‹ Les palimpsestes des prisonsChapitre 96 sur 131 · MO · texte numérisé non relu

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2.— Attaché à l'entreprise des travaux de la station d'Ancône, mme manœuvre, se trouvait un certain Tal... Alf..., jeune mme de 20 ans, qui habitait avec sa mère, veuve ; il jouissail une certaine suprématie parmi ses compagnons qui le nomaient le Caporal,

Il paraît que sa conduite au travail ne satisfit pas le repréntant du chemin de fer, Br..., qui, plusieurs fois, s'en plaiait à l’entreprise; un jour une vive altercation eut lieu entre ui-ci et T..., qui l’accusait de lui avoir rayé une journée de avail sur le rôle de la paie. Et T..., assez irascible, se rendit après du chef (de Mart...) et se plaignit de cette vexation. N'ayant pas obtenu la satisfaction qu'il désirait, il s’en alla en sant que c'élait l'heure d'en finir et que le soir il se ferait istice de cette persécution. Ce fut alors (comme il le confesse

(1) Cvnisme humoristique du eriminel-né.

dans la lettre que nous publions), qu'il fit l'achat d'un revolver après avoir médité l'horrible tragédie, 11 alla à la maison où il prenait ses repas et se montra {rès agité; peu après il sortit et on le vit se rendre dans une maisonnelte du chemin de fer oùil écrivit la lettre que nous reproduisons.

Vers les 6 heures 1/2, Br... et de Mart... se promenaient auprès de l’atelier de menuiserie, quand ils furent frappés par quatre coups de revolver tirés par derrière. Br..., mortellement blessé, tomba. Mart élail sain et sauf.

Tal..., qui était l'auteur de cette agression, s'enfuit précipilamment el, arrivé à un endroit écarté, se lira sous la gorge un cinquième coup de revolver; quand il fut relrouvé par les agents qui le cherchaient pour l'arrêter, il étail étendu mort entre deux pioches. Il avait en poche une boîte contenant 18 cartouches de revolver ; en main, le revolver dans lequel restait une cartouche et cette lettre adressée à sa mère :

« Bien-aimée mère. — Ce sont les dernières paroles de votre fils Alfred, qui les écrit la main tremblante et les yeux pleins de larmes, ne pouvant plus résister à la douleur de penser que je vais vous laisser, vous qui m’aimez tant ainsi que mon cher frère et mes deux chères sœurs. J'ai une forte douletr à la tête, qui me pousse à commettre ce méfait, mais je ne puis plus y résister, 1l y a trop longtemps que je souffre.

« Le pain que J'ai mangé sous cel homme cruel, sans cœur, ambitieux, fut pour moi un continuel poison; j'ai toujours tout supporté par rapport à vous, mais maintenant Je ne puis plus (1).

« Aujourd'hui, avant d'aller prendre mon repas, entre dix et onze heures, je suis allé chez un armurier chercher ce revolver avec l'argent que M. Virg.. m’a avancé sur les 140 francs que j'avais laissés avant d'entrer à Popoli, avec l'intention formelle de tuer ce coquin de Br..., exploiteur des pauvres gens.

« Je ne puis plus faire autre chose, car J'ai le cœur trop gros. Embrassez bien mon adoré frère, mes bien-aimées sœurs ainsi que tous mes autres parents.

« Donnez ma montre à ma fidèle et malheureuse Mariette et

(1) Signes d’irritation, cause organique du délit.

dites-lui que, jusque dans l’autre monde, je me souviendrai d'elle.

« Vous me ferez accompagner au cimetière par le concert funèbre (1); vous irez chez le chef de la Société du Devoir Bell... Raff...) et lui direz qu'il envoie la Société m'accompagner pour la dernière fois Jusqu'au cimetière, car il me semble que j'ai toujours été ponctuel en tout.

« À vous, chère mère, Je vous attends dans l'éternité, et vous demande pardon de la douleur que je vous occasionne. et en vous embrassant, je signe votre très affectionné fils,

CMPAL:. JADE: 0)

« P.=S. — Salut à tous nos amis el connaissances. Ne transzressez pas mes désirs. Mieux vaut mourir que de souffrir la prison. »

3. — Le caporal Géomav, à Paris, tue à coups de marteau une vieille hôtesse pour la voler, et fut pour cela condamné à mort, sans espérance de voir sa peine commuée. [Il le sait el néanmoins ne s'en montre pas ému, au contraire, il se fait une espèce le gloire du calme et du sang-froid dont il fait réellement preuve; il discourt, avec les agents qui le gardent, sur les choses les plus diverses, mais jamais sur ce qui a rapport à son crime. [lit les livres qui lui sont fournis par le Directeur de la prison et finalement accorde la préférence à ce qu’il appelle « les ravaux littéraires de sa dernière heure ». Géomay a une grande prédilection pour la poésie. Il a même fait un drame sur son rime. Au régiment il écrivait des vers à tout propos et ses canarades l'en plaisantaient en lappelant : « Victor Hugo le etit ».

« La mort ! — disait-il souvent à ceux qui l’entouraient — je ie la crains ni comme soldat ni comme philosophe. Néanmoins Île me surprendra dans toute ma force eten pleine jeunesse. c'est une chose terrible, mais je m'y suis préparé et j'irai au upplice courageusement et la tête haute. »

Ses actes concordent avec ses paroles. Il dort tranquille, se

(4) Vanité posthume propre aux criminels.

lève et s'habille avec le sourire sur les lèvres, « loul joyeux, dit-il — de se trouver encore de ce monde, où malgré tout il fait bon vivre. »

Son appétit n'a pas cessé un seul moment ; il plaisante avec les gardiens qui lui apportent à manger, sur l’exiguité des aliments.

« Patience ! — disait-il l'autre jour — à la guerre comme à la guerre. »

Les cartes sont pour Géomay, le soulagement le plus agréable et il rit à se tordre quand il peut faire capot son adversaire.

Quelquefois, le jour il chante la jeunesse et l'amour, en vers de quinze syllabes ou en strophes comme celle ci :

Pour moi plus d'espérance, Si ce n’est en souffrance, Car tout s’est envolé A moi, ce souvenir Qui me fait tant soufirir.

Celui d’avoir aimé.

k. — Jenkins était jeune et avait une âme et des instincts d'artiste. La vie se présentait à lui pleine de promesses. Laissant ses parents, il va habiter une chambre garnie dans la cité de Goldaming. Dans sa nouvelle résidence, il se trouve en contact avec une Jeune fille, Emilia Joy, fille de sa propriétaire.

En peu de temps, les jeunes gens s'aimèrent et vers la lin de l'année, il la demanda formellement en mariage. Sa demande fut acceptée. Pour la célébration du mariage, 1l fallait attendre encore quelque temps.

Dix jours après ces derniers faits, Jenkins et Emilia, comme ils en avaient l'habitude, sortirent à la promenade ensemble. Arrivés à un endroit écarté à la campagne il voulut abuser de la jeune fille.

Il l’eut... mais morte, élouffée par lui.

Le crime accompli, Jerkins se montra tout autre qu’épouvanté. Il va tranquillement de public house en public house, jusqu'à ce qu'il fût arrèté el conduit en prison.

Il confesse immédiatement son crime, disant néanmoins qu'il

avait promis à sa victime de se suicider, mais qu'ensuite il n'en avait pas eu le courage.

Deux jours après, il écrit à la famille de sa victime, cette élrange lettre :

« Je vous écris pour vous demander pardon à tous avant de mourir. Je vous ai gravement trompés et mes lèvres furent mensongères, Si vous venez me voir avant dimanche, Je vous dirai quelque chose concernant mon crime. Venez. Voulezvous que Lizzy, — une sœur de la victime — apporte avec elle son pelit Branwell ?

« Je suis anxieux de vous voir tous, avant de m'en aller pour toujours. La bien-aimée Enulia est morte d'une façon vraiment heureuse (1). Les dernières paroles qu'elle prononcça furent celles-ci : « Adieu, mon cher amour, je m'en vais ». Je lui avais promis de mourir avec elle, pourtant j'ai pensé qu'il valait mieux attendre le pardon de Dieu.

« Maintenant, je me sens vraiment tranquille et préparé à mourir à quelque moment que ce soit. Très chère famille voulez-vous courtoisement venir me voir pour la dernière fois ? Je vous raconterai quelque chose. Vous pouvez venir me voir quand vous le jugerez à propos. Mais venez, je vous en prie, vous me rendrez très heureux.

« Venez et vous aurez le plaisir d'entendre comme Emilia mourut dans la félicité. Dieu /#2 pardonnera très chers amis, el J'espère qu'il voudra nous permettre de nous revoir ct nous unir dans une plus heureuse demeure pour loujours el dans l'éternité.

« Venez avec le pardon dans le cœur et Dieu vous pardonnera aussi. Je vous attends. Votre très heureux ami. »

Jenkins.

En montant à l’échafaud, Jenkins dit au prêtre qu'il mourail tranquille, parce qu'il était sûr de s'unir avec son Emilie. Ses dernières paroles furent : « Dans quelques minutes. je serai vers elle, »

(1) Preuve de Félrange manque du sens moral du eriminel-né.

5. — Pietro Ser... tue sa maîtresse Cesira Mezz..., femme Macc.., dans l'auberge des Napolitains, et se tire ensuite deux coups de revolvers, un à la gorge, l’autre à la tempe droite.

Cesira et Pietro, se lrouvant respectivement seuis, elle, capricieuse, lui, jeune et ardent, s'étaient aimés. — « Comme je serais heureuse, — lui disait-elle — si tu m'emmenais loin, bien loin avec toi: je pourrais peut-être devenir mère, Joie qui ne m'a pas été accordée jusqu'ici; continuer celte vie est un supplice : allons-nous en: Pierre, emméène-moi bien loin. — Ainsi raconte Pierre. »

Mais les moyens manquaient ; Pierre n'avait aucune habileté spéciale pour se procurer, hors de Rome, une position qui lui permit de vivre avec sa maitresse ; au contraire, il n'avait pas même réussi à Rome à se procurer un emploi.

Alors Cesira lui suggéra l’idée du suicide. — « Il ne nous est pas donné d’être heureux — lui dit-elle, — eh bien ! mourons. »

Et elle insista tant que Pierre se laissa persuader de donner un adieu à la vie, bien qu'ils n'eussent rencontré aucun obstacle à passer ensemble de longues heures de délices.

Cesira, beaucoup plus excilée, exallée, ne parlait d'autre chose que de la voluplé d'une mort partagée ensemble dans les baisers de l'amour, une mort qui leur aurait enlevé pour tou- Jours le dégoût d’un monde prosaïque et plein d’amertume.

Ils convinrent de se rendre dans une auberge et de se tuer à coups de revolver pour que leur mort fût plus prompte.

Ils se donnèrent rendez-vous pour le soir, sur la place de la Stalion, au lieu des arrivées.

A l'heure indiquée, Pierre s'y trouva en voiture et attendit sa maîtresse qui arriva ponctuellement.

Après s'être presque enivrés de cognac et de marsala, après s'être abandonnés à toules les frénésies du plaisir, à onze heures et demie ils se couchèrent, lui ne conservant que son tricot et elle ses bas seulement.

« Finissons-en — dit Cesira en lui donnant le dernier baiser — tue-moi ».

Ii la regarda longtemps fixement dans les veux et laissa échapper un sanglot.

Le revolver était sur la colonette : Cesira le prit avec un veste résolu en disant :

— « Enfant ! Si tu n'as pas de courage, ce sera moi qui te tuerai, puis je mourrai ensuite. Désormais tout est fini... ne faisons pas la comédie — Donne-moi encore un baiser — ditelle à Pierre. »

Elle souffla la lampe, laissant la chandelle seule éclairée.

Ils se baisèrent longtemps, puis elle le contraignit à empoigner l'arme et de ses propres mains approcha Parme de son oreille gauche.

Le coup partit sec, presque sans bruit.

Cesira jela un pelit cri, haussa les bras, eut quelques contractions spasmodiques, ferma les yeux et resta inerte, pendant que Pierre laissait partir un autre coup qui alla se perdre dans le vide.

Après cela, convulsé, hors de lui, le malheureux jeune homme se tira deux coups de revolver, le premier à la gorge, le second à la tempe droite. Perdant les sens, il s’abandonna au cadavre de Cesira pendant que la chandelle se consumait lentement.

A parür de ce moment, il ne se souvient d'autre chose, sinon qu'il lui sembla entendre frapper et crier à la porte; il était comme paralysé, hébété ; il répondait sans pouvoir bouger: il avait peur de se mouvoir.

Ce fut seulement après deux nuils et un jour pendant lesquels il était resté appuyé à ce cadavre, sur ce lit imprégné de sang, qu'il trouva la force de descendre et d'ouvrir à l’aubergiste qui menaçait de rompre les vitres.

Voici les letlres des suicidés :

« Préfecture de police à Rome. — Comme on pourra le constater, nous sommes morts, non par assassinat ou autre, mais de notre propre volonté. La vie pour nous n'a plus de joies, elle est au contraire un poids parce que nous ne sommes pas libres et nous cherchons dans la mort ce que le monde ne peut plus nous donner (1). Une prière — une pensée.

Pietro Sev.. Cesira Mac...

(1) Cette lettre et les expressions suivantes prouvent l’hyperesthésie morale propre au criminel par passion.

« Ma mère — Quand tu liras cette lettre, je ne serai déjà plus : Je sais quel coup cela sera pour toi, mais ce qui m'aflige le plus, c’est d'être obligé de vous quitter, toi et mon père que j'aime tant. Le destin le veut ainsi, qu'il en soit ainsi; intrépide, je défie la mort qui est pour moi l'ancre de salut à mes passions, à mes douleurs, à mes espérances décues. Je te prie de m’accorder une seule chose : que je sois enterré près de Cesira (1) et quand ce sera possible, que mon corps repose près de mon frère, où, un jour je pourrai, avoir une prière, une fleur de toi, de mon père. Maman, pardonne-moi, c'est peut-être un accès de démence, mais le destin le veut ainsi. Embrasse papa et reçois un million de baisers de

Ton affectionné fils, Pietro.

«© Mac... Diomsio. — Pardonne-moi, je ne puis écrire. Pardonne-moi de tant de malheur, mais le cœur ne se commande pas ; je suis fatigué de vivre, je meurs avec Pierre que j'aime et avec lequel je suis heureuse de mourir, mais Je prie d'écrire à ma sœur et de lui envoyer quelque chose. Les clefs du coffre sont ici dans mon porte-monnaie, l’argent est dans la grande boîle ; je n'ai pas eu la force d'écrire, seulement je demande, si tu as encore une pensée pour moi, que je sois enlerrée près de celui que j'aime. Adieu, pardonne-moi, je suis ta lemme.

« CESIRA, »

6. — Voici la copie scrupuleusement exacte de la dernière lettre que Salvatore Misdea (1) dicta au curé de Lucie, dans le fort de l'Œuf, qualre heures avant d’être fusillé :

(1) Ge serai! là, d'après ce que raconte Pierre, un cas de suicide double par passion.

(2) Je la dois à l’obligeance de l'avocat Lévy, un des plus fervents champions de la nouvelle école pénale, qui, dans la 7ribune Judiciaire, fournit d'excellents matériaux à ces études.

Pour le récit des derniers moments, voir Mäsdea et la Nouvelle École pénale, par Lombroso el Bianchi, Turin, 1884.

PAT TT CORP EI TT SA, à 1

« Château de l'Œuf, 21 juin (1 heure).

« Mère de mon cœur.

« Je vous fais savoir que ma santé est bonne et j'espère que a vôtre est encore meilleure ainsi que celle de toute la famille. e vous fais savoir que ma condamnalion ful si sévère que, quand e la connus, j'envoyai chercher le prêtre pour me confesser ; | vint et me trouva dans ma cellule ; je Paccueillis de tout mon œur. Monseigneur l'archevêque de Naples a demandé ma grâce u roi Humbert [°", roi d'Ialie. Nous attendons la grâce à chaque nstant, si Dieu me l'accorde.

« Chère mère, soyez en joie (1). Puisque mon malheur à oulu que Je me trouve ainsi au milieu de la mer comme une arque en danger.

« Le cardinal de Naples m'a envoyé six médailles ; si le seigneur me l'accorde, je peux vous les envoyer : une à ma sœur ÿmilia, une autre à mon frère Cosimo, une autre à mon frère Michele, et une autre à mon frère Pierantonio. J'en envoie de out cœur une autre à mon ami Giuseppe Sranieri. Ces mélailles que je vous envoie, gardez-les en souvenir de votre fils.

« Mon confesseur, Monseigneur de Luce, m'a apporté un peu le paternostri avec la Madone et le Seigneur, et celle-là je la orte sur la poitrine tant que durera ma vie.

« Jai pardonné à mon frère Michele qui n'est coupable de ‘en; J'ai pardonné à celui qui m'a donné le soufflet qui fut la ause de la ruine de cette âme qui dort en terre pour aller où ieu la destine; j'y pense nuit et jour; un qu'on nomme le taporal Roncorone vint dans ma cellule, même devant mon lit, Pt nous avons discouru une nuit ensemble : il me dit que je l’aais tué et je lui ai dit que ce n’élait pas ma faute, mais que ce ut le malheur qui le voulut.

« Chère mère, j'ai fait celte lettre dans ma cellule, n° 83 bis : est le confesseur qui l'écrit de sa propre main, dictée par moi

(1) Cette phrase est curieuse, comme contraste avec la situation : elle rappelle elle de Jenkins sur sa victime (V. supra).

mot à mot, en présence du commandant de la prison et de M. le lieutenant. Pendant ce temps je fumais mon cigare et dictais celte lettre de mes propres paroles.

« Aujourd'hui c'est samedi : si le Seigneur me vient en aide, le roi pourrait me faire grâce. Ce matin je pars pour le camp de Bagnoli, route de Piedigrotta. Là se répandra mon sang qui servira d'exemple à mes camarades. Là est le pardon de toutes les familles qui ont perdu leur fils, et moi aussi je pardonne à tous ceux qui m'ont fait du mal.

« Je vous envoie directement ces médailles par lettre recommandée et par l'intermédiaire de mon confesseur.

« Quand cette lettre vous arrivera, Je sais que vous pleurerez tous sur moi; ne vous afifligez pas lant et remerciez tous ceux du pays qui vont à la maison et tous ceux qui se souviennent de mon nom. Remerciez tous ceux qui vous font visite.

« Quant à vous, Je vous salue de tout cœur, et mon père qui me fait sortir de cette lerre ; je vous demande votre sainte bénédiction que vous m'accorderez certainement.

« Je salue tous mes frères et sœurs et en particulier mon frère Cosimo. Je salue tous mes cousins et tous mes amis.

Il ne me reste pas autre chose à vous dire; je vous embrasse de tout cœur, je vous serre la main et je signe votre fils,

« MisDEA SALVATORE. »

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