I-E COMTE
F&iies-la» lui tout de suite ; ils seront plus vifs, eue. *
Mais encore...
scixra vil.
Les Mêmes, CHAMPAGNE, un pli à la main.
champagne , au comte.
Do Versailles.
Cabinet du roi. ( Il décacheté et lit.) « Monsieur le comte est » nievonu que le roi chassera aujourd’hui dans la forêt do * Marlv. Comme d’usage, monsieur de Mailly est désigné pour > suivre Sa Majesté. ■
giac , à part.
Quel bonheur I
LE COMTE, à lui-même.
Sa Majesté a donc changé d’avis? (D'un ton réfléchi et les yeux sur te contenu du pli.) Cela me contrarie.
giac, bas à la comtesse.
Pendant qu'il sera à la chasse, je viendrai vous faire mes adieux.
la comtesse, bas à Giac.
Impossible! je l’accompagne.
giac, de même.
Hb bien I je suivrai la chasse.
LA COMTESSE, de même.
Si vous étiez découvert, il vous ferait arrêter.
giac, de même.
Que m'importe I dût-il me faire fusiller.
le comte, à la comtesse.
Vous m’accompagnerez, madame. (A Champagne.) Préparez les chevaux. ( Champagne sort. — A de (fine.) Mon cousin, souhaitez-oous bonne chance , nous vous souhaitons bon voyage ; adieu!
GIAC
Adieu, mon cousin. — Adieu, ma cousine.
LE COMTE
Bcrivez-nons.
Cl AC.
Jo n’y manquerai pas. (Bas à la comtesse.) A tantôt î
(Il sort.)
LE COMTE
Vous, madame, allez vite mettre votre habit, pour me suivre à la chasse royale.
Avec joie, monsieur le comte. El puis, je verrai peut-être le roi, peut-être me fera-'.-il l'honneur de m’adresser la parole, comme' la dernière fois à Rambouillet. Quel bonheur!... Je cours prendre mou costume, je reviens, nous partons I cl du moins, aujourd'hui, je ne mettrai pas votre affreuse robe i paniers.
(G lie sort.)
scÈsrx vm.
LE COMTE, mmJ, puis CHAMPAGNE.
LE COMTE
Voilà comment on se débarrasse d’un galant uni vous porte ombrage : on l’envoie au fond de la Bretagne. C'est militaire.
AU : I si trois baisses.
Clair*, flair* »u.-n»l » I
Ca q»i Ua pour SA,
l«TiM m madsia
An plu lortUlM
IMro* d'uoi- jouroé* .
Vctn glaire Ml bornée ;
La aienne a pour doré*
De* nnc.e» infime.
Oa lira eur aa tomba :
• Il a ait lr* uni a A l'abri de la bomba :
« Il a aaaré Pariai •
Je brûle de voir ma femme sous ce nouveau costume, qui la rendra invincible.
champagne, portant un pli qu’il remet au comte. Cabinet du ministre.
( Il sort.)
LE COMTE
Du ministre?... Je ne devine pas... (Il lit.) • Monsieur le
■ comte , vous devez être aujourd'hui de la chasse royale :
• veuillez, je vous prie, profiter du moment ou elle sera le plus « animée pour vous trouver , sans qu on remarque votre ab-
• sence, au carrefour de l'abreuvoir. J’ai à vous parler en se-
• cret. C’est dans votre intérêt, je dirai plus : c’est dans celui a du roi et de la France. » — Dans l'intérêt du roi?... Dans mon intérêt?... Quel est donc ce secret si important? (Il Ht.)
• Je n’ai pas besoin do vous recommander, monsieur le comte, « do venir soûl au rendez-vous que j’ai Phonneur de vous don-
■ ner. » — Cela va sans dire, mais il faudra que je laisse ici madame ta comtesse. Elle a pourtant exprime un vif désir de m’accompagner a la chasse... Je n'aurais pas été fâché non plus de l'emmener avec moi. Impossible! après loal, je ne vois pas ce que j'ai à craindre. H y a toujours à craindre! (Il sonne à droite et à gauche.) Puisque je suis forcé de la laisser seule*
8CXJTX IX.
LB COMTE, CHAMPAGNE, qui orrit* dur» côté, MARGUERITE. de Vautre. * le comte, otoemerU.
Décidément, vous ne voulez pas me dire que c’est monsieur da Giac qui est venu ce matin avant que je ne sois descendu, et que c’est lui qui a déposé sur ce clavecin ce vase et ces fleurs.
Champagne , tremblant de crainte.
Je ne puis pas vous dire ce quo jo n'ai pas vu , monsieur U comte ; c’est peut-être le diable.
L£ comte, à Marguerite.
Et toi?
Marguerite, effrayée du ton du comte.
Je n’ai rien vu non plus; c’est peut-être un ange.
LE comte, agité, inquiet, m colère.
Un ange, un diable... Ce ne peut être que le chevalier do Giac; mais qui lui aurait ouvert?
CHAMPAGNE
Je me suis assuré que la grille ne s’est ouverte une première fois ce matin que pour monsieur le comte, lorsqu'il est al’é à U revue, et une seconde fois quand il en est revenu. D'ailleurs, cette porto mémo du pavillon est restée fermée jusqu'au retour de monseigneur, et a son retour, ce vase et ce bouquet y étaient déjà.
le comte, toujours très-exalté.
On les a donc introduits par la croisée? On a franchi le mur de ronde? Ou aurait donc des échelles? Ils étaient donc plusieurs? Giac aurait-il tant de gens et de moyens a ses ordres? Je ne sais que penser... que supposer... Mais voici la comtesse, Imssez-moi , surveillez toujours, surveillczl (Marguerite ti Champagne sortent.)
scivx x.