donc <i se parler dans le tuyau de
1 oreille? Ça m’intrigue. .
STEFANO, (f Galorelti,
Je viens d apprendre qu’un corps nombreux de montagnarch s avance sur Vérone. Allons lés reconnaître, puis nous leur assignerons leurs postes. Vous, Angelo, restez ici, et tachez de calmer l’effervescence du peuple juseju’à
^ angelo. '
Comptez sur moi, Stefano. (Stefetno et Galorelti sortent.)
SCEIVÉ III.
Les Mêmes, moins STEFAI^O et GALORETïI.
, ' ANDRÉ, aux Françaii.. \
ne se 'dérideront pas, apins-là. Ce n est pas drôle tous îes jours un Italien.
* Fil-d’am., .\iul;, Stof., Gai,,’ Ang.,
ÂCT&jlI, SCKNE 111. 41
Je ne peux pas rire lout seul, moi, d’abord; il me faut de l’écho. Si nous leur proposions de trinquer avec nous?
LUS SOLDATS. . ,
C’est ça! c’est ça! ‘ , . . •
fil-d’amour. •
C’est ça! grisons les honnnes; Us oublieront leurs femmes. - ' ■
, . . ANDÈÉ.
Fil-d’ Amour, vous ‘ôtes un profond politique .. Vous ferez votre chemin ; mais prenez garde aux maris ; il y a un proverbe qui dit : brutal comme un mari^ et un iQari - italien, ça tape dur ! .
fil-d'auour, résolument. ~
Je m’en fiche ! grisons-les tout de rhôme. .
ANDRÉ
J’aime ce courage., Filrd’ Amour, vous avez mon estime! ■ ' ■
. fil-d’amolr. '
Jnvitons-les! ^ .
ANDRÉ. ■ -
Çn instant !... Il faut y mettre des formes. Je m’en vas leur confectionner une proclamation flambante. Approchez, Fil-d’ Amour, vous me servirez de monture.
fil-d’ AMOUR.. , ■
Pour qui donc est ce que vous me prenez?
' , - ANDRÉ*
Je vous prends pour moi... et à la course. (Il monte sur . te dos de Fii-d’Àmour.) Italiens et Italiennes des deüx sexes, ainsi que l’a dit notre général ' en chef, un lapin qui a le fil, je l’en flatte, nous sommes d^endus comme un torrent du haut de l’Apennin ; nous avons pris aux Kaiserliks une masse de canons de tout calibre, mais, à cette seule fin de les vider en votre aimable compagnie. Nous vous proposons donc et de! bon cœur le petit verre de l’amitié ; nous ferwirvous celle de l’accepter? (S« retournant > vers tes Français ) Hein? ,
LES SOLDATS
Très-bien! très-bien!. ’ - ’
ANDRÉ, descendant, ...
Allons donc, citoyens lombards,, sans cérémoniel... faites comme chez vous. ' ’
• Fil-d’am., And., Ang,
li LES PAQUES VÉRONAISES. •
FIL-I)’aMOCR.
Approchez, ne craignez rien ; nous vous aimons tant que nous voudrions tout partager avec vous. {Il embrasse une Ilalienne.) *
. ANDRÉ, lui donnant un coup de pied.
En douceur, Fil-d’ Amour, en douceur !
> fii-d’amocr. '
Fichire ! allez-y, vous, en douceur {Les'soldats distribuent des verres aut Itatiens.)
ANGELO, aux Ilalicns qui hésitent.
Acceptez ! andré.
A la bonne heure, mille bombes! {Appelant une Italienne.) Ici, signoretla ! la gloire et les belles, c’est la devise des Français. Holà! Pompettino, vide ta cave, c’est la France qui régale! ' ■ ^
POMPETTINO, donnant des bouteilles. ' ..
Voilà, voilà, signor francese!' . .
ANDRÉ. - '
Et, maintenant, à l’union des peuples! à la France et à l’Italie 1 FIL d’amôür, (/ri*.
Oui, à l’union des peuples! à î’union des .coeurs! à l’union des sexes! à toutes les unions !... ' ^ '
ANDRÉ. . ’ ' '
Fil-d’ Amour, mettez de l’eau dans votre vin.
til-d’amocr.
De l’eau dans mon vin, jamais!... Du vin dans mon mon verre, toujours ! et buvons ! > -
•J CIiœVR. • . . . .