‹ Les paniers de la comtesse comédievaudeville en un acteChapitre 10 sur 20 · I-E COMTE · texte numérisé non relu

I-E COMTE

F&iies-la» lui tout de suite ; ils seront plus vifs, eue. *

Mais encore...

scixra vil.

Les Mêmes, CHAMPAGNE, un pli à la main.

champagne , au comte.

Do Versailles.

Cabinet du roi. ( Il décacheté et lit.) « Monsieur le comte est » nievonu que le roi chassera aujourd’hui dans la forêt do * Marlv. Comme d’usage, monsieur de Mailly est désigné pour > suivre Sa Majesté. ■

giac , à part.

Quel bonheur I

LE COMTE, à lui-même.

Sa Majesté a donc changé d’avis? (D'un ton réfléchi et les yeux sur te contenu du pli.) Cela me contrarie.

giac, bas à la comtesse.

Pendant qu'il sera à la chasse, je viendrai vous faire mes adieux.

la comtesse, bas à Giac.

Impossible! je l’accompagne.

giac, de même.

Hb bien I je suivrai la chasse.

LA COMTESSE, de même.

Si vous étiez découvert, il vous ferait arrêter.

giac, de même.

Que m'importe I dût-il me faire fusiller.

le comte, à la comtesse.

Vous m’accompagnerez, madame. (A Champagne.) Préparez les chevaux. ( Champagne sort. — A de (fine.) Mon cousin, souhaitez-oous bonne chance , nous vous souhaitons bon voyage ; adieu!

GIAC

Adieu, mon cousin. — Adieu, ma cousine.

LE COMTE

Bcrivez-nons.

Cl AC.

Jo n’y manquerai pas. (Bas à la comtesse.) A tantôt î

(Il sort.)

LE COMTE

Vous, madame, allez vite mettre votre habit, pour me suivre à la chasse royale.

Avec joie, monsieur le comte. El puis, je verrai peut-être le roi, peut-être me fera-'.-il l'honneur de m’adresser la parole, comme' la dernière fois à Rambouillet. Quel bonheur!... Je cours prendre mou costume, je reviens, nous partons I cl du moins, aujourd'hui, je ne mettrai pas votre affreuse robe i paniers.

(G lie sort.)

scÈsrx vm.

LE COMTE, mmJ, puis CHAMPAGNE.

LE COMTE

Voilà comment on se débarrasse d’un galant uni vous porte ombrage : on l’envoie au fond de la Bretagne. C'est militaire.

AU : I si trois baisses.

Clair*, flair* »u.-n»l » I

Ca q»i Ua pour SA,

l«TiM m madsia

An plu lortUlM

IMro* d'uoi- jouroé* .

Vctn glaire Ml bornée ;

La aienne a pour doré*

De* nnc.e» infime.

Oa lira eur aa tomba :

• Il a ait lr* uni a A l'abri de la bomba :

« Il a aaaré Pariai •

Je brûle de voir ma femme sous ce nouveau costume, qui la rendra invincible.

champagne, portant un pli qu’il remet au comte. Cabinet du ministre.

( Il sort.)

LE COMTE

Du ministre?... Je ne devine pas... (Il lit.) • Monsieur le

■ comte , vous devez être aujourd'hui de la chasse royale :

• veuillez, je vous prie, profiter du moment ou elle sera le plus « animée pour vous trouver , sans qu on remarque votre ab-

• sence, au carrefour de l'abreuvoir. J’ai à vous parler en se-

• cret. C’est dans votre intérêt, je dirai plus : c’est dans celui a du roi et de la France. » — Dans l'intérêt du roi?... Dans mon intérêt?... Quel est donc ce secret si important? (Il Ht.)

• Je n’ai pas besoin do vous recommander, monsieur le comte, « do venir soûl au rendez-vous que j’ai Phonneur de vous don-

■ ner. » — Cela va sans dire, mais il faudra que je laisse ici madame ta comtesse. Elle a pourtant exprime un vif désir de m’accompagner a la chasse... Je n'aurais pas été fâché non plus de l'emmener avec moi. Impossible! après loal, je ne vois pas ce que j'ai à craindre. H y a toujours à craindre! (Il sonne à droite et à gauche.) Puisque je suis forcé de la laisser seule*

8CXJTX IX.

LB COMTE, CHAMPAGNE, qui orrit* dur» côté, MARGUERITE. de Vautre. * le comte, otoemerU.

Décidément, vous ne voulez pas me dire que c’est monsieur da Giac qui est venu ce matin avant que je ne sois descendu, et que c’est lui qui a déposé sur ce clavecin ce vase et ces fleurs.

Champagne , tremblant de crainte.

Je ne puis pas vous dire ce quo jo n'ai pas vu , monsieur U comte ; c’est peut-être le diable.

L£ comte, à Marguerite.

Et toi?

Marguerite, effrayée du ton du comte.

Je n’ai rien vu non plus; c’est peut-être un ange.

LE comte, agité, inquiet, m colère.

Un ange, un diable... Ce ne peut être que le chevalier do Giac; mais qui lui aurait ouvert?

CHAMPAGNE

Je me suis assuré que la grille ne s’est ouverte une première fois ce matin que pour monsieur le comte, lorsqu'il est al’é à U revue, et une seconde fois quand il en est revenu. D'ailleurs, cette porto mémo du pavillon est restée fermée jusqu'au retour de monseigneur, et a son retour, ce vase et ce bouquet y étaient déjà.

le comte, toujours très-exalté.

On les a donc introduits par la croisée? On a franchi le mur de ronde? Ou aurait donc des échelles? Ils étaient donc plusieurs? Giac aurait-il tant de gens et de moyens a ses ordres? Je ne sais que penser... que supposer... Mais voici la comtesse, Imssez-moi , surveillez toujours, surveillczl (Marguerite ti Champagne sortent.)

scivx x.

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