‹ Les palimpsestes des prisonsChapitre 18 sur 131 · ADDITION A LA CÉRAMIQUE · texte numérisé non relu

ADDITION A LA CÉRAMIQUE

— Vive Mazzini. Vive la République de G. G. Vive l’année 1888.

Je prie Dieu de me faire bientôt sortir d'ici, car cette solitude vous rend muet. Avec qui échanger une parole ? Toujours seul, reclus entre quatre murs et la paillasse. Derrière la porte il y a le râtelier où l’on dépose toutes les portions, toutes les bouteilles de carbera, marsala, muscat, grignolino, nebiolo, palverga de Saluces et barolo. Buvons et soyons toujours allègnes. Vie Noé qui planlta la vigne.

On m'a arrêté à Bardencche pendant que j'étais en quarantaine. Oh! que de filles j'ai b..…. pendant ces quelques jours de quarantaine et ici il faut se le faire avec la main. dans cette cellule solitaire (1).

Portigliatti 3 ans, sort le # août 1888. Arrêté le 14 octobre 1885 (1).

— Oh ! malheureux, à quel état suis-je réduit, prisonnier ici entre quatre murs | Ils m'apportent un morceau de pain et me ferment la porte au nez comme si j'étais un chien, mais il faut savoir se résigner, dans cette triste condition.

(1) Le tout sur une cruche, autour d’une femme nue.

PRISONS nt

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TATOUAGES DE CRIMINELS

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