‹ Les pamphlets de MaratChapitre 21 sur 86 · Voyez le n» 26 de L'Ami du Peuple. {Note de Marat · texte numérisé non relu

Voyez le n» 26 de L'Ami du Peuple. {Note de Marat

3. c( La femme d'un paysan donnera, s'il le faut, son anneau ou sa croix d'or; elle n'en sera pas moins heureuse, et il lui sera permis d'en être fière. » Discours de M. Necker à l'Assemblée nationale... Quoi! c'est ce ministre si scrupuleux, qui n'ose toucher à 8.240.0U0 liv. des deniers de l'État, que les princes dissipent scandaleusement! C'est ce père du peuple si chanté, qui tout à coup renonce sans pudeur à ses entrailles paternelles, pour arracher du doigt ou du cou d'une paysanne une misérable breloque . Et de quel front, après un trait pareil, ose-t^il garder sa vaisselle,

forces! Quand la raison sévère n'en condamnerait pas le projet; l'honneur, la délicatesse, le sentiment auraient dû le lui interdire. Dépouillé du vernis séducteur dont on l'a revêtu, qu'est-il,aux yeux des sages, qu'un artifice honteux, employé à consommer la spoliation la plus malhonnête ?

Voilà donc le fond du sac du premier ministre des finances : le voilà lui-même au bout de son rôle, le voilà aux abois. "Sa retraite est forcée; elle est nécessaire, elle est indispensable; et de quelque manière que les affaires tournent, il ne peut faire que du mal, que faire mourir dinanition le peuple, que ruiner la liberté, que perdre l'État. Tant d'abus de confiance le décrieront à jamais comme un administrateur inepte, s'ils ne le font pas proscrire comme un ministre dangereux, un ennemi de la patrie ; mais nous ne sommes pas au bout de ses démérites, il nous en reste de plus grands encore à "dénoncer.

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