‹ Les Parakératoses Psoriasiformes de BrocqChapitre 19 sur 41 · PREMIÉR GROUPE DE FAITS · texte numérisé non relu

PREMIÉR GROUPE DE FAITS

Parakératoses psoriasiformes à type de Pityriasisrosé de Gibert.

Tout en reconnaissant qu'entre ces deux affections, il existe toute une série de faits de passage, nous pouvons schématiser, de la facon suivante, Les types cliniques :.

Le premier type clinique est très voisin des formes maculeuses du pityriasis rosé de Gibert. Il est caractérisé ainsi qu'il suit : Début par une plaque primitive absolument analogue à celle du pityriasis rosé. Au bout de quelques jours, éruption secondaire ayant à peu près les mêmes localisations que celles du pityriasis rosé, mais ayant plus de tendance à envahir la face etle cuir chevelu, constituée par des éléments assez uniformes de grandeur et d'aspect, arrondis ou un peu ovalaires, de 5 à 15 millimètres de grand axe, presque toujours discrets, pouvant devenir confluents et, dans les cas de grande intensité, ayant une tendance plus grande à se vésiculiser, mais évoluant spontanément vers la guérison.

Le deuxième type clinique est caractérisé ainsi qu'il suit : il affecte souvent ‘des malades atteints depuis longtemps de

PARAKÉRATOSES PSORIASIFORMES À TYPE DE PITYRIASIS ROSÉ 79

parakératoses psoriasiformes torpides en un point quelconque du corps; plus rarement il débute d'emblée par l'éruption généralisée chez des sujets jusque-là indemnes de dermatoses ; il diffère du premier groupe en ce qu'il ne présente pas une plaque primitive typique, mais l’éruption disséminée généralisée à les mêmes caractères objectifs et évolutifs que celle du premier groupe.

. A la période d'état, l'affection est constituée par des éléments en cocarde de grandeur variable, mais qui ont habituellement des dimensions analogues à celles d’une pièce de vingt centimes, de cinquante centimes. Les éléments sont isolés les uns des autres, etil est rare de les voir se rejoindre par confluence, formant alors des dessins gyratés.

Ils s’étalent et grandissent par leurs bords, tandis que le centre tend à pâlir et à s’effacer. Celui-ci est recouvert d’une desquamation furfuracée ou très légèrement lamelleuse, mais on ne trouve pas avec la même netteté cet aspect plissé et comme vergeturoïide caractéristique du pityriasis rosé de Gibert : nous ne saurions trop insister sur l'importance clinique de cette petite particularité qui, dans bien des cas, permettra de distinguer les deux affections.

Nous signalerons également ce fait qu'à la périphérie de l'élément, il n’existe pas toujours un liseré de couleur roselilas un peu surélevé, quiest quelquefois très net dansunélément de pityriasis rosé.

Le plus souvent, le nombre des éléments est considérable; ils criblent littéralement la surface des téguments, surtout au niveau des parties latérales dutronc et vers les grands plis cutanés. Ils envahissent même le visage tandis que c’est une rareté de voir des éléments à la face dans le pityriasis rosé ; ils peuvent même siéger sur la paume des mains, où ils forment des taches squameuses d’un rose pâle qui donnent constamment lieu à des erreurs de diagnosficet font prendre l’éruption pourune syphilide secondaire. (Brocq.)

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