Cnrresp. de Marat, p
d'auteur, en février 1789, sous ce titre : Offrande à la Patrie^ ou discours au Tiers-État de France^ et avec cette épigraphe, empruntée à Horace ^ : Quiquid délirant Reges, plectuntur Achivi *.
Premier Discours
Mes chers concitoyens,
C'en est fait, le prestige est détruit.
Les voilà donc enfin, ces Ministres audacieux, décriés par leur ineptie, avilis par leurs déprédations, abhorrés par leurs excès, et proscrits par l'indignation publique ! Traîtres à leur Maître, traîtres à leur pays, ils ont, à force de forfaits, compromis l'autorité, et poussé l'État sur le bord de l'abîme. '
Naguère encore leurs lâches suppôts répétaient, avec insolence, que les Motiarques ne tiennent leur pouvoir que de Dieu et de leur épée ^ qu'ils sont maîtres de leurs sujets^