ACTE m, SCÈNE I
rAutrichien détalent me tourne le... les... talons; je ne perds pas de temps, je lui plante un coup de pointe en plein... en pleine... cntio, dans un endroit qui ne lui permettra pas de s’asseoir de loftgteinps. '
’ < - . FIL- d’amour.
Où donc ? . I •
ANDRÉ
Au front... imbécille!... A scs cris, car il criait comme si on l’écorchait, une vingtaine de choucroutes sortent d’un petit bois et m’envoient une décharge' à faire trembler le diable dans sa guérite.... je secoue les oreilles.... rien... Je me réplic;' lé poste prend les armes et alors... tremblement général... c’était superbe, quoi!
Au bout de cinq minutes pas plus d’AutFichiens que sur la main, tout était fini. "
' LES SOLDATS
Bravo ! bravo ! ^
ANDRÉ. '
Ah ! ça, dites donc,’'voilà une heure que vous me faites dialoguer sans boire , et ça étouffe. '
LES SOLDATS. , -
A boire ! à boire!
ANDRÉ
C’est cela, mes amis! fraternisons puisque c’est fête au* jourd’hui. C’est étonnant ; plus je bois plus j’ai soiÈ Comment! les bouteilles sont d«-jà vides! Holà! maître Pompettino, à boire! Est- ce qu’il n’y a personne dans ta cantine? . .. ' •
POMPETTiNO, sortant du cabaret.
Voilà, voilà signor Francese. - \ .
ANDRÉ. , . , . ’ '
C’est bien heureux, je croyais que tu étais allé tirer ton vin à la rivière. .. .
POMPETTINO.
On y va! ■ . .
FIL-D>M0ÜR. ,
Où donc, à la rivière? - . •
POMPETTINO. • , ,
Eh non ! à la cave.
ANDRÉ, frappant sur le ventre de Fil~d’ Amour, -
Farceur de Normand, va!
56 les PAQtES VÉftONAISES.
fil-d’amodr.
C'est un calembourg.
ARDRé.
Ah ! fallait donc l’écrire dessous.
ANGELO, bas à Pompetlino.
Quand ils n’auront plus d’argent verse toujours, c’est moi qui paierai.
POMPETTINO, de même.
C’est bien. (Angelo se mêle au groupe de gauche.) fil-d’amoür,
Sapristi, André, vous qui avez voyagé dans les quatre parties du monde et même plus loin, à ce qu’on dit, vous devriez bien m’apprendre pourquoi il fait si chaud ici, quand les pommiers ne sont point encore en fleurs chez nous?
ANDRÉ
C’est une question politique que vous m’àdressez-là ! fil-d’amoür, ébahi.
S’il vous plaît?
AHDRÉ. ' .
Pourtant je veux bien y répondre... il fait chaud ici, parce que nous y sommes.
fil-d’amodR'«
S'il vous plaît?
' ANDRÉ
Qu’est-ce qu’on dit quand les Français sont quelque part?' • "
fil-d'amoür.
On dit, on dit... --
ANDRÉ. ^ . ... .-■r.).
. On dit... qu’il y fait chaud, c ' > , ' ,