‹ Les Papiers secrets du Second EmpireChapitre 106 sur 132 · UN PRINCE QUI A LA FOI · texte numérisé non relu

UN PRINCE QUI A LA FOI

24 février 1868.

Sire,

Puisqu'en ce monde la foi sauve, l'Empereur comprendra qu'il ne me soit pas permis de mettre en doute le succès d'une cause à laquelle il a daigné accorder sa haute protection, quand il saura que ma foi est aussi profonde, aussi inébranlable dans la bonté de cette cause que dans la justice et l'inépuisable bienveillance de Sa Majesté.

Je veux parler ici de ma nomination au grade supérieur que, l'an dernier, Sa Majesté a bien voulu me faire espérer pour l'époque où je serais proposé. Je remplis aujourd'hui toutes les conditions. J'ose dire à l'Empereur que je gagnerai ma cause ; mais il faut pour cela qu'il m'autorise à la plaider devant lui : et je viens à cette effet solliciter de sa haute bienveillance la faveur d'une audience particulière.

Sur le point de faire un voyage dans les Principautés, il me

serait précieux de prendre en même temps congé de l'Empereur, et de mettre à ses pieds l'hommage de mon profond dévouement.

Je suis avec le plus profond respect, Sire, de Votre Majesté, le très-fidèle et très-dévoué serviteur, Prince Georges Bibesco.

34, rue Boissy-d'Anglas.

Note de l'Empereur : refus , V ayant déjà vu.

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