‹ Les palimpsestes des prisonsChapitre 103 sur 131 · AMOUR. — AFFECTION · texte numérisé non relu

AMOUR. — AFFECTION

— Rosina! Quand pourrai-je te revoir? Le Tribunal de Pilate me laissera-t-il bientôt aller ? À la fin, qu’ai-je fait ? Ce cochon d’agent de police est jaloux que je t'aime, mais je l’aimerai toujours. — Toio.

— Mon plus grand chagrin est d’être loin de toi, à Peppina ! avec toi j'irais non seulement dans une cellule moisie, mais même à l'enfer.

— L'amour se sent mais ne se voit pas; et plus loin est l’objet aimé, plus on l’aime.

— Si l'amour que je t'ai voué pouvait suffire pour te rendre libre, tu serais dehors aujourd’hui même. — Rico.

— Cher Pierre, dis-moi dans quelle cellule tu es et si tu m'aimes encore. Quand nous serons dehors. tu verras combien je t'aime.

Exauce la dernière prière, Que je t’adresse, Aime-moi et demande Quel est mon nom.

Alors l’oracle sacré, Ainsi te parlera :

Ici est enfermé, Celui qui toujours t’aimera.

— L'amour ne se fait pas sans argent, car il n’y a pas de femme au monde qui accorde ses faveurs sans recevoir quelque

chose (1).

— Quand finiront pour moi ces jours de peine et de douleurs? Quand pourrai-je te revoir, ma chère amante, pour ne jamais plus, mais jamais plus te laisser ?

— Je vole parce que je suis pauvre et que ma Marietta veut être joyeuse. Oh ! ma chère Mariette, que ne me coûtes-tu déjà? J'ai déjà attrapé trois ans et néanmoins je continue à voler pour toi.

-- Cher S,..Jje voudrais t'avoir dans ma cellule, je voudrais t'embrasser comme une véritable amante; Je voudrais vivre seul avec toi, même enfermé dans cette prison. Mais nous sommes digraciés !

Tav... du Cœur d'Or, Je te donne tout mon cœur.

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