RÊVE
Je révais qu'au coucher du soleil — j'étais assis au bord de la mer — Des grands éclairs... il pleuvait — Et le ciel s’obscurcissait.
Entre les dents je tenais un cigare — Et je me sentais presque par la fumée — Inspiré à faire de la poésie.
Je voyais au large passer — Un frêle navire — Et avec l’esprit je croyais être sur son bord.
Tout de suite après — je vis une jeune fille pâle et mélan-
colique, mais si gentille !
Elle avait des yeux — azurs comme le flot — Elle avait une grande chevelure blonde.
Mais aussitôt la vision changea. — Et la pâle créature-—devint rouge avec une noire chevelure.
Ses vagues pupilles — s’assombrirent peu à peu. — Elles
devinrent presque noires — et étincelantes de flammes,
Après, mon rêve s'évanouit — j'étais encore sur le rivage — L’'éclair s'éloignait et la mer mugissait.
Les flots grossissaient — aidés par les vents — lout était triste à l’entour et mon cigare éteint.