‹ Les Parakératoses Psoriasiformes de BrocqChapitre 13 sur 41 · RÉGIONS GLABRES · texte numérisé non relu

RÉGIONS GLABRES

Nous distinguons nettement ceslésions, lorsqu’ellessiègent au niveau du pli de l’aine et à la face interne des cuisses, lorsqu'elles siègent aux aisselles et dans les plis sous mammaires, des faits décrits par Hebra sous le nom d'’eczéma marginatum. M. Sabouraud a montré que cette affeetion est une entité morbide vraie due à un parasite spécial, l’épi. dermophyton inguinale. Or, les cultures des squames parakératosiques ne nous ont jamais montré la présence de ce parasite.

Aux paumes des mains et aux plantes des pieds, on observe parfois des éruptions rouges, squameuses, disposées en plaques assez nettement limitées, plus ou moins prurigineuses et que l’on doit, dit M. Brocq, rattacher aux parakératoses psoriasiformes, parce qu'elles coïncident souvent avec d’autres manifestations typiques de cette forme morbide en d’autres points du corps. Les kératodermies plantaires et palmaires symptomatiques des parakératoses psoriasiformes existent donc : elles sont d'ordinaire symétriques.

Il en est de même pour les ongles. « Nous estimons qu'il est impossible de décrire une lésion unguéale suffisamment définie pour être considérée comme pathognomonique des parakératoses psoriasiformes, mais on observe parfois des dyskératoses sous-unguéales chez des sujets atteints de ces affections, et nous pensons qu'elles peuvent envahir la ma-

trice unguéale ».

Ce qui caractérise ces parakératoses psoriasiformes sèches à plaque unique ou àéléments rares, c’est la facilité avec laquelle elles se lichénifient. La lichénification, pourrions- nous dire est presque de règle.

: Nous avonsdit, en étudiant les formes à éléments multiples, que la lichénification en était une complication fréquente.

Dans une éruption généralisée, une ou deux plaques se lichénifient ; il s’agit en somme d’une complication de peu

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