AU PUBLIC
Nous voici arrivés au terme de la tâche que nous nous étions imposée,
Nous publions aujourd'hui le n°13 des Papiers secrets du second empire.
Ce numéro est le dernier .
Il n'est pas, ainsi qu'on le pourra voir, moins intéressant que ceux qui l'ont précédé.
Aussi ne doutons nous pas qu'il obtienne un égal succès.
La faveur du public tout entier n'a pas fait défaut un seul instant à la publication que nous avons entreprise.
En quelques mois, nous avons fait paraître DOUZE VOLUMES et tous ont obtenu les honneurs de la réédition. La plupart ont été réimprimés à cinq et six reprises différentes.
Sans nul doute il en s era de même du treizième et dernier volume que nous livrons aujourd'hui à la publicité.
Nous sommes d'autant plus à l'aise pour constater l'immense succès de notre publication, que nous n'en pouvons revendiquer pour nous-mêmes qu'une part très- , (leste. Toute la gloire en revient à l'intérêt soutenu que présentaient les documents que nous avons simplement recueillis, classés et annotés au besoin.
En commençant ce travail, nous nous étions proposé de mettre à nu, par le seul exposé de pièces officielles et indiscutables, toutes les turpitudes du régime bonapartiste.
Nous avons voulu faire pour l'Empire du 2 décembre ce que Gr an ville a fait pour les animaux, et donner au public : Les bonapartistes peints par eux-mêmes.
Nous avons voulu que le Recueil que présente aujourd'hui l'ensemble de ces treize volumes constituât le dossier complet du second empire.
Nous avons voulu faire — et nous avons fait — de l'histoire sans prétention, de l'histoire anecdo tique et pourtant irréfutable...
Le succès que nous venons de rappeler et la vogue qui s'est attachée à nos fascicules, doit nous être un sûr garant de la réussite de nos projets.
Nos vœux ont été comblés et au delà.
Les Papiers secrets du second Empire, complétés par les Papiers secrets de la défense nationale, resteront comme le recueil le plus complet, le plus impartial et
le plus attrayant à parcourir, des pièces et documents authentiques, recueillis après le 4 septembre.
Encore bien que notre part dans le succès obtenu ne soit pas lourde, il ne saurait nous convenir de quitter nos lecteurs sans leur adresser nos sincères remerciements pour le favorable concours qu'ils nous ont prêté et les encouragements dont ils ne se sont point montrés avares à notre égard.
Au public tout entier un égal témoignage de gratitude est dû.
Qu'il daigne donc le recevoir ici.