‹ Les Papiers secrets du Second EmpireChapitre 121 sur 132 · MENTION PEU HONORABLE · texte numérisé non relu

MENTION PEU HONORABLE

Nous , Piélri, dit le Père du Peuple, Préfet de police, à tous Roussins présents et à venir, Salut !

décrétons :

Vu le rapport à nous fait par trois argousins éméritcs, qui sous la

foi (l(i serment impérial nous ont déclaré avoir vu le sieur 4, 5 ou Sixpierres, bûcher comme un sourd sur le peuple assemblé; vu le don libéral de 10.000 fr. que vient de nous faire ce rarissime sujet pour servir à Tachât de cassc-tôtes neufs; vu enfin le désir témoigné en entrevue particulière par notre dit Scieur Iîuitpierres, etc., etc. Le Scieur Neufpierres, demeurant à Paris, rue Jean -Goujon, n° 6, est promu au grade de

! ! SERGO HONORAIRE ! !

(Un roulement! réminiscence...) Donné en notre Préfectance, ce 15 de juin 4869.

Piétri,

Préfet.

Nota. ~ C'est par erreur que l'on a écrit ci-dessus : le Scieur Onzepierres ] il faut lire Sixpierres. — L'employé avait mis trop de zèle.

Dossier Sommière.

A Monsieur le Préfet de police.

Monsieur le Préfet,

A l'honneur de vous exposer, le soussigné Sommière, Charles, âgé de 25 ans, blanchisseur établi et patenté, demeurant à Paris, rue des Carmes, 15 et 24, sachant lire et écrire,

Qu'il a le désir d'être admis dans la police secrète, il pense réunir toute l'aptitude et les qualités nécessaires pour remplir les missions qui pourraient lui être confiées.

Il vient donc, Monsieur le Préfet, solliciter de votre bienveillance son entrée dans la police secrète et de lui accorder un moment d'entretien si vous le jugez nécessaire. Il vous prie de vouloir bien

prendre sa demande en considération en l'accueillant et en l'honorant d'une réponse favorable.

Dans cette attente,

Il est avec respect,

Monsieur le Préfet, Votre très-humble et obéissant serviteur,

Sommière.

Paris, le 20 avril 4853.

Barthélémy Souffrant à Monsieur le Préfet de police. Monsieur le Préfet,

Je Suis âgé et je n'ai plus assez de force pour travailliez

dans ce moment ci des renseignemes pour vous imforer, des dires et de ce que lonserai dans lintension de tenter de faire, Serai très utile.

Je Suis trai connue dans quartie ci. Je pourai rendre des Services en rendan conte, de ce qui ce dit ou lententcion de faire

Si Monsieur le Préfet est assez bon pour avoir confiance en moi, je le prie de me donner un emploi Secret je suis extremmen discrai.

Je Suis de Monsieur le Préfet le trai humble et trai respectueux Serviteur

Souffrant

le 17 août 4870, rue des boullets N 405 XI arrondisement.

Dossier 10,140.

A Monsieur le Préfet de police.

Monsieur le Préfet,

Je viens de nouveau solliciter de votre bonté une place d'agent de police.

Monsieur le Préfet, je crois avoir juste la taille exigée par l'ordonnance : lm,70.

Or donc, Monsieur le Préfet, dans le cas que j'aurais quelques millièmes de moins, je viens vous faire la même demande pour être agent de la police secrète.

Tant s'en faut que je crois cette tâche moins pesante que l'autre, c'est-à-dire plus douce que celle de scrgent-de-ville ; au contraire, je la crois plus aride, plus épineuse, en un mot beaucoup plus difficile.

Néanmoins, je crois que je m'en arrangerais assez facilement, bien qu'il faut sans doute plus d'une fois discuter le faux pour savoir le vrai.

Monsieur le Préfet, ce n'est pas sans avoir mûrement réfléchi que je vous fais la présente demande.

La nature m'a fait don d'une tète à imagination, j'aime à avoir l'esprit occupé.

Ainsi donc, Monsieur le Préfet, je crois qu'après avoir reçu les renseignements nécessaires ainsi que les observations du devoir, je m'en acquitterais parfaitement.

Monsieur le Préfet, je regrette de ne pouvoir joindre ici mon acte de naissance qui n'est pas encore arrivé, je ne sais trop pourquoi, mais il ne tardera pas je l'espère ; c'est-à-dire le relevé ; aussitôt qu'il sera arrivé, je m'en presserai de vous le renvoyé.

En attendant, j'ai l'honneur d'être, avec le plus profond respect,

Monsieur le Préfet, Votre très-humble et très-obéissant serviteur,

■Pierre Soûlas.

Sri, rue Jeoffroy-Lasnier.

Paris, le 7 juillet 1867.

Dossier Paissel.

Paris, ce 45 février 4853.

Monsieur le Préfet,

Le sieur Alphonse Paissel, sans profession, demeurant ci-devant à Lavilleneuve, canton de Fontaine-Française, arrondissement de Dijon (Côte-d'Or) actuellement à Paris.

A l'honneur de vous exposer :

Que feu Alexandre Paissel, son père, nommé lieutenant par le conseil d'organisation des gardes nationales du département de la Haute-Saône en date du onze novembre 1815, fit partie de l'honorable garnison de la place d'Huningue. Que son oncle Mourlot, capitaine en retraite et chevalier de la Légion d'honneur, demeurant à Ray, arrondissement de Gray (Haute-Saône) a porté, étant au corps, pendant cinq années, le cœur du brave De Latour d'Auvergne. Que son oncle Mortey, lieutenant de gendarmerie en retraite et chevalier de la Légion d'honneur, demeurant aussi à Ray, incorporé dans la garde en 1815, a assisté à la bataille de Waterloo, où il a donné des preuves de courage.

Le sieur Alphonse Paissel, âgé de 52 ans, non marié, quoique courageux et persévérant, a jusqu'à ce jour échoué dans toutes ses entreprises par suite de sa trop grande franchise et de son caractère peu flatteur, en sorte qu'il peut aujourd'hui juger de l'ingratitude des hommes. Jouissant de ses droits civils et politiques, pouvant rédiger des rapports clairs et justes, intrépide en cas de danger, et sachant garder un secret, il a l'honneur de recourir à tout ce qu'il vous plaise, Monsieur le Préfet, prendre en considération les services que sa famille a rendus à la patrie sous l'empire et V admettre dans la police secrète de notre gouvernement ; travaillant sous vos yeux, vous pourrez vous justifier de l'exactitude qu'il apportera dans les missions que nos agents principaux lui confieront.

C'est dans la ferme persuasion où il est que vous voudrez bien

prendre en considération sa demande qu'il a l'honneur d'être, avec le plus profond respect, Monsieur le Préfet,

Votre très-humble et très-obéissant serviteur,

Paissel,

Alphonse Paissel, chez M. Bourdereaux, rue du Chàteau-d'Eau, 8 4, Paris.

Dossier 16,393.

Monsieur le Préfet,

Le soussigné Pelgrin (Jacques-Jules), ex- négociant, actuellement sans profossion et sans emploi, domicilié à Paris, rue du Ruisseau, n° 56, a l'honneur de se recommander à votre bienveillante protection pour obtenir de votre adminstration un emploi dans la police secrète.

Ancien engagé volontaire de i848, tout dévoué à sa patrie ainsi qu'à la dynastie napoléonienne, pour qui il a dépensé tout ce qu'il possédait (pas moins de cent mille francs), en énumérant dans le laps de temps de dix années d'épreuves les plus cruelles.

Né le \7 février 4819, à Souvignv, département de l'Allier, et d'une honnête famille, j'avais en ma possession différentes lettres, certificats, et même des pétitions qui peuvent attester qui je suis.

Dans l'espoir d'un accueil favorable, il a bien l'honneur d'être, Monsieur le Préfet, le très-humble et respectueux serviteur.

Pelgkin JULES.

36, rue du Ruisseau (XVIIIe arrondissement).

Paris, ce 14 octobre 1867.

Dossier Pernat.

Paris, le 29 janvier 1883.

Monsieur le Préfet,

Joseph Pernat vient vous soulisité au pré de vous pour que vous lui procurais une place dans votre ademinitracion comme an ployer dans la poulice cequertc.

Comme étant de la première force et à la fleure de mon nage 46 ans et 16 zanné de service dans le Corps Royal d'artillerie et je serais zheurcux sis je pouvais rantré dans votre service.

Pouvant vous fourny tout les melieur papier que vous pouriere dézirrais qui sons à ma posesion, insi je vous prie de vouloir bien à voire l'obligance et la bonlé de pouvoirc me à démettre dans votre ademinitracion.

Vous pouvais conté sur un bon sairviteure de première classe. Je serais mille foit plus contant sis je pouvais servir sur un Rainnc comme celui cis sout l'an, pirre. Je Gannée aux sis peux mintenant que je suis prêt de faire le sacrifice de ma vie pour mon Nanperreur.

Vous mé Ecurserais de la plénne liberté que j'ais pri pour vous adresseré cestte petite demande et je serais asais zheureux si mas demande pouvais me santifairc.

Monsieur le Préfé aux Bligés mois dieu vous re compancerat dun cotté et mois pour mon Bon service de Lôtre.

Jais loneurc de vous à dresséré mes plus profon raipet, je suit celui que mé toute sas confiance an vous.

Joseph Marie Pernat, rue Saint-Martin n°9! à Paris

(Copie textuelle.)

Dossier 12,510,

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