FORMES SÈCHES
trouve’ quelques lésions cellulaires du type de l’altération cavitaire de Leloir, comme on en trouve du reste d’une façon générale au niveau de toute lésion histologique de parakératose.
La basale ne présente aucune altération ; nous avons déjà dit de quelle façon irrégulière elle dessine les papilles.”
À travers tout cet épiderme, on observe de place en place quelques rares noyaux de léucocytes en exocytose qui, nous l'avons déjà signalé, ne se retrouvent pas dans la couche cornée en voie d’exfoliation.
Derme. — Les lésions dermiques sont fort peu importantes. Elles consistent essentiellement en quelques légers foyers d'infiltration, siégeant surtout dans le corps papillaire, infiltration constituée par des cellules conjonctives, FRANS unes hypertrophiées, et par des Hope nous n° avons pas trouvé de plasmazellen. |
A noter encore quelques dilatations vasculaires, quelques . capillaires flexueux montant dans les papilles. Ce ne sont là, on le voit, que des lésions inflammatoires banales.
En résumé, ce premier type est essentiellement constitué par une acanthose légère du corps muqueux, sain dans ses parties profonde et moyenne, légèrement altéré dans ses couches les plus superficielles, où l’on observe cette altération cavitaire de Leloiïr que l'on retrouve toujours chaque fois qu'il y a parakéraiose ; une absence presque totale de la granuleuse, une couche cornée hyperkératosique et très parakératosique.
En somme, parakératose sèche absolument typique, sans exosérose, et presque sans exocytose.
L'absence totale d'œdème, de spongiose, de tendance àla vésiculation, la sécheresse absolue deslésions ne permettent pas un instant l'assimilation, même la plus lointaine, avec l’eczéma.
92 PARAKÉRATOSES PSORIASIFORMES
Cette parakératose sèche serait plutôt voisine du psoriasis, mais si l’on prend comme critérium de cette affection le micro-abcès amicrobien, peut-on lui incorporer une lésion dans laquelle ce micro-abcès fait défaut ? Nous ne nous dissimulons pas que deux objections peuvent se présenter: d’une part dans les cas que nous avons examinés et qui ont toujours été coupés en série, nous avons en vain cherché le micro-abcès, mais ces cas sont-ils assez nombreux pour nous permettre une généralisation : nous n'osons pas encore nous prononcer. Cependant, les faits que nous apportons permettent d'affirmer dès maintenant que, dans certains cas au moins, des lésions de parakératose sèche peuvent exister sans micro-abcès.
La deuxième objection, d'ordre peut êtrè plus général, a trait à la valeur de ce micro-abcès lui-même. Il est certain qu'entre la très légère exocytose que nous avons constatée dans nos cas, mais ne se retrouvant pour ainsi dire pas dans la couche cornée et le micro-abeès lui-même, il n’y a peut être qu’une question de plus ou de moins. La même lésion ne pourrait-elle plus tard aboutir à la formation du micro-abcès ? Nous ne pouvons le dire d’une facon absolue. :
On conçoit que cette étude soulève toute une série de points qui ne pourront être tranchés que par des recherches beaucoup plus prolongées et faites sur une bien plus vaste échelle.
Notons encore que ce premier type que nous venons de décrire, et dans lequel la lésion présente une sécheresse ‘absolue, nous a paru relativement rare, et que beaucoup plus fréquemment on trouve une tendance à la spongiose et à l'œ-
dème, qui constitue le deuxième type que nous allons étudier maintenant.