DEMANDE DU SIEUR JULES MARON, POUR ENÏHER DANS LA POLICE SECRÈTE
A monsieur le Préfet de police à Paris.
Le nommé Maron (Jules), ébéniste, marié, père de deux enfants (30 ans), fils de Jean-Baptiste Maron, ancien soldat de l'empire et ex-garde champêtre dans le département de Seine-et-Oisc,
A l'honneur de vous exposer que son état d'ébéniste nuisant d'une manière sensible à sa santé, il se voit forcé de l'abandonner ; et dans cette position, le sieur Jules Maron vient solliciter de vous, monsieur le préfet, en sa qualité de fils de militaire retraité, la faveur d'être incorporé dans la police secrète.
L'exposant sait lire, écrire et calculer.
Il peut justifier de sa parfaite moralité, et surtout de son attachement à la cause de Napoléon III, suivant en cela les traditions de sa famille, vouée de cœur au culte impérialiste.
Désireux de montrer son dévouement au pouvoir actuel plus particulièrement qu'il ne l'a fait jusqu'ici,
L'exposant ose espérer, que vous daignerez, monsieur le Préfet, prendre sa demande en considération.
Dans cette attente, Il est avec un profond respect, Monsieur le Préfet,
Votre très-humble et très-obéissant serviteur,
Maron, Jules.
13, rue Sainte- Appoline.
Pans, 8 mars 185o.
Dossier 94,075,
A monsieur le Préfet de police.
Le nommé Messiez Philipc coiffeur éant fet un congé audisetteaime artillerie a cheval à l'honneur de solliciter de votre bien veillance en employ dans votre administration comme employé de la police secrète, sengage à fournir des pièces dans peu de jours.
En attendant de monsieur le Préfet cette faveur il a l'honneur detre avec le plus profond respect votre très humble et très obéissant serviteur,
P. Messiez.
: 'Adresse '
 Monsieur Messiez, coiffeur, rue du champs-de mars, n° 14
(gros caillout.)
Dossier 45,504.
Monsieur le Préfet,
Il y a trois ans j'eus l'honneur de vous adresser une demande tendant à obtenir une place dans les bureaux de la Préfecture de Police, appuyée^par M. le général des Horties de Beaulieu, commandant le Palais-Royal.
Je ne pus y être admis n'étant pas bachelier.
Aujourd'hui je viens, poussé par la nécessité, solliciter de voire bienveillance un emploi dans la police secrète.
C'est entièrement dépourvu de tous moyens d'existence que j'ai l'honneur de vous adresser cette demande, monsieur le Préfet, que vous ne voudrez pas laisser dans la misère le nom de Martignac, si glorieusement porté par un ministre si bien Français.
Plein de confiance en votre bienveillance pour ce souvenir, je vous prie d'agréer, monsieur le Préfet, l'expression du profond respect
Avec lequel Je suis Monsieur le Préfet
votre très humble et dévoué serviteur,
Michel de Martignac.
Boulevard Saint Geuïiain, n() 43.
Paris, le 19 octobre 1868.
Parmi les demandes bouffonnes, nous classons la suivante en première ligne.
Ce mouchard pousse la tendresse pour la famille impériale jusqu'à vouloir contribuer au développement de la lignée.
Ministère de l'intérieur. Sûreté générale .
M. Migual, ancien huissier a Luçon, à Son Excellence monsieur le Ministre d'Etat et des finances.
Monsieur le Ministre,
Le cinq décembre 1852, je pris la respectueuse liberté de voue, écrire pour vous faire connaître ma pleine et entière adhésion au coup d'Etat de notre Auguste et Magnanime Empereur, alors Président de la République, et vous me fîtes l'honneur de m'accuser réception de cette lettre, en son nom; réponse que je conserve comme un précieux témoignage de Sa Haute sollicitude pour toutes les classes de la société française.
Bien des années se sont depuis cette époque écoulées sans que les ennemis de la dynastie napoléonienne aient pu réussir dans leurs tentatives haineuses contre cette dynastie qui a sauvé et sauvera encore notre belle France.
Mais ces mêmes ennemis, loin de se décourager, et cherchant aujourd'hui, plus que dans aucun temps, par des propos incendiaires, à semer parmi le peuple la défiance contre l'Elu de la France et sa dynastie, en prophétisant même une prochaine révolution ; bien que Sa Majesté n'a rien à craindre pour elle-même et sa dynastie, le gouvernement doit cependant ouvrir l'oeil sur toutes les manœuvres de ces hommes qui n'ont jamais aimé leur pays et qui emploient tous moyens pour arriver à l'exécution de leurs desseins.
Animé aujourd'hui comme en i849 des mêmes sentiments patriotiques et d'amour pour notre bien-aimé Empereur et sa famille, car, à cette époque, je faisais partie du Comité Napoléonien du canton de Rocheservière (Vendée) dont j'étais le secrétaire ; et sentant que tous les hommes de cœur et dévoués à l'Empereur, doivent se serrer entre eux pour combattre ses ennemis, je viens, Excellence, et j'ose, quoique indigne, vous rendre compte des menées
des parties contre le gouvernement, et cela, bien entendu, sous le sceau de la plus grande discrétion ; praticien, et fréquentant toutes sortes de gens, je suis à môme de voir et d'entendre bien des choses; je m'estimerais très -heureux si je pouvais aider à perpétuer la dynastie Napoléonienne en France, la seule qui puisse la continuer ce qu'elle est aujourd'hui : C'est grande et glorieuse.
Permettez-moi, Excellence, d'implorer en ma qualité d'ancien officier ministériel, votre Haute Protection; sans fortune, je me verrais l'homme le plus heureux si je pouvais m'appeler votre protégé, et si en cette qualité, j'obtenais un emploi quelque moleste qu'il fût, parce que cela m'aiderait à vivre et à élever mes enfants.
Confiant, monsieur le Ministre, dans votre haute sollicitude et sachant qu'à l'instar de notre Auguste Maître, vous vous rendez et vous empressez d'être utile à ceux qui vous implorent, j'ose donc espérer que vous m'accorderez votre protection et daignerez exaucer mes vœux.
Dans cette attente, recevez-en dès aujourd'hui mes sincères remerciements et croyez à ma profonde reconnaissance. J'ai l'honneur d'être,
Monsieur le Ministre, de Votre Excellence
Le très-humblë et très -dévoué serviteur.
MlGUAL,
Ex-huissier.
Lneon (Vendée), 25 avril 4867.
Dossier 35880.
Paris, le 8 août 1.870.
A Monsieur le Préfet de police.
Monsieur le préfet,
Après douze années de service actif dans l'armée française et mes nombreuses campagnes (Crimée, Italie et neuves d'Afrique), c'est à
peine si, quoique sans aucune protection, j'ai pu obtenir une bien petite place dans la compagie du chemin de fer du Nord.
Il est inutile de vous expliquer, Monsieur le Préfet, qu'étant, dès l'enfance, bonapartiste dans 1 'âme et à tout jamais dévoue à cette auguste dynastie, j'ai éprouvé bien des difficultés dans mes démarches afin de me placer convenablement, et sans les pièces militaires qui me furent délivrées par le conseil d'administration du 17e régiment de ligne, et quelques autres certificats en ma faveur, je serais encore en ce moment, peut-être, abandonné à mon malheureux sort, c'est-à-dire sans gîte ni pain.
Mais enfin, grâce à Dieu, je gagne aujourd'hui de quoi vivre pauvrement, il est vrai, mais honnêtement, et je continuerais à vivre ainsi, si des circonstances d'une gravité réelle ne me dictaient le devoir, ne me faisaient une loi de varier non-seulement ma force physique, mais encore l'application constante de toutes mes facultés intellectuelles à la défense, s'il y a lieu, de cette cause sacrée pour moi.
Placé par ma position dans un milieu absolument antipathique à notre gouvernement actuel (je devrais plutôt dire à toute espèce de gouvernement), je suis à même, Monsieur le Préfet, de recueillir chaque jour ces bruits sourds, ces rumeurs menaçantes, effets inévitables des lâches et insolents propos que débitent impunément ces feuilles infâmes, rédigées par des ennemis de tout ordre et de tout bien public, par ces ambitieux qui, sous le nom de démocrates et de socialistes, ne cherchent qu'à tromper le peuple et à l'entraîner à une affreuse anarchie, vers une ruine inévitable.
Aujourd'hui surtout, M. le Préfet, en présence des nouveaux événements suscités par la guerre actuelle, je crois être en position de servir la France en vous servant.
Je connais plusieurs langues, entre autres l'allemand. Dans la maison que j'habiteest établie une grande brasserie, dont le propriétaire est, m'a-t-on dît, Prussien, et où se réunissent chaque soir bon nombre d'Allemands, Il m'est facile, grâce à ma qualité de lo-
cataire, de vous prévenir, Monsieur le Préfet, s'ils oubliaient les devoirs "qui leur sont imposés par l'hospitalité que la France leur accorde.
Bref, Monsieur le Préfet, sans autre préambule, je vous offre mes services, et jamais, je vous l'assure, Leurs Majesté n'auront un serviteur plus ardent, plus zélé, plus infatigable, plus aveuglément soumis et dévoué, plus prêt à obéir, à frapper même, s'il en était besoin, et ce que j'avance là, Monsieur le Préfet, n'est pris même l'ombre de ce que je me sens capable de faire. Instrument docile, quel que soit le but que vous me montrerez, Monsieur le Préfet, quelles que soient les difficultés que j'aurai à vaincre, je l'atteindrai, soyez-en sûr !
Je suis, avec le plus profond respect, Monsieur le Préfet, votre très-humble, très-dévoué et très-obéissant serviteur.
VINCENT MOCZARSKI.
Paris, le 30 aoù 1870.
A Monsieur le préfet de police du département de la Seine.
Monsieur le Préfet,
J'ai eu l'honneur par une demande en date du 8 courant, de me mettre à votre disposition, et bien que n'ayant encore reçu aucun ordre de vous, je ne m'en considère pas moins, Monsieur le Préfet, comme tout à votre service et je viens, avant de rien accepter de ce qui m'est offert, vous demander ce qu'il importe que je fasse.
Détaché par la Compagnie comme intérimaire à la gare de l'Isie- Adam, depuis le 14 courant, le chef de cette gare désire m'avoir auprès de lui et me faire nommer au poste que je n'occupe que momentanément et qui est devenu libre, ce qui m'éloignerait de Paris et me fixerait là-bas,
Que dois-je faire? Si nies intérêts semblent me conseiller d'accepter cette nouvelle position, le bien de la cause sacrée que je veux défendre et qui me paraît, de plus en plus outrageusement attaquée me commande de rester là, où je suis à même de rendre le plus de services et c'est dans cette incertitude, ne sachant pas si mon zèle ne m'aveugle pas et me fait croire à un danger plus grand qu'il ne l'est en réalité, que je m'adresse à vous, Monsieur le Préfet, pour vous redire : Ordonnez, je suis prêt!
J'ai ensuite à vous communiquer sur trois individus certains renseignements qui me semblent mériter quelque attention, la manière dont surtout deux d'cnîre eux s'expriment, me paraissant, dans les circonstances présentes, doublement séditieuses.
Une circonstance fortuite vient de m'apprendre encore le nom d'un des meilleurs de Rochefort et de plusieurs autres de ses dignes satellites. Cet homme est assez haut placé, et il me sera, je crois, bien facile de gagner sa confiance et de le surveiller de très-près, ci par lui tous les autres, car il me semble, Jl. le Préfet, que c'est surtout la tête d'un parti qu'il faut abattre, plutôt que les aveugles instruments de leurs perfides menées.
Enfin, mes rapports avec plusieurs de mes compatriotes en relation eux-mêmes avec des gens de toutes classes et de toutes opinions, me mettent à même, Monsieur le Préfet, d'avoir l'œil un peu de tous côtés, et ajoutez à cela, j'ai eu déjà l'honneur de vous le dire, une mâle énergie, un courage à toute épreuve et une obéissance passive.
Puissé-je espérer, Monsieur le Préfet, que mon dévouement vous agréera et que ma réponse à M. le Chef de gare de l'Islc Adam me sera bientôt dictée par vous !
Je suis avec le plus profond respect, Monsieur le Préfet, votre très-humble, très-dévoué et très-obéissant serviteur.
VINCENT MOCZAHSKI.
Garde-frein au chemin r.ie 1er du Nord, demeurant nie du la ISaiion, 8, Montmartre.
Dossier 45,504.
Paris, le 22 juin 1869.
Monsieur le Préfet de police,
Excusez, je vous prie, une entrée en matière aussi brutale, sans la formalité de la présentation verbale ou écrite.
Je demande donc, monsieur le Préfet, à faire partie du service extérieur de la préfecture de police dans la sphère où m'y appellera votre décision.
J'ai vingt-deux ans accomplis, j'ai commencé mon droit, j'ai été coulissier à la Bourse de Paris; voilà tout ce que la modestie m'autorise à déclarer.
Quant à la suite du procès-verbal, je souhaite que vous le complétiez vous-même. J'ajouterai cependant que j'ai reçu une bonne instruction, que j'ai des relations très-variées, que j'ai une certaine élégance de tenue et de manières qui me donneraient, le cas échéant, le plus facile accès dans les meilleurs salons, où du reste, je saurais engager et au besoin soutenir la conversation.
C'est dans l'attente d'une réponse et avec l'espoir que vous mettrez à l'épreuve mon zèle et mes dispositions, que j'ai l'honneur, monsieur le Préfet de police, d'être votre très-humble et trèsobéissant serviteur.
Gh. More.
27, rue Jacob.
Dossier 8076.
CABINET
DU PRÉFET DE POLICE
1er BUREAU.
Paris, le 29 juin 4867.
Note pour M, le chef de la police municipale. Monsieur Nusse est prié de faire prendre des informations sur le
compte du sieur Messiez, Philippe, coiffeur, demeurant rue du Champs dc-Mar, 14, et de voir s'il peut être utilisé.
Le chef du cabinet, C. Mouton.
Dossier 30,043.
A monsieur le Préfet de police à Paris.
Paris, le 8 décembre 4867.
Monsieur le Préfet,
Le nommé Myron, Louis-Alix, a l'honneur de vous exposer qu'ayant subi une condamnation de deux ans d'emprisonnement pour délit d'abus de confiance et d'escroquerie, il se trouve dans une fâcheuse situation.
Sans avoir la prétention de se poser comme un modèle de probité, il croit cependant pouvoir vous dire que la ligne d'exemples, que la leçon qu'il vient de redevoir, le met pour toujours à l'abri de toute rechute.
Durant le laps de temps qu'il a vécu avec les prisonniers, il a su découvrir les moyens qu'ils emploient pour mettre leurs desseins à exécution.
A cet égard, il vous prie de vouloir bien être assez bon pour lui confier un poste dans votre police secrète.
Il croit posséder les moyens de protéger la société en mettant la police sur les traces des individus dont le seul but est de nuire par tous les moyens possibles.
Les nombreux services qu'il se croit à même de vous rendre, lui font espérer que sa demande sera favorablement accueillie.
Il ajoute que ladite repose sur un passé honorable, comme commis d'enregistrement et clerc d'huissier à Paris, sauf toutefois,
Pétourderie de jeune homme qui lui a brisé sa carrière en lui fermant toutes les portes par lesquelles il croyait passer pour arrivera se créer un brillant avenir.
Il ajoute à sa supplique les certificats des diverses maisons où il a eu l'honneur d'être employé.
Agréez le profond respect avec lequel il est,
Monsieur le Préfet, Votre très-humble et très-obéissant serviteur,
Myron, Louis-Alix.
7, rue du Hasard, Paris.
P. S. Pour seule recommandation, il se bornera à vous dire qu'il a pour parrain M. Louis Alix-Nompère de Champagny, duc de Cadore, devant qui il n'ose plus se présenter.
Il a aussi pour cousin, dans les gardes de Paris, M. Ollier, chevalier de la Légion d'honneur, demeurant à Paris, iO, rue de Tournon.
Paris, ce 8 décembre 1867.
Dossier 6237.
La Villette, le 40 avril 4870.
Monsieur le Préfet,
J'ai l'honneur de vous remercier de la bonté que monsieur à eu de me faire recevoir par M Lagrande, il est très-bon et très-aimable, et ma fait donné, une médaille, pour pouvoir gagné ma triste vie je vous en suis très, reconnaissante, ainsi qu'à lui dans être de la police, si je pouvais rendre quelque services je le ferais avec plaisir ; étant une bonne fille, quand je demeurais au gros Cailloux j'avais découvert que l'on volait les lettres, j'en ai instruit de suite La poste,
qui à fait changé, le vice qui Existait à la boite, car une Main de femme entrait très bien dedans et comme l'avenue de la Motte Piquet est très déserte, le soir je les ai surpris en flagrant délit jugez de ma douleur, je venais d'y mettre, des lettres que javais passes les nuits, à Ecrire, étant la veille du premier de L'an et c'était pour Messieurs les Préfets des départements ou je suis candidat pour mon bureau de tabac javais cassé ma pauvre tête, pour taché, de les attendrir en ma faveur et je vous répond qu'elles était bien stilé, cela ma causée beaucoup de chagrin et puis ca mavait coûté pour les affranchir ca ma tellement dégoûté, que je ne leurs ai plus Ecrit depuis puisque l'on me volait à L'arrivé, et au départ toutes mes peines était superflus je ne sais pas comment je ne suis pas devenue folle, il faillait que ma tête soit bien solide il y en à qui le serait devenue à moins que cela enfin puisqu'il faut que je reste, pauvre, il faut en prendre mon partit en vous remerciant Mille fois bon Monsieur Piétri de votre, généreuse, pitié pour moi et en souhaitant à Monsieur joie et santé.
J'ai, l'honneur, d'être, avec le plus profond respect, de Monsieur Le Préfet la très humble, et très Obéissante, servante.
Lise Stutz.
147, rue d'Allemagne.
Dossier Strainchamps.
A .Monsieur le Préfet de la police.
Strainchamps demeurant a grenelle boulevard de grenelle 189, a l'honneur de vous exposer que travaillant depuis douze années, dans une des premières maison de france, en fait de mécanique, dans laquelle j'ai une conversation sérieuse, pour des raports auquel l'on pourrait faire contre le gouvernement de Sa Majesté L'empereur, je viens soliciter une place dans la police secrète, né
de parents honnêtes et élevé dans les principes les plus sévère je me sent des moyens suffisants pour remplir cet emploi, si vous daignez Monsieur le préfet me l'accorder mon zèle me fait espérer que j'obtiendrait bientôt de vous quelque confiance et quelque estime.
11 a l'honneur d'être avec le plus profond respect votre très dévoué serviteur.
Strainchamps.
Dossier 11,577.
Paris, le 6 juillet 1870.
A Monsieur le Préfet de police, directeur de la sûreté générale de
France.
Monsieur le Préfet,
Le nommé Louis-Hyppolite Regnard, couvreur, demeurant à Paris, rue des Boulets, 92, impasse Lepeu, 28,
A l'honneur de solliciter de votre bienveillance son admission dans la police secrète.
Le métier qu'il fait l'appelant toujours dehors, il serait à même de pouvoir remplir les fonctions qui lui seraient confiées.
Gérant d'une maison contenant vingt locataires, propriétaire d'une maison rue du Chemin-Vert, n° 1 51 , impasse Plichon, 24, il offre toute garantie de moralité. Il est membre de la Société philantropique du souvenir des couvreurs de Paris.
Dans l'espoir que vous voudrez bien accueillir sa demande, Il a l'honneur d'être, Monsieur le Préfet,
avec un profond respect, Votre très-humble serviteur, Regnard.
Xin. 5
Dossier 11,284.
Paris, ce 13 juillet 4867.
Monsieur le Préfet,
Un jeune homme âge de 25 ans, en congé depuis le 16 juillet, parlant bien l'allemand, sollicite un emploi dans la police secrète.
Ce jeune homme, Monsieur le Préfet, à de belles avantages physique, jointe à une bonne intelligence pourra par là rendre des services à l'administration de la police.
Ce jeune homme est Monsieur le Préfet avec le plus profond respect, votre très-dévoué serviteur.
J. Simon.
62, rue Chapon, Paris.
Dossier no (?)
Celui-ci est complètement aliéné.
Paris, ce 13 juin 1869.
Monsieur le Ministre,
L'ordre étant rétabli, je m'empresse de vous adresser dix mille francs pour être distribués aux agents qui, par leur conduite ferme et modérée ont mérité la reconnaissance des habitants de Paris.
Veuillez agréer, Monsieur le Ministre., l'assurance de ma considération la plus distinguée et de mon profond respect.
S. Sipière.
PRÉFECTURE DE POLICE
(Section des Quart -d'oeil.)