‹ Les paques veronaises drame en 4 actesChapitre 22 sur 47 · SCÈNE JL · texte numérisé non relu

SCÈNE JL

Les mêmes, STEFANO*.

STEFANO, entrant par le fond.

Ah! ah!... je vois avec plaisir, ma cousine, que des soins que vous rend M. le colonel Horace sont accueillis avec indulgence et que vous savez admirablement remplir tous les devoirs de l’hospitalité.

GiULlA. - / .

Stefano!...

HORACE

Monsieur!

* Itoi- Stef., fiiuJ.

24 I.ES PAQUES AÉRONAISES.

STEFANO, à Horace.

Pardon, Monsieur, c’est à ma cousine seule que j’a* dresse la parole ; quand e'ie m’aura répondu , j’aurai peut-être aussi une explication à vous demander , mais jusque là, je vous prie de vouloir bien attendre.

nORACE.

Soit, Monsieur ; mais n’oubliez pas que cette explication que vous voulez me demander, dites-vous, je la désire, je l’exige.

STEFANO. ^

Vous serez satisfait. Monsieur. *

HORACEé

■ Je l’espère.

• ' ■ (// sort et on U voit pa*j^r de temps en

temps par la porte du fond.)

GIULIA, à Stefaiio, qui lui a (ait descendre la scène*.

Que voulez-vous donc savoir, Stefano?

STEFANO

Je veux savoir avant tout jusqu’à quel point celle que mon père appelle sa fille, celle que j’appelle , moi , ma fiancée, a pu oublier ses devoirs et ses serments.

■ ’ GIULIA

Ah! c’en est trop , et puisque c’est un interrogatoire que vous prétendez me faire subir, je vous dirai sans détour que c’est à vous seul qu’il faut vous en prendre si vous avez remarqué quelque changement dans ma manière d’être vis-à-vis de vous... oui, je l’avoué, il fut un temps où je voyais avec plaisir les projets formés par mon oncle... j’aurais été heureuse de reconnaître ainsi une partie de ses bienfaits, mais vous ayez pris soin vous-même de détruire ce rêve... votre indifférence m’a prouvé que vous teniez peu à la réalisation de^ ces projets, et mon cœur, blessé dans ses affections , s’est replié sur lui-même en • se fermant pour jamais au sentiment que vous y aviez fait naître.

' STEFANO

A merveille, Giulia... je ne puis vous contraindre à m’aimer, mais si mes soupçons sont fondés, il est un homme à qui je demanderai compte de mon bonheur perdu... et celui-là !... . ‘

* Stef., Giul, ^ .

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