LB COMTE, LA COMTESSE
LA comtesse omtie rélue en riche et gracieux costume de piqueur, el'e a un fouet à la main.
Partons-nous? je suis prêle... Oht la chasse!..- la chasse 1... je Taimc, j'en rêve, j'en suis folle. Franchir les plaines, les barrières, c’est respirer I c’est vivre I
Air:
Ole, clac, clic, clac, cUa.cUe, alla, claa,
A cWralt La aigu al De partir,
Da aoarir,
Sa* faaaâ.
IMM
It (nM tfrU,
J* tr*»«r»* r«l»;
Jt «ai» !'«(«••«. U fl*rbe «l Itcllir.
Ao* , mh , m , «oi , *wi , «*» « Plu* mi chie** I 1*
J* WttiMI* ,
Q— Irt Hi«n%
Viirt lii*i*n,
Ui premier*
Ptrilroni :
P*n«* <one |
Toi, Pr«Mo I ruud i Aboyai Crin!
PIm fort Encor.
L* »«it* qne lool etrft*,
&'«• v* parai le* boinoaS,
Pair* Mrlir de *»n gfta Calai q*« MM pourthuMM.
L'ail palfÂlant El Umm uigliii d« rage.
Sou* U frai la«*,
II po«Mt an cri.
Il en partL
Par ici .
Aa c*iai|i!
Col lai , c'en le c«r, I* «otel I Pan , pan , paa, pu,
Fugitif Ow captif,
Mort o« »if,
Menai 'aurons;
Son aoa ploab* li rirtidra,
Eltféji
A *oo fl*ec ha le Uni ,
On Ml
0*11 court é • acn:
% Sonn-i Ve cor I
Trou , tro* , lu» , ireal Hallali ! hallali]
Il Ml p ri» !
Quel* doui cri*)
U*»l» tel au!
Q*el fracu 1 Cbire* . piqueur*,
Soal h*urtui(
El le cerf funeai Deraat *oa raisgam, Meart de douleur Non* da bonheur 1 Olli , il* Umbaur !
Ah I qari tonbeut I
Eh bien 1 madame, ne prions plus.
Comment?
LE COMTE
tous ne mourrez pas de bonheur ; nous LA COMTESSE.
LE COMTE
C'est à dire quo vous restez ici et que je pars seul.
Vous plaisantez.
LE COMTE
Malheureusement, non.
La chasse royale n‘a donc pas lieu ?
LE COMTE
Pardon...
Est-ce qu'il n'est pas convenu que je dois y aller avec vous?
Oui, mais une circonstance imprévue...
üne circonstance ! Quelle circonstance, je vous prie, peut vous empêcher d'être une fois agréable à votre femme, quand il arrive que tant d'autres vous lui êtes... mais je ne veux rien vous diro de désagréable... Partons l (Elle fait claquer son fouet et piétine d'impatience. )
LE COMTE
C'est avec bien du regret, madame la comtesse.
Encore I
LE COMTE
Si vous saviez le motif...
Dites moi ce motif.
LE COMTE
C'est on secret.
Dites plnlAt que c'est encore quelque nouvelle jalousie qui vous aura passé par la tête. Et vous croyez... Allons donc 1
LE COMTE
Non I je vous jure, il y a réellement on motif secret pour que j’aille seul à cette chasse. Peut-être pourrai-je voua le confier à mon retour.
Je ne vous crois pas : donnez-moi une prouve.
LE COMTE
üne preuve... vous donner une preuve, ce serait vous mettre dans la confidence, ce serait trahir...
Je veux cette preuve, ou je renonce à la fin à céder plus longtemps à vos tyranniques volontés; jo les subis pour le monde, mai» le jour où je serai lasse de les supporter... ce jour est venu, monsieur...
LE COMTE
Des menaces ?
LA COMTeSSB.
Oui, monsieur.
LE COMTE
Vous oubliez le couvent, madame.
J’irai à cette chasse : mon cheval I mon piqueur 1 mes gens! hoiu tous I
LE COMTE
Vous resterez ici, vous allez quitter ce costume détonnais inutile, et pour ne pas trop vous ennuyer pendant mon absence... LA COMTESSE.
Je jouerai de la serinette, n'est-ce pas ?
LE COMTR, désignant la serinette posée sur le claoecin.
Ne vous moquez pas de cet instrument : il est à la mode ; c'est l'instrument favori du roi et de la cour ; mais vous en jouerez une autre fois; vous allez essayer à loisir votre robe à paniers dont je veux vous trouver vêtue à mon retour.
Monsieur le comte, vous raillez : votre obstination voua portera malheur. Emmenez-moi, ou sinon...
LB COMTE
Et si cette robe vous sied, comme je n'en doute pas».
Monsieur le comte, il vous arrivera malheur.
LE COMTE
A un colonel de Mailly I vous vous rappelez l'explication que nous avons eue. Trompez-moi, si vous le pouvez , je vous en défie.
Vous m'en defiez ?... Allez à la chasse.
le COMTE, hésitant.
Cependant...
* LA comtesse, résolument.
Allez à la chasse.
LE CONTE
Eh bien I oui, je vais à la chasse... Adieu I*
LA COMTESSE, souriant.
A revoir l
LE COMTE, du fond.
Je vais à la chasse 1 (Il sort.)