‹ Les paniers de la comtesse comédievaudeville en un acteChapitre 4 sur 20 · LE COM 1 U · texte numérisé non relu

LE COM 1 U

Jo vous croyais à la caserne occupé à faire mettre en état les sangles de votre cheval ; votre équipement était ce malin dans un désordre... Vraiment! venir ainsi à une grande revue... mais, puisque vous voilà, vous allez m’aider dans ma besogne.

GIAC

Volontiers, mon cousin, que faut-il que je fasse?

LB COMTB.

Voilà un marteau et des clous. ( H Us lui donne.}

giac, riant.

Un marteau et des clous 1

LE COMTB.

Imitcz-moi, jovais clouer cette croisée; vous, douez cclJc-lâ.

GIAC

Mais, mon cousin ?...

le comte, douant.

Clouez doncl

GIAC, clouant.

Je veux bien, mais dans quel but ?

le comte, c/ouant.

Dans le but... de clouer ; les fenêtres ne sont que des portes déguisées.

GIAC

Et vous voulez qu’on n’entre plus chez vous?

LECOMTE, clouant.

Je veux surtout qu’on n’en sorte plus, une fois qu'on y sera entré. Avez-vous fini do clouer votre croisée?

GIAC

Oui, mon couain.

LE COMTE

A merveille ! clouez maintenant cctto armoire, tandis que je rats clouer cetlo cheminée.

giac, douant.

Encore I mais tons no ferez plus qu’un mur uni comme une glace de ce pavillon.

C'est bien mon intention, vous avez uno perspicacité... Mais vous ne clouez plus ?...

giac, à part.

Il se doute do quelque chose. (Haut.) Mais, mon cousin, l’air manquera dans le pavillon, ai...

LB comte, curant Je clouer.

U y a toujours trop d’air à la campagne.

GIAC

Mon couain, vous n’avez plus rien à clouer ?

Pardon, la porte de votre chambre?

GIAC, étonné.

La porte de ma chambre ?

LE COMTE

Oui... a Versailles.

GIAC

Je ne comprends pas, mon cousin.

LE COMTE , marchant.

Je vous mets aux arrêts pour cinq jours, aujourd'hui premier septembre, pmif\ous être rendu ce tualiD a la purude sur u: cheval dont la selle tournait sous vous.

eue, Auioent U comte.

Mais, mon cousin, c’est mon domestique qui est cause— le comte, marchant.

Huit jour» I

GIAC, ruioant le comte*

Mai» encore une fois, mon cousin...

LB COMTE

Douze jours aux arrêts f

eue.

Mais, mon cousin, encore une foi»— * •

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