INTRODUCTION XV
que des documents, qu'il importait de conserver; c'est ainsi que la Constituante, aux termes de décrets des i*"^ juin et 8 octobre 1790, ordonna de déposer aux Archives les poinçons, planches et autres ustensiles ayant servi à la fabrication des assignats de la première et de la seconde émission, ainsi que des épreuves d'assignats; ils furent renfermés dans la double Armoire de fer, construite en vertu du décret du 30 novembre 1790, mais n'y restèrent pas longtemps, un décret du 10 brumaire an II ayant ordonné leur destruction.
La Convention nationale, dans le cours de sa législature, reçut et fit enregistrer parmi ses dossiers nombre d'objets de nature très variée, qui, pour la plupart, ont été conservés soit dans l'Armoire de fer, soit parmi les objets historiques. Ainsi, les cinq clefs que Louis XVI avait remises à Thierry de Ville-d'Avray aux Feuillants, le 12 août 1792 (C 182, n° 94) sont aujourd'hui à l'Armoire de fer. Il en est de même des trois clefs de la ville de Gand, en fer argenté, des deux clefs de Trêves, en fer, des neuf clefs de Cologne, en fer, des neuf clefs de Juliers, en fer, des cinq clefs d'Aixla-Chapelle, en fer, inscrites sous les n"" C 182, n° 95, C 225, n"" 161, 162, 165, 166, 167. C'est également dans l'Armoire de fer qu'ont été déposés l'étalon du mètre et celui du kilogramme, en platine, exécutés en vertu du décret de 18 vendémiaire an LU. L'exemplaire de la Constitution de 1791, en l)ronze, la l^éclaration des Droits de l'Homme et du citoyen, gravée sur une table d'airain, et autres objets retirés des fondations de la colonne de la Liberté, érigée sur l'emplacement de la Rnstillc, qui furent brisés par le mouton national, en présence des commissaires de la Convention (C 182, n" 202) figurent également à l'Armoire de fer.
Un fragment du drapeau des volontaires de la section