‹ Les papillotes, comédie en un acte, en versChapitre 17 sur 17 · SCENE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

SCENE QUATRIÈME

NOËL, se levaat et arpentant la scène.

Bravo ! parfait ! Quel feu I Quel accent juste et tendre I

Avec rage.

Ah! scélérat fieffé...

Doucement.

C'est plaisir de l'entendre i

S'essuyant les yeux à la dérobée.

Quelle âme!... j'ai pleuré...

HUBERT, timidement.

Vous êtes satisfait?

NOËL, avec enthousiasme.

Si je le suis!...

Changeant de ton.

Oui, j'ai lieu de Tètre en effet!

Avec colère.

Substituer ses vers aux miens, quelle impudence ! Pendard !

Avec admiration.

Mais comme il rend le nombre et la cadence, Ce brave enfant !

Avec rage.

Faussaire!.., Oses-tu sous mon nom...

Je suis ravi!... J'enrage ! Et je ne sais pas, non, S'il faut que je l'étrangle... ou bien que je l'embrasse...

MADELEINE, très insinuante, à Noël.

Embrassez...

NOEL, après une hésitation légère, ouvrant ses bras à Hubert qui s'y

jette.

Eh bien, oui!... Viens, mon sang! viens, ma race! Fils de mon fils en qui, saluant l'avenir, L'aïeul fini se sent revivre et rajeunir I

HUBERT, se dégageant.

Veuillez donc, puisque c'est mon bonheur que j'implore, M*accorder...

NOËL

Mon pardon ? Tu l'as 1

HUBERT, montre sa cousine en souriant.

Non, plus encore :

La main de Madeleine I

Noël prenant la main de Madeleine qu'il met dans celle d'Hubert. NOËL.

Allons, soit, la voici.

Drôle !

nUBERT, lui prenant une main vivement et la baisant avec joie.

Merci, grand-père !

MADELEINE, prenant l'autre main de Noël, même jeu.

Oh ! cher oncle, merci !...

HUBERT, de même à son aïeul.

Vous êtes, en dépit de vos colères promptes. Le meilleur...

MADELEINE, très câline.

Et le plus glorieux...

NOËL) d'un air bourru.

Des Gérontes !

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