ACTE ;i, SCÈNE V
ne sont pas toujours trompeurs. Bientôt, en ^ effet, unbruit étrange parvint jusqu’à nous... c’était ünV" rumeur vague et confuse comnie ie murmure delà mer dans le lointain... nous écoutions avec surprise... ce bruit'grossit, grossit et éclata enlin comnic un épouvantable orage... c’était le peuple qui demandaiEnos tétés. * ’ •
nORACt. '
O mon Dieu! •
GARPOKI. .
Le croirez-vous, mon ami, cet homrne que j’avais Veiçu chez moi comme un fi ère avait été assez lâche' et assez infâme pour égarer par de perfides conseils unp multitude crédule... Il me peignit à elle comme un émissaire de l’étranger, moi, dont le sang coulait encore de la blessure reçue sur le dernier champ de bataille!... Mais il lui fal-' lait un prétexte pour perdre avec ntoi, celle qui n’avait pas voulu trahir ses devoirs d’épouse et de mère.
HORACE, « part. •'
Oh malheur!
CARBONI. ' ' ’
Effrayés, comme vous le pensez,- par ces cris de mort, ■ surpris pendant la nuit, sans défense, sans armes, nous nous décidâmes à fuir...' mais notre ennemi s’acharna à notre poursuite.... il fallut passer à^travers une gtéle de balle.s, et ma femme.'., cette, femme sainte dont’la'vié m’était plus précieuse que la mienne, tomba... "là... près de moi... sous mes yeux... noyée dans son sang... (// rt~ tombe attis sur une çliaite, a droite.) ' ]
BURACE. • ’ . -
Horrible ! horrible ! Mais le nom de eet homme ?
CARDÔNi. ' , .
Il se nommait Jacques Lambert. ' ^
, HORACE, à part.
Phis de doute !... {Haut,). Mais alors, vous êtes lô marquis de Charny ? ' . '
CARDONI.'^
En effet. Je me nomme aiiisi... Mais comment savezvous?.'..
' HORACE. '
O merci, mon Dieu ! je vous trouve enlin. . ^
CABDOHI, $e levant.
Que signifie?...
nORACK.
Rien, rien, Monsieur, je ne puis rien vous dire encore., mais je puis du moins rassurer votre cœur de père en vous jurant que je ne me battrai pas avec votre fils. CARDONl, surpris.
Est-il possible?
HORACE
Sur mon honneur de soldat, je vous jure que ce duel n’aura pas lieu.
CARDONI.
i Quelle que soit la cause de cette résolution. Monsieur, je vous remercie du fond de l’âme. (Regardant au fond.) J’aperçois Stefano... il vient vous chercher peut-être...
Laissez-nous ensemble, et comptez sur ma parole.
CARDONI.
J’y compte. (U sort par la droite.)