‹ Les palimpsestes des prisonsChapitre 78 sur 131 · REFRAIN · texte numérisé non relu

REFRAIN

Heureux ces jours où je t’aimais, ma mère, Où j'aimais Dieu d'un vif et tendre amour !

Ces jours ont fui comme une ombre légère, Bonne Marie, ont-ils fui sans retour ?

C'est ton enfant, ton enfant qui t'implore, L'enfant qui pleure au pied de ton autel ; Il a péché mais son cœur t’aime encore, Prie Dieu pour lui, Dieu lui rendra le ciel.

(1) Paroles et musique du même,

Heureux ces jours d'innocence et de charmes Où je priais toujours avec ferveur !

Ils sont passés ; maintenant dans les larmes Je me désole en voyant mon malheur,

Reviendront-ils, dis-moi, bonne Marie ?

Reviendront-ils ? je les attends encore. Q'un doux espoir à ton enfant sourie.

Dans sa tristesse il désire la mort !

Il a goûté la coupe enchanteresse,

Il a suivi le monde corrupteur ;

Mais aux plaisirs succède la tristesse,

Et l’amerrume est entrée dans son cœur.

Oh ! montre-toi bonne et compatissante, Ouvre à ton fils, ouvre encore ton cœur, Entends sa voix, Ô mère bien clémente, Reine du Ciel, Refuge du pécheur.

10 mars 1861.

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