‹ Les papillons dans la natureChapitre 54 sur 133 · EEACHIFFRE ARGYNNIS (Fab.) niobe (L · texte numérisé non relu

EEACHIFFRE ARGYNNIS (Fab.) niobe (L

OUS nous sommes contentés, dans le chapitre précédent, de regarder les Argynnes de loin et de les suivre dans leurs allées et venues au fond du vallon sauvage. Nous pourrions encore

aller les voir, dans les prairies et les pâturages, parcourir d'un vol rapide les pentes ensoleillées, les clairières, les lisières de forêt, se poser sur les fleurs de la ronce, de l’eupatoire ou de l’hièble, sur les scabieuses, la marjolaine, s'arrêter dans les champs de luzerne et même dans les jardins, où elles semblent avoir une prédilection toute spéciale pour les œillets-de-poète (Dianthus barbatus).

Mais nous voulons maintenant les regarder de plus près, étudier un peu leurs caractéristiques et leurs variétés.

Le genre Argynnis se divise en deux parties; certaines espèces, celles que nous venons de voir sur les chardons, sont assez grandes et présentent presque toujours, sous l'aile inférieure, des plaques argentées, également réparties sur toute la surface, ou bien des bandes transversales de la même couleur. Dans l’autre moitié du genre se trouve toute une série d'espèces, plus petites, faisant le passage entre les Mélitées et les vraies et typiques Argynnes. Certains auteurs en ont fait, avec raison, un genre à part, appelé Brenthis (Hb.). Ces quelques espèces ont, sous les ailes, des dessins plus compliqués : parfois les taches argentées disparaissent, ou sont moins régulièrement distribuées. Il s'y mêle, souvent, en outre, des teintes brunes ou violacées :

Voici tout d’abord la jolie euphrosyne (L.), appelée « le Grand Collier argenté», à cause des sept taches métalliques blanches qui se succèdent à égale distance les unes des autres, le long de la marge de son aile inférieure, imitant les perles d'une parure. Elle a 4,4 à 4,8 centimètres d'envergure et se trouve communément au printemps, mais aussi en juillet-août, dans les prairies un peu humides.

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