Cranta Helvetica, p
LÉS PALAKITTES.
commun en Suisse. Il ue diffère pas non plus sensiblement des crânes de la station de* bronze d’Auvernier,
Fig. 2. Pig. 3.
dont il sera question plus loin. C’est, comme l’un de ces derniers, un crâne d’enfant, ce qui permet de sup-
AGE PE LA PIERRE
poser que les traits caractéristiques dé la race n’avaient pas encore acquis leur expression définitive.
Il est difficile de se faire une idée de l’état de culture des peuplades de l'àge de la pierre. A no les juger que par leurs armes et leurs ustensiles, elles n’auraient guère été plus avancées que les sauvages des îles de la Sonde ou de la mer Pacifique, ('.es armes, en elïet, ne sont que des flèches et des lances en silex. Ces dernières sont façonnées avec un soin extraordinaire, qui témoigne en même temps d’une grande dextérité dans l’art de tailler la pierre à feu; toutes présentent d’un coté une surface unie, qui est la cassure naturelle, et de l’autre une carène longitudinale, quelquefois complétée par l’usure (fuj. 2); quelques-unes ont comme une espèce de soie ou de manche (//</. S).
Les flèches sont triangulaires (/<>/. A), assez fréquemment munies de barbes, ce qui les rendait plus redoutables (fi;/, f> et 0). On rencontre quelquefois des traces du ciment (pii les unissait <i la tige. Il existait
Li:s PA LA F I T T !•: >.
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•aussi des pointes de flèches en os, mais elles sont beaucoup plus rares. I.c musée de Neuchâtel en possède une de Concise (pg. 7) .
Fig. 7. Fig S.
gr. nat. 1 /ï gr.
Fig. 9. Fig. 10. Fig. II.
1/2 gr. 1/2 gr, épingle an os.
Les os longs de certains animaux (de la vache, du porc), sont aussi souvent taillés en forme de poinçons (pg. 8 et 9) qui ont pu servir de poignards, de lances ou de piques; d’autres sont en forme de ciseau (pg. 10), on en faisait aussi des épingles k cheveux (pg. 11).
Les éclats du silex étaient employés en guise de couteau ou de scie. On possède dans plusieurs collections de ces silex qui sont enchâssés dans un fragment de corne, et dont on se servait probablement pour
A (J K DE LA PIERRE
abattre des arbres et couper des brandies ( pg . 12). Nos lacs ne nous ont pas encore fourni de ces poi-
pig. î*.
gnards artislement travaillés comme il eu existe dans les collections du nord de l’Europe, ni de ces couteaux en silex aux formes élégantes, qui rappellent les plus belles formes de couteaux de l’;\ge de bronze 1 . Ce (pie nous possédons de plus élégant, ce sont les marteaux en pierre- Ils sont d’ordinaire en serpentine, percés d’un trou conique, et il n’est pas rare de rencontrer le noyau ou boudin qui s’adapte à la cavité. L’une des extrémités du marteau est arrondie ou à face plane, et l’autre comprimée et plus ou moins tranchante. Quelquefois ce dernier côté est aussi en pointe. On est étonné de la patience, de la persévérance et de l’habileté qu’a dû exiger le percement d’une pièce pareille, surtout s’il devait s’exécuter sans l’aide du métal. Peut-être y parvenait-on au moyen de lames ou d’éclats très-minces de silex, attachés autour d’une tige que l’on faisait tourner de manière k ménager un noyau qui tombait quand la pierre était percée 2 . On avait toujours soin de