FORMES AYANT TENDANCE À L'EXOSÉROSE
une hyperkératose générale, mais modérée, et par des lésions épidermiques variables : spongiose intense en certains points, ‘ avec formations vésiculeuses avortées, au-dessus desquelles la couche cornée est franchement en parakératose, quelquefois sèche, quelquefois avec petits blocs séreux; sur d’autres. points, corps muqueux à peu près normal et En cornée simplement hyperkératosique sans parakératose. Les iésions ne sont donc pas homogènes, elles sont irrégulièrement distribuées.
Cette forme s'écarte histologiquement d’une facon sensi- ‘ble du psoriasis. Elle pourrait représenter le stade terminal d'un eczéma; mais cependant, dans une lésion d’eczéma en voie de dessiccation et qui a contenu de vraies vésicules, il est. bien rare que l’on ne retrouve pas trace de celles-ci, sous forme de croûtelles lenticulaires, formées par de la sérosité .'desséchée et englobant des leucocytes. On pourra nous objecter aussi que ce tableau pourrait être celui d’un eczéma commençant; cependant, dans l’eczéma au début, il ne semble pas que l’on puisse trouver des lésions aussi irrégulièrement distribuées, avec déjà ces îlots de parakératose associés à de la spongiose à peine ébauchée. En tout cas, là où notre type histologique retrouve une individualité, c’est dans sa constance ; quel que soit l’âge de la lésion biopsiée, on ne trouvera pas de formation vésiculeuse plus intense, du moins dans la forme que nous étudions ici : Processus légèrement œædémateux et spongoïde proche parent de l’eczéma, mais processus restant toujours à ce stade d’eczéma avorté et n’aboutissant jamais à la vésicule. |
Ce type histologique, avec ce début de spongiose, nous a paru être relativement le plus fréquent.
TROISIÈME TYPE. Parakératoses eczématisées. 2
Nous trouvons ici, pleinement développé, le processus
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eczématique que nous avons vu ébauché tout à l’heure. L’œdème du corps muqueux et la spongiose deviennent intenses comme dans l’eczéma vrai; nous trouvons également des vésicules typiques du même type que celles de l’eczéma clas- sique, comme aussi des croûtelles lenticulaires séreuses et leucocytaires, représentant des vésicules desséchées en voie d’extériorisation et d’exfoliation. ;
Les lésions eczémateuses sont donc à leur apogée. Existet-il un signe clinique qui permette la différenciation entre les lésions de l’eczéma amorphe et celles de l’eczéma sur parakératose ? S'il n’y a pas de critérium certain, du moins y a-t-il quelques différences ? L’hyperacanthose nous a semblé, dans ce type, beaucoup plus intense que celle de l’eczéma vulgaire. Nous n’en avons trouvé de semblable que dans des plaques nummularisées et lichénifiées d'eczéma papulovésiculeux.
D'autre part, l'exocytose nous a semblé également beaucoup plus considérable que dans l'eczéma ordinaire ; elle est remarquablement abondante et les leucocytes migrateurs se collectent dans la sérosité des vésicules en grande quantité, ou se déversent à la surface de l’épiderme où ils forment non pas des amas collectés, mais une sorte de litière | étalée, mélangée à la sérosité coagulée et aux débris épidermiques. |
Nous comprenons cependant que ces différences ne représentent pas une ligne de démarcation bien nette avec l’eczéma, et que, suivant ses tendances et ses conceptions doctrinales antérieures, un histologiste placé en face. de préparations semblables et ignorant l’origine de la biopsie, pourrait porter le diagnostic d’eczéma, peut être légèrement infecté en surface et avec acanthose un peu plus intense que normalement.