hache, l’emmanchure et le manche. M. le docteur Clément en possède un exemplaire provenant de Concise [fuj. 17), l’un des plus complets qui existent.
D’autres fois la hache s'insinuait à l’extrémité d'un
Fig. lô. I 2 gr.
Fig. IM. I 2 gr.
ït LES PA LA l'I T T ES.
tronçon de bois de cerf, qui était percé d’un trou pour recevoir un manche. La hache venait s’appuyer contre
A côté des haches se trouvent d’autres pierres taillées plus petites, emmanchées dans de simples frag-
Fig. IS. — Concise, marteau eu bai.** de cerf, tn.inclie on bois. l/l grandeur, d'après XI. le L> r Clément.
AG K ÜE LA PIERRE
ments d’andouillers; c’était plutôt des ciseaux ou des tranchels que des haches proprement dites. Celui qui est ici représenté (fit/. 19) est en néphrite transpa-
Fig. 11). — Cuoeito, 1/2 grau Jeu r.
rent d’une belle teinte vert-poireau; il fait partie de la collection de M. le D r Clément, h Saint-Aubin. La plupart de ces pierres mystérieuses sont emmanchées de celte manière.
Ce qui caractérise nos haches de l’âge de la pierre et les distingue de celles des âges antérieurs, c’est qu’elles sont toujours usées et aiguisées sur la meule, de manière â présenter un tranchant très-régulier, ce qui n'est jamais le cas des haches d’Abbeville, ni de celles des cavernes, ni de celles des Kjoekkenmœdings du Danemark qui sont simplement taillées au choc.
A part ces ustensiles, qui sont communs à presque tous les peuples sauvages, nous rencontrons chez nos
LES IWL. U* ITT LS.
lacustres de l'âge de la pierre, un commencement d’industrie qui atteste l’aurore d’une civilisation. Ils fabriquaient de la poterie, informe et grossière à la vérité, mais qui n’en est pas moins digne d'intérêt par sa composition . autant que par sa forme et ses dimensions. Ce sont pour la plupart de grands vases pansus, façonnés à la main, le tour du potier n’étant pas connu. La pâte en est peu homogène, grise ou noire, jamais rouge, toujours mélangée de petits cailloux siliceux destinés sans doute à parer aux inconvénients d’une cuisson inégale et imparfaite. Il n’existe guère que des rudiments d’ornements.
Les vases de moindre dimension sont d’une pâte moins grossière, rétrécis par le bas. mais sans être arrondis ou coniques à la base, comme ceux de l’âge du bron7.c. Ils sont à* fond plat, en sorte qu’il n’est pas besoin de support pour les faire tenir debout (/?//. 20).
Aussi les anneaux en terre, si communs à l’époque du bronze, font-ils complètement défaut dans les ténevières.
Ce qui n’est pas moins significatif, c’est l’emploi que l’on faisait de ces vases pour la conservation des
agi; de la pierre. î5
denrées, telles que fruits el céréales, qui constituaient probablement les provisions de l’hiver. M. Gilliéron a recueilli dans la couche archéologique du pont de Thiellc, de fort beaux grains de froment qui sont carbonisés comme la tourbe qui les environne. La station de l’ile Saint-Pierre lui a fourni, en outre, de l’orge, de l’avoine, des pois, des lentilles, des glands'. On y cultivait donc la terre et l’on se livrait à l’éducation des bestiaux. C’est dire qu’on n’était plus à l’état sauvage.
Les meules en pierre à broyer (communément appelées moulins) qu’on trouve en assez grand nombre dans plusieurs de nos ténevières, et dont plusieurs atteignent jusqu’à GO centimètres de diamètre, indiquent que l’on triturait le blé, probablement à la main, au moyen de pilons arrondis. Ces pilons, ainsi que les meules, sont en granit ou en grès, jamais en calcaire.
Il est vraisemblable aussi qu’il se faisait quelque trafic avec les contrées voisines, spécialement avec les pays situés au bord du Jura, d’où l’on tirait sans doute le silex; mais nous ne saurions partager l’opinion qui
I . Les stations de la Suisse orientale, entre autres celles de Rohenhausen sur le lac de Pfælfikon, ont en mitre fourni d'amples collections de fruits de toute espèce, des pommes, des cerises, des faines, des graines de fraises, de framboises, et des échantillons assez nombreux de la châtaigne d'eau ( Trnpn notons , qui doit avoir été commune dans les lacs, tandis que, de nos jours, elle ne se trouve plus que sur deux | oints au nord des Alpes, près de I.angcnthal et près d'Elgg. On y trouve de plus des lambeaux de tissus et mémo du pain qui s’est conservé à la faveur de la carbonisation. Le grain n'est qu'imparfaitement broyé, comme dans le pumpernickel de Westphalie, en sorte qu'il est possible de reconnaître l'espèce de céréale dont il se compose. La pain de Rohenhausen est du [>ain de froment. Les tissus sont de lin. On n’en a pas encore trouvé en laine.