‹ Les papiers des assemblés de la Révolution aux Archives nationales. Inventaire de la sér. C: Constitutante, législative, conventionChapitre 3 sur 75 · II ■ INTRODUCTION · texte numérisé non relu

II ■ INTRODUCTION

Armand-Gaston Camus, avocat au Parlement, député de Paris, l'un de ses premiers secrétaires. Dès sa nomination, le garde des Archives adopta et fit distribuer un ordre de travail pour les archives de l'Assemblée nationale (i). Suivant ce plan d'organisation du dépôt confié aux soins de Camus, les actes et papiers déposés dans ces Archives devaient être répartis en trois classes principales. La première devait contenir les actes directement relatifs à la formation et composition de l'Assemblée et émanés d'elle au cours de sa session, c'est-à-dire les lettres de convocation, les élections des députés, les procès- verbaux des séances. Les actes compris dans la seconde classe seraient les mémoires et adresses envoyés à l'Assemblée pour adhérer à ses opérations, la féliciter ou lui faire quelque proposition ou demande. Dans la troisième classe, devaient prendre place les livres, recueils de pièces, mémoires et projets, journaux et autres écrits relatifs aux opérations de l'Assemblée, qui lui auraient été adressés par leurs auteurs ou qui auraient été envoyés aux Archives.

Ce n'est pas tout; à l'effet d'inscrire les pièces dont l'archiviste serait chargé et responsable. Camus décida la tenue de trois registres, chacun d'eux correspondant à l'une des trois divisions indiquées : le premier coté A, le second coté B et le troisième C ; les lois déposées aux Archives nécessitèrent l'ouverture d'un quatrième registre, coté D, et les travaux des Comités devaient figurer sur un cinquième registre, sous la rubrique E.

Le registre coté A pour l'inscription des actes officiels de l'Assemblée Constituante fut, en effet, ouvert par Camus à Versailles, où se trouvait son dépôt, le 27 août 1789; un

-^ (i) Original, de hi main de Camus, Arch. nat., AB^* 2 ; imprimé, AD ^^iiic j^^^no ,^

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