LA PHALÈNE DU BOULEAU
AMPHIDASYS (Treits.) betularius ou betularia (L.) L'AMPHIDASE DU BOULEAU ou LE CHINÉ
YANT parlé en détails, dans le volume précédent, p. 371 à 376, de la chenille de cette espèce, de ses couleurs variant du brun rouge au gris brun et au vert, de son immobilité diurne et de
sa science pour trouver, sur les branches, l'emplacement où elle passera le plus sûrement inaperçue, nous n'y reviendrons pas maintenant, sinon pour dire que la chenille de l'AMPHIDASE DU BOULEAU est une des plus grosses et des plus caractéristiques arpenteuses de nos contrées. C’est une chenille lente et lourde, à peau sèche et résistante. Longue de 5 à 6 centimètres, elle n’a guère moins d’un demi centimètre d'épaisseur et imite, à s'y méprendre, avec son corps cylindrique, ses verrues et sa tête bifide, une brindille de bois mort ou, lorsqu'elle est jeune, le pétiole d'une feuille. Elle mange la verdure de presque tous nos arbres, excepté des conifères, ainsi que de nombreux buissons et même de certaines plantes basses. On la trouve en juillet et août, à l'occasion encore en septembre et octobre. Vers la fin de l'été ou au plus tard en automne, elle achève sa croissance, descend au pied de son arbre nourricier et se transforme, dans la terre, en une chrysalide qui doit passer l'hiver pour éclore au printemps suivant, quelquefois déjà en avril, mais le plus souvent en mai et juin. On voit voler le papillon } jusqu ‘en juillet, et, dans la plaine ou le midi de la Suisse, 1l lui arrive d'apparaître une seconde fois, en août et septembre, sous forme d’une deuxième génération.
Ab, voilà certes un papillon bizarre et non moins caractéristique que sa chenille. Si celle-ci est une arpenteuse tout à fait typique, l'insecte parfait, par contre, fait penser à un Bombyx, — une Dycranure ou un MNotodonte, — plutôt qu'à un vrai Géomètre. Les anciens auteurs avaient créé un groupe, celui des Phalènes bombycoïdes, dans lequel ils rangeaient l'AMPHIDASE, à cause de son tho-