LE COM 1 U
Jo vous croyais à la caserne occupé à faire mettre en état les sangles de votre cheval ; votre équipement était ce malin dans un désordre... Vraiment! venir ainsi à une grande revue... mais, puisque vous voilà, vous allez m’aider dans ma besogne.
GIAC
Volontiers, mon cousin, que faut-il que je fasse?
LB COMTB.
Voilà un marteau et des clous. ( H Us lui donne.}
giac, riant.
Un marteau et des clous 1
LE COMTB.
Imitcz-moi, jovais clouer cette croisée; vous, douez cclJc-lâ.
GIAC
Mais, mon cousin ?...
le comte, douant.
Clouez doncl
GIAC, clouant.
Je veux bien, mais dans quel but ?
le comte, c/ouant.
Dans le but... de clouer ; les fenêtres ne sont que des portes déguisées.
GIAC
Et vous voulez qu’on n’entre plus chez vous?
LECOMTE, clouant.
Je veux surtout qu’on n’en sorte plus, une fois qu'on y sera entré. Avez-vous fini do clouer votre croisée?
GIAC
Oui, mon couain.
LE COMTE
A merveille ! clouez maintenant cctto armoire, tandis que je rats clouer cetlo cheminée.
giac, douant.
Encore I mais tons no ferez plus qu’un mur uni comme une glace de ce pavillon.
C'est bien mon intention, vous avez uno perspicacité... Mais vous ne clouez plus ?...
giac, à part.
Il se doute do quelque chose. (Haut.) Mais, mon cousin, l’air manquera dans le pavillon, ai...
LB comte, curant Je clouer.
U y a toujours trop d’air à la campagne.
GIAC
Mon couain, vous n’avez plus rien à clouer ?
Pardon, la porte de votre chambre?
GIAC, étonné.
La porte de ma chambre ?
LE COMTE
Oui... a Versailles.
GIAC
Je ne comprends pas, mon cousin.
LE COMTE , marchant.
Je vous mets aux arrêts pour cinq jours, aujourd'hui premier septembre, pmif\ous être rendu ce tualiD a la purude sur u: cheval dont la selle tournait sous vous.
eue, Auioent U comte.
Mais, mon cousin, c’est mon domestique qui est cause— le comte, marchant.
Huit jour» I
GIAC, ruioant le comte*
Mai» encore une fois, mon cousin...
LB COMTE
Douze jours aux arrêts f
eue.
Mais, mon cousin, encore une foi»— * •