‹ Les papillonsChapitre 17 sur 29 · LEE · texte numérisé non relu

LEE

Ca d æ > - E È CA : x = , S s " Len

= fa L nr, e

72 ; Je 24 c ypieria, CLrianus, Crohits .

eendré clair quiborde ses ailes supérieures, dont le fond est terre d'Egypte.

L'Hyperia a le malheur d'être un peu sombre ; aussi plait-il moins à la vue que beaucoup d'autres papillons d'Asie : ses pattes antérieures sont courtes.et sans onglets.

Priawuué.

Le Priamus, l’un des plus grands et des plus beaux papillons que l’on connaisse, habite Amboine. On lui donne deux autres noms, celui de Frange-verte, sans. doute par allusion au vert brillant dont ses quatre ailes sont plus ou moins chargées, et celui de Velouté d'Amboine, parce qu’en effet son noir a toute la douceur du velours. |

Ses habitudes, tant sous l’état de chenille que sous celui de papillon, nous sont inconnues : il est fort rare , et se trouve dans peu de cabinets. On rencontre quelquefois de grandes. variétés entre les couleurs de quelques individus: dè cette espèce.

Un certain Hypolitus d’ AnBotte a beaucoup de rapport, quant à la figure, avec notre

Priamus:

Oeropuc.

L'OEropus est originaire d'Amboine. Son aspect n’a rien de très-séduisant. Ses ailes sont d'un brun foncé; une bande de jaune obscur les coupe en dessus, du haut en bas; ses pieds de devant sont courts et appliqués contre sa poitrine, en forme de touffes.

La femelle de l'OEropus ne diffère de son male que par la grandeur et la couleur de ses dessins. Vus en dessus, tous deux se ressemblent assez : toutefois les points noirs placés aux angles extérieurs des ailes supérieures du mâle, sont blancs chez la femelle. On rencontre cette dernière aux îles Moluques. Du temps de Cramer, on citait comme une grande merveille qu'une dame de Paris, nommée Smith, possédût une OEropus dans son cabinet d'histoire naturelle.

Œuceut, Petruc, Oeuoue.

L'Anceus , dont la description n’est pas encore bien reconnue, est un papillon fort rare, qu'on à pris sur la côte occidentale de Suri-

Bam ; ses couleurs ne sont pas très-vives ; mais

Nos ë tdi Ébanie

Je

EE

EC RE Eye oi

LeFtas, e YnCtld, CCrone

les petits points ou ondes qui le coupent pro= duisent un effet assez agréable.

* Le Petrus, originaire de Surinam, est de l’espèce des papillons à queue. Ses deux pattes antérieures sont fort courtes, comparativement ‘aux quatre postérieures; ses ailes sont d'une : belle couleur capucine; en dessous elles pren-

nent une teinte violette, sur-tout aux bandes

qui les traversent de haut en bas.

L'OEnone se trouve à la Chine et au Cap de Borne - Espérance. Ses pieds antérieurs sont fort courts, comme chez le Petrus. Les grandes taches bleues dont ses ailes inférieures sont parées , ont l'éclat du satin; mais la femelle a, en général, le fond plus obscur, et ces deux taches n’y sont pas d’un aussi beau bleu céleste

que chez le mâle.

Les chenilles et les chrysalides de ces trois papillons sont entièrement ignorées.

On compte près de dix-huit cents papillons étrangers. Combien de milliers d’autres sont

encore inconnus ! Parmi ce nombre prodigieux * de petits insectes aïilés, on se plaît à remarquer , de préférence, l'Adonis de Surinam , dont le dessous des ailes offre le lustre de la moire ondée; la superbe Sémiramis, à longue

queue ; le Polyphème, qui porte, sur chaque aile, une tache transparente comme du verre; la Polymena de Guinée, dont les ailes sont de couleur d’or ; l'Erigone des Indes - Orientales ; le rare Dédalus d'Amérique; le vert Icarus ; la jolie Corina; le Midas bizarre; l'Atropos de l'espèce de notre sphinx Tête de Mort; Île Phidippus, dont les ailes basses ressemblent à une étoffe de soie; l’Auréum argenté; le gros Dardanus ; l’'éblouissant Rhéténor ; Le Nais argenté; l’'obscur Proténor; l'Aunus violet d'Araba; le Narcisse satiné ; le noir Päris : la Cyana, d’un bleu ravissant; le Cymodocé pour! pré; le superbe Leïlus ; la Cyparissa velouiee, à Sierra-Léon; le Faunus brillant; l’Admirabilis Ë eouleur de rose; le beau Pompeus, de Batavis; l'Agenor , de la Chine; la Sybille, de Smyrnez le Dorilas, des IndesOccidentales ; l'Orphise bleue, du Cap de Bonne-Espérance ; l'Alcandor, d'Amboine;.le grand-Argus, de Surinam; l'Erippus , du Brésil; le Calisto d'Afrique ; V’'Hécube, de Cayenne; le Minos, de Sumatra; la Gabriela, parée d’or et d'argent; le Gilippus, de Rio-Janeiro:, couleur canelle ; le Castor, de Guinée; le Dauphin nacré, de la Nouvelle-Yorks l'Hyacinthus satiné bleu; le Luna, de Coroman-

del; l'Hésione, de Surinam ; le Nessus, de Virginie ; la Statira, de Tranquebar; la Constantia, des Moluques ; la Proserpine, de Samarang ; l’Agarista, de Curacao; le Palaeno, de la Jamaique, et enfin le Polydore, du Bengale.

Le défaut d'espace me dispense heureusement d'étendre davantage la liste de tous ces brillans insulaires. Je ne ferai qu'une observation, c’est qu'un bon tiers, au moins, des papilius étrangers que nous connaissons, vient rriginairement de Surinam. C’est au courage

= nt héroïque d'une femme, madame de Mérian , que nous devons la connaissance des plantes, des oiseaux, des papillons et même de tous les insectes qu’on rencontre dans cette ile.

( rgo ) ÉDUCATION ET CHASSE

Destruction des Cheutitlee.

Les chenilles sont, en général, très-funestes aux arbres; elles les dépouillent de leurs feuilles, les frappent de stérilité : il n’est point de peste plus cruelle pour les Indiens. Celles qui font, en Europe, les plus grands désastres, sont la Livrée, la Verte à cul blanc, la Che-, nille à brosses , celle du grand Paon de nuit, du Sphinx de la vigne, la Chenille à oreilles. En 1731, cette dernière avait, en certains endroits du bois de Boulogne, si bien rongé les feuilles | des chênes, qu'on n’y trouvait plus d'ombre. | On rapporte de même qu'il existait, en 1779; aux environs de Nancy, une quantité si prodi-. gieuse de chenilles, que des hommes employés | à leur destruction en tuaient , chaque jour, de quoi charger, et au-delà , quatre énormes tom-

bereaux.

On a plusieurs moyens de détruire les chenilles ; le matin, avant le lever du soleil, quand la fraîcheur les tient encore engourdies, on secoue les arbres en plein vent qui les recèlent; on les voit tomber par milliers. Il est d’autres chenilles à la chasse desquelles on ne peut, at contraire , aller que pendant la nuit, comme, par exemple, les chenilles de choux. On attendra le soir pour en faire la chasse : armé d’une lanterne, -on surprendra ces petites rongeuses, soit dans leurs promenades , soit au mi-

heu de leurs repas.

Que sur vos fruits la livide chenille

N’ose jamais promener son venin :

Au berceau même attaquez sa famille ,

Æt dans l'hiver, quand l'arbre dépouillé

Ne donne encor qu’une froide ramée,

Au pied du tronc que la paille allumée

Jusqu'au sommet par l'insecte souillé

Monte et s'élève en épaisse fumée.

L'insecte impur , en pelotons nombreux ;,

S’entasse , roule ,et, tout noirci de feux,

Tombe à travers la vapeur enflammée.

Page 1