‹ Les palimpsestes des prisonsChapitre 45 sur 131 · SATIRES ET INJURES AU LIVRE ET A L'AUTEUR · texte numérisé non relu

SATIRES ET INJURES AU LIVRE ET A L'AUTEUR

L'art de se procurer la tranquilité de Sarasa. — Comme il est stupide cet écrivain ! [l'aurait encore dà aller à l’école du professeur Dulcido.

Idem. — La place de Sarasa devrait être à la maison de santé. C'est la tête de Sarasa qui tourne et non le ciel.

— Chers amis qui lirez ce livre attendez-vous à devenir stupides.

— Failes attention, mes chers amis, que ce livre donne une araignée (1) a quiconque le lit. :

L'art de se procurer la tranquilité de Sarasa. — Tu as raison camarade, je regrette de ne pas savoir ton nom.

Mazximes morales de Tommaseo. — Quand tu auras lu ce livre tu deviendras prêtre ou maestro ; si tu ne le fais pas, ilest inutile de l’avoir lu. Il y a de belles maximes dans ce livre, mais les maximes ne servent à rien en ce monde où règne seul le Dieu de l'or. Celui qui a de l'argent est brave et vertueux et à celui qui n'en à pas, toules les maximes de Tommaseo, ne servent de rien, elles sont méprisées.

« J'ai mérité la peine que je subis » (1). — Galileo envoie mille dysenteries à l’auteur de ce livre qui fait venir l'envie de de bailler. Si on mettait tous les prêtres dans la citadelle, je ferais le Pietro Micca pour les faire sauter en l'air ces coquins de prêtres.

Vie de Monseigneur Guérin, par Arpaud. — Lisez pages 193 et 198 et vous verrez toute l'hypocrisie, toutes les inventions des prêtres ; avec leur boutique qu’ils nomment église, ils cherchent à nous la faire avaler grosse. Ah! ah! nous ne sommes plus au temps des miracles, ah! ah! ah! Guiseppe Torchio de

la Salmade.

(1) En marge du verset sur le livre de Lectures religieuses, se lit l’'impréeation du détenu Galilée à l’auteur et aux prêtres.

— Ecrire, me récrée, mais que voulez-vous, en lisant ces livres pleins de superstitions qui parlent de choses que ceuxmêmes qui les écrivent ne croient pas, les c...…. me virent de facon à me faire crier. À mort cette race infâme, qui cherche, avec ses superstitions, à tenir les peuples dans l'ignorance. Je suis Giuseppe Trochio.

— Les miracles d'alors étaient de ravir des enfants pour les déshonorer et, s'ils ne cédaient pas à leurs scandaleuses passions, ils les torturaient jusqu’à la mort. Comme ils étaient saints en ce temps-là ! — Giuseppo Trochio.

— Je suis fatigué de lire cet âne de livre. Si on me faisait faire trois mois de plus, mais que l’on me donnât de beaux livres, j'accepterais. Piétro.

— Ce livre est utile pour les bigots, mais non pour nous qui pensons plus à l'amante qu'à Dieu et aux Saints.

La Vie du Cardinal Fontana. — Ce Fontana me paraît un fier maquereau, je crois que c'est lui qui a inventé l’Inquisition : pour cela je vais lui faire l'éloge qu'il mérite : je lui dirai seulement que c’est un maquereau, et c'en est un! Adieu, amis. Si vous êtes en veine, branlez-vous à la santé de Final.

— Pleurez, Ô femmes, pleurez, à salopes, que le roi des ce...

est condamné à mort.

— Ce livre est à conserver. Mais non, brûlez-le et conservez la cendre.

Dans le volume La force de la conscience on lit: — L'auteur de ce livre est un âne.

— Ce Polycarpe (nom du héros du roman) devrait être mis avec les carpes.

— Celui qui ajoute foi à des cochonneries semblables est un âne.

Dans le volume La semaine sainte du théologue Bens de Turin :

Celui qui se branle la v...

Eprouve un grand plaisir, Mais non à lire des livres.

Qui font dormir debout.

Je sais que depuis 4 mois Que je me trouve ici

Je n’en ai pas eu d’autres, Sinon de plus mauvais.

Sur le Messie de Klopstock. — Au lieu d'inventer ce poëme, si tu avais inventé une carotte, {u aurais bien mieux fait, bourrique !

— Tu n'es pas capable de faire une rime — signe que tu es une bête comme ayant: — j'ai déjà lu d'autres vers — mais comparés à ceux-ci, c'est autre chose. (Curieuse importance attachée aux rimes).

— J'ai déjà assez de mélancolie, sans que l’on continue à me donner des livres qui ne parlent que de prières et de saints ; si J'avais voulu me faire prêtre ou saint je ne serais pas ici. Je prie Votre Seigneurie de ne plus me donner de semblables livres parce qu'ils me chargent de mélancolie et rien anne - Votre indigne serviteur, Giocomo M..

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