SCÈNE V
CARDONI, ANDRÉ*.
ANDRÉ, portant une valise. ' .
// Sijfnor CflfrfoHi, s’il vous .plaît?
CARDONI, à part.
Un français!.. (Haut.) C’est moi. Que puis-je pour votre service?
ANDRÉ
Ah ! ah ! Enchantissimo di (are la vostra connaissanza, Signor. (A part.) Cré coquin comme je manie la langue italienne! (Haut.) (y est pour avoir rhonueur de vous dire, mm herr.. allons bon! de l’allemand à présent! ce que c’cst que d’avoir trop voyagé!
J’attends, mon ami, que vous m’expliquiez le but de votre visite.
ANDRÉ
C’est juste. Donc, je suis envoyé par le général Balland, un lapin à poils, je l'en flatte, le commandant de la citadelle de Vérone, à l’elfct de vous remettre ce petit poulet. (Il présente un billet.) . .
CARDONI, lisant.
Un billet de logement.
ANDRÉ
Eh bien ! Signorissimo, que dites- vous de la missive?
* And., Gard.
iO
LES PAQUES VEftONAlSES.
CAUDOM.
Quoique cette maison soit une des plus pauvres qu’il y ait aux environs de Vérone, le colonel Horace y trouvera une hospitalité cordiale.
ANDRÉ, lrès~éfomé.
Ah bah! vous n’êtes donc pas un lialien Autrichien comme les autres, vous?
CARDONI.
Je suis... j’aime les Français.
-Vrai? eh bien, ça me fait plaisir!., car j’aime les Italiens, moi; et les Italiennes donc!., cristü...
CARDONI , monlranl la valise.
C’est sans doute la valise de votre colonel?...
V ANDRÉ
Si Signor.
CARDONI.
Déposez- la ici. >
ANDRÉ, mettant ta valise sur une chaise.
Là!.. Ah! ça, mais, ^ est-ce que mon colonel aurait perdu sa route? ah! le voici! par ici, mon colonel!
. . SCÉISE VI.
' • Les mêmes, HOUACE’ .
ANDRÉ
Mon colonel, je vous présente il signor Cardoni, le maître de la maison.
HORACE
Monsieur, je suis désolé de venir ajouter, par mon séjour forcé, aux charges déjà si lourdes des contributions de guerre ; croyez bien que je ferai tout ce qui sera en mon pouvoir pour vous rendre ce fardeau aussi léger que possible.
CARDONI.
C'est une obligation commune à tous les habitants de Vérone et je ne fais que remplir mon devoir en m'y soumettant.
* And., Hor., CarU., -
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