‹ Les paques veronaises drame en 4 actesChapitre 23 sur 47 · SCÈNE ni · texte numérisé non relu

SCÈNE ni

SÏEFANO , , HORACE , p.it ANDRÉ. -

, StBFANO. ' '

A nous deux maintenant. Monsieur le colonel.'.. J’ai pu, pour épargner une douleur à mon père, accepter vos Humiliantes conditions; mais je ne ferai pas, pour sauver ma vie, le sacrifice de mon amour. Ah ! fai depuis quinze jours tremblé et courbé le front devant vous... j’ai renoncé en frémissant à tous mes projets de vengeance !.. j'ai baisé humblement la main qui me souffletait au visage, et, non content de cet outrageant triomphe, vous venez maintenant m’enlever mon seul bien,^ mon seul trésor en ce monde, l’amour de Giulia... ah ! malheur à vous, ce n’est pas assez de tout votre sang pour payer cet outrage !

Un duel avec vous! un duel avec Scorza !

STEFARO.

Prenez garde. Monsieur!*, l’orgueil ne suffit pas toujours pour couvrir une lâcheté.

HORACE

Misérable! vos armes!.. ,

STEFANO

L’épée !

HORACE. '

L’heure, le lieu !

STEFANO

Le bois de Rovero, dans vin^t minutes.

UORACE.

' J’y serai. • - . .

C’est bien. ■*

{A la fin Je cette scène André a paru à U porte du ‘fond ;

il écoute et sort vivement par la porte de qauclte, en ■ disant à part) :

ANDRÉ

Un duel !.. j’en suis!.... * ''

(Au même instant Cardoni a paru à la porte de droite ; il entend les derniers mots , mais ne reconnaissant pas Stefano, qui lui tourne le dos y il s'avance vivement vers Horace.)

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